16 jours d’activisme contre les VBG: c’est parti pour l’édition 2016

Le vendredi dernier, le Conseil national du patronat du Mali a abrité la cérémonie de lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. La cérémonie de lancement était présidée par M. Ayouba GOUMANE, conseiller technique au ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ; en présence des représentants du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), de la Minusma et de Onu-Femmes.

Proclamée en 1999 par les Nations Unies, la célébration de ces journées, du 25 novembre au 10 décembre, est une occasion pour le département de la femme et ses partenaires de sensibiliser les populations et d’interpeler les décideurs internationaux et nationaux pour plus d’engagements dans la lutte contre les VBG.
Pour cette édition 2016, le thème national retenu est : « Pour une paix durable au Mali, agissons pour éradiquer les violences aux femmes, aux filles dans les familles, au travail et à l’école ».
Dans son intervention, M. GOUMANE a soutenu que le choix de ce thème n’est pas fortuit. Selon lui, le gouvernement malien affiche une volonté politique, à travers ses démembrements dédiés à la promotion du genre. Il a ainsi, invité tous les acteurs à une synergie d’actions pour parvenir à éradiquer ces violences basées sur le genre, dans notre pays, dans un futur proche. Cette conférence de presse a été une occasion pour les représentants des partenaires techniques et financiers de tirer la sonnette d’alarme sur la recrudescence des violences basées sur le genre au Mali.
Ainsi, Mr Cheik Tidiane MBENGUE, de l’UNFPA a révélé qu’au Mali, 91 % des femmes subissent encore l’excision.
« Voilà un message que je voudrai lancer pour ces 16 jours d’activismes contre les violences basées sur le genre. Car nous constatons que le phénomène grandit. Il faut faire quelque chose pour stopper l’excision qui constitue l’une des causes des problèmes de santé de la petite fille et de la femme », a-t-il averti.
Pour éradiquer cette pratique ainsi que les autres formes de VBG, le département de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec ses partenaires sont à pied d’œuvre pour sensibiliser les communautés et mener des plaidoyers auprès des décideurs pour aller vers une loi contre les VBG au Mali.
Signalons qu’en 2015, le Mali a enregistré 1468 cas de violences basées sur le genre, dont 288 cas d’agressions physiques, 223 cas de viols et 192 cas de mariages forcés.
Selon Mme Bernadette SENE, Chef de l’Unité de Protection des Femmes de la MINUSMA, le thème mondial qui est : « De la Paix dans les Foyers à la Paix dans le Monde : Une éducation sûre pour Tous » est d’actualité pour le Mali qui est en train de sortir de la plus grave crise sécuritaire de son histoire. Elle a ainsi invité tout le monde entier à adhérer activement à la campagne « orangée » qui est la couleur de la campagne, dont elle a divulgué le programme. Selon elle, cette campagne est nécessaire pour lancer des messages qui invitent le public à lutter contre ces violences, à travers des affiches, des tables rondes de sensibilisations dans des centres scolaires et universitaires, ainsi que des activités sportives et culturelles, des émissions radio et télé.
Comme chaque année lesdites journées, qui viennent d’être lancées dans les régions du Mali, seront présidées par les directions régionales de la promotion de la femme et l’enfant.

Par Christelle Koné

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