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vendredi 25 mai 2018
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« Bamako sans sida »: une vaste campagne lancée par le maire Adama Sangaré

C’est parti, depuis le vendredi dernier, pour la campagne de dépistage du VIH intitulée « Bamako ville sans Sida ». Elle est parrainée par le maire du District de Bamako qui s’est engagé en 2014 à Paris à éradiquer l’épidémie Sida dans la capitale malienne.

Éliminer le VIH à Bamako est la finalité visée par la campagne, dont la cérémonie de lancement a été présidée par le maire Adama SANGARE, au siège de ARCARD Sida, de Bamako vendredi. C’était en présence de la Directrice Pays de l’ONUSIDA, Ndimira Nsabimana FELICITE ; de la directrice exécutive de l’ARCAD Sida, Mme DEMBELE Bintou KEITA. Y ont assisté plusieurs acteurs de la santé, de la lutte contre le sida et des porteurs du virus du VIH/sida.
Une caravane va sillonner la ville, du 7 au 12 mai, et particulièrement les communes I, III et V du District de Bamako pour des opérations de dépistage. Ce projet s’inscrit dans le cadre la mise en œuvre de l’initiative « Ville sans sida » de l’ONUSIDA en 2014 dont le lancement a eu lieu à Paris.
Selon la Directrice Pays ONUSIDA, depuis le lancement de ce projet, plus de 250 villes et municipalités ont signé la déclaration d’engagement de Paris, à l’instar de la ville de Bamako représentée par le maire Adama SANGARE. Visant à accélérer la réponse nationale au VIH au Mali, la mise en œuvre de ce projet à Bamako prévoit de dépister au moins 3 000 personnes, a-t-elle affirmé.
En plus du soutien de l’ONUSIDA, à travers le financement luxembourgeois, le projet bénéficie de l’appui financier du maire Adama SANGARE, a précisé Ndimira Nsabimana FELICITE, tout en saluant l’engagement de l’élu communal de Bamako. Pour la responsable de la mission onusienne de lutte contre le VIH, l’engagement du maire du District de Bamako est un exemple à suivre pour les autres élus communaux du Mali.
Dans son speech, elle a aussi reconnu les efforts qui sont fournis contre le VIH, depuis des années par les autorités nationales des différents États. L’un de ces efforts est la récente décision prise par les pays de mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, a-t-elle relevé. Si le monde, de façon générale tend vers l’élimination du VIH, toutefois, a alerté la responsable de l’ONUSIDA, plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du centre n’ont toujours pas accès à une thérapie antirétrovirale.
De son côté, très optimiste, Adame SANGARE croit qu’à l’horizon 2030, il est possible d’éradiquer l’épidémie de sida dans le monde, à condition que chacun joue son rôle. Parce qu’il est également persuadé que le VIH est né dans la communauté et c’est au sein de ces communautés que les solutions les plus adaptées doivent être trouvées pour une riposte efficace.
« La réussite de l’élimination du VIH dépend aussi des villes qui doivent accompagner et intensifier le rythme de la fourniture des services de prévention, l’accompagnement psychologique des personnes touchées et la lutte contre la stigmatisation, la discrimination, voire la prise en charge du VIH », a expliqué le maire Adama SANGARE. À travers cette campagne, le District de Bamako, selon son maire, veut renforcer l’accès au dépistage du VIH de la population de Bamako, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes.
Pour sa part, la directrice exécutive de l’ARCAD Sida a remercié Adama SANGARE pour son engagement contre le VIH dans la ville de Bamako. Selon elle, ce combat doit être celui de toutes les autorités communales afin de réussir à atteindre l’objectif de zéro cas de VIH dans le pays. Depuis des années, elle a reconnu que le taux de prévalence au VIH a baissé, mais son élimination doit nécessiter des efforts de dépistage de la population.
« La dernière EDSM de 2012-2013 montre une proportion de 81 % des femmes séropositifs et 90 % des hommes séropositifs qui n’ont jamais effectué de test du VIH ou en ont effectué, mais n’en connaissent pas le résultat. L’écart entre les résultats actuels et la cible 90 % de l’ONUSIDA souligne la nécessité de renforcer le dépistage d’une part et d’autre part d’aller à un ciblage stratégique des services pour toutes les populations », a-t-elle soutenu.

Par Sikou BAH




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