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vendredi 25 mai 2018
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1er festival international d’ici et d’ailleurs (FESTIA): le pari de la mobilisation gagné

Bamako a vibré, du vendredi 4 au dimanche 6 mai 2018, au rythme de la 1re édition du festival artistique et culturel autour de la mode, dénommé le Festival international d’ici et d’ailleurs (FESTIA) ou Caravane de la mode, avec pour thème central : « La mode, itinéraire de la découverte de soi, culture de la paix et de la cohésion sociale ».

La cérémonie de lancement, placée sous le haut patronage de la Première Dame, a eu lieu, le vendredi dernier, au Mémorial Modibo KEITA ; en présence du ministre de l’Artisanat et du tourisme ; de la promotrice du festival, Mme Faty MAIGA, styliste et promotrice de la mode ; de la Princesse Esther KAMATARI et Ciss St Moïse ; ainsi que plusieurs Icônes de la mode et de la musique d’ici et d’ailleurs.
Pour la promotrice, lorsqu’on parle aujourd’hui du Mali ou du Sahel, l’imaginaire collectif ne pense qu’à l’insécurité, au terrorisme… Certains vont jusqu’à insinuer que nous transportons ces maux ailleurs. Mais, ils oublient que la sécurité à 100 % n’existe nulle part.
Face à cette stigmatisation dont notre pays fait l’objet, soutient Mme Faty MAIGA, les Maliens doivent résister. Avant de témoigner que le Mali est immensément riche de l’artisanat, de sa culture, et de ses talents.
« Nos régions regorgent d’immenses créateurs talentueux qui n’attendent que d’être connus et reconnus », a-t-elle soutenu. D’où, l’impérieuse nécessité pour elle d’initier le FESTIA, dont le but est rendre hommage à ses créateurs, à travers la consommation de leurs créations.
En effet, a-t-elle précisé, durant ce festival, des créateurs venus de toutes les régions du Mali et d’ailleurs, notamment du Bénin, du Burkina, du Burundi, de la Côte-D’Ivoire, du Cameroun, de la France, du Nigeria, du Sénégal, et du Togo) ont côtoyé d’autres, avec comme objectif la valorisation des différents talents.
Pour cette 1re édition, les initiateurs ont rendu hommage à la ville de Gao, « cité médiévale et symbole de la résistance, génitrice de grands conquérants et patrie des héros, cité de savoir et de créativité. À travers l’étape de Gao, ils ont voulu donner un signal fort de la solidarité et «prouver que quand nous sommes ensemble, nous pouvons ».
La Première Dame a félicité la promotrice et ses partenaires pour cette louable initiative pédagogique et fédératrice, ainsi que l’ensemble des participants pour leur engagement à faire rayonner le Mali au-delà de nos frontières.
Pour Mme KEITA Aminata MAIGA, cet événement artisanal et culturel est un cadre privilégié de découverte et d’échanges entre les peuples du Mali et d’ailleurs.
«FESTIA est une occasion de revisiter ce qu’un peuple a de plus essentiel, nos traditions et cultures par le biais de créations artistiques», a souligné la Première Dame.
Aussi, a-t-il noté, en plus d’être un lieu de rendez-vous du «donner et du recevoir», FESTIA constitue également un cadre idéal pour exprimer les talents de créativité, et où les acteurs se côtoient les uns des autres, nouent des liens d’amitié, de fraternité et de solidarité.
Par ailleurs, le FESTIA fait la promotion des valeurs et des vertus qui permettent d’asseoir une société de paix durable et une cohésion sociale.
«Certes, la mode est d’abord un acte de création, mais elle est aussi une filière économique et porteuse d’emplois notamment pour nos jeunes talents créateurs. Ainsi, FESTIA pourrait aider à construire une économie autour de la mode et de l’artisanat de notre pays, est convaincue la Première Dame.
Pour elle, la convergence de toutes les régions du Mali avec chacune son savoir-faire autour de la mode traduit la volonté d’une synergie pour la création d’un label-Mali qui se porte et s’exporte.
Pour rappel, l’idée de l’organisation du FESTIA découle de son constat sur la mode malienne qui est caractérisée par un grand mystère tant sur le plan organisationnel du milieu que par la restriction de son accession.
Au fait, cela se manifeste non seulement par la non-formalisation du secteur, mais aussi par le manque de promotion des produits et la carence de communication entre les différentes couches artistiques de notre pays.
Pour la promotrice, ces facteurs constituent un facteur dominant qui ralentit la nationalisation de la consommation de produits de l’industrie et de la mode et son acceptation sur le plan international.
Face à ces fléaux, la promotrice de l’Espace de mode « Borthini Couture, Faty MAIGA, non moins présidente de l’Association pour la promotion des valeurs culturelles et artisanales du Mali (APVCAM), s’est engagée à relayer le savoir-faire malien partout dans le monde.
Le FESTIA, ou caravane de la mode, se veut un festival de brassage artistique et culturel pour la régénération fantastique de l’artisanat malien et l’établissement d’une culture de paix et de cohésion sociale à travers tout le Mali.
À travers ce thème, il s’agit de mettre en évidence le rôle et la place de la mode, secteur sans frontière dans le processus de la paix et l’acquisition de la cohésion sociale.

Par Sékou CAMARA




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