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samedi 4 avril 2020
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08 mars: la contextualisation du thème

À situation particulière, un comportement particulier. Cette année, il n’y aura pas de tambour ni de trompette, encore moins les voix suaves des cantatrices pour célébrer la Journée internationale de la Femme. Cela, suite à la crise sécuritaire qui secoue notre pays avec son cortège de pertes en vies humaines et de déplacés.

L’annonce a été faite par la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré, lors de la journée d’échanges qu’elle a eue avec les militaires pour situer l’événement, dans son contexte.

Engagé pour ce 8 mars qui porte sur le thème « soutien aux FAMa », le personnel militaire sous la houlette du colonel Samaké Mariétou DEMBELE, directrice du service social des armées et marraine des femmes de camp ; DIAWARA Djébou, se sont réjoui du choix de cette thématique qui montre à suffisance l’engagement des femmes et des enfants, à travers le ministère de tutelle, à soutenir les forces armées de sécurité pour que le Mali puisse retrouver sa souveraineté d’antan.

Cette année, la commémoration de la Journée internationale de la femme intervient dans un contexte marqué par une situation sécuritaire préoccupante, l’extrémisme violent dans la région sahélo-saharienne avec un impact sur le développement économique et social. Selon la ministre de la Promotion de la femme, Dr Diakité Aïssata Kassa TRAORE, la faible présence des institutions de gouvernance, politique et administrative, constitue des ouvertures, à un nouveau type de conflit, cultivant la violence au sein des différentes communautés. Ces conflits affectent de manière profonde, les diverses composantes de la société. Les femmes, les jeunes et les enfants y payent un lourd tribut. Occasion pour la ministre de saluer le courage et la bravoure des Forces armées Maliennes (FAMa) qui accomplissent avec dignité, leur mission régalienne de défense du territoire national, et de sécurisation des personnes et de leurs biens.

« Dans cette guerre asymétrique, notre armée nationale paye hélas, un lourd tribut allant jusqu’au sacrifice ultime », déplore Dr Diakité Aïssata. Les localités devenues tristement célèbres, comme Aguel’hoc, Ogossagou, Sobane Da, Boulkessy, Indelimane, Mondoro, Sokolo, etc. ont été le théâtre de massacres de plusieurs dizaines de civils et militaires, en occurrence des enfants. Dans un tel contexte, soutient-elle : « la décence recommande de marquer la solidarité nationale, envers notre armée. D’où, le choix du thème : « soutien aux FAMA » ».

Toute chose qui a permis à la directrice nationale de la promotion de la femme, Dembélé Orokia DEMBELE, de faire l’historique du 8 mars ; les fondements juridiques de l’égalité genre ; la loi 052 qui prévoit un quota de 30% pour les femmes dans les postes électives et nominatives.

La Directrice du service social des armées, colonel Samaké Mariétou Dembélé, pour sa part, a expliqué les missions des militaires, la vie dans les camps, la situation actuelle de notre pays : quelles contributions pour les femmes et les impressions des militaires sur le choix du thème. Un thème qui dira t- elle est un grand réconfort pour les corps militaires.

« Savoir que les femmes et les enfants sont avec nous, est le témoignage que tout le Mali nous soutient et on se donnera corps et âmes pour que puisse régner la paix de nouveau partout au Mali » promet- elle.

PAR CHRISTELLE KONE




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