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vendredi 18 août 2017
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Mai: le mois de la honte et de l’humiliation

En ce mois de Mai 2014, c’est l’embellie, pour ne pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur du Mali possible : la paix est à portée de main, la confiance des partenaires se réaffirme, l’Etat multiplie les initiatives et met en oeuvre ses promesses.

Le Haut conseil pour l’unicité de l’Azawad (HCUA), un des principaux groupes armés boucle son congrès sur une note d’espoir au regard de ses nouvelles orientations. Quant aux futures négociations, le HCUA dit « Oui, pour les accords de Ouagadougou, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad reconnaît le drapeau malien. Oui, également pour le dialogue avec Bamako ». Avec comme seule préalable, la libération de prisonniers.

C’est donc en toute sérénité que le Mali d’IBK de ce mois de Mai suit les combats entre le MNLA et le MUJAO et qu’il décide, conformément à une promesse de campagne, lors du lancement de la campagne agricole 2014-2015, d’affecter 15% du budget national au secteur agricole. Soit 5% de plus que ce que le PNUD demande aux Etats.

Ce n’est pas tout. A la demande du monde paysan, le Président IBK décide de réduire le prix de l’engrais qui passe 12.500 à 11.000 FCFA parce qu’il «reste convaincu que le maintien de la politique de subvention aux intrants agricoles assortie de mesures de bonne gestion peut améliorer de façon significative la production et la productivité agricoles».

C’est donc dans un Mali rasséréné qui aspire à boire bientôt du petit lait que Moussa MARA, conformément à sa promesse aux députés, entreprend à la mi-mai sa visite dans le Septentrion. Après Gao et Tombouctou, la tension monte à Kidal. Malgré les conseils et les réserves, le Premier ministre n’a pas renoncé à l’étape de Kidal. La PM, après les affrontements sanglants consécutifs à sa visite, déclare : «Les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes. Nous allons mobiliser les moyens pour faire cette guerre». Et le Monde s’effondre

Le bilan, de triste mémoire, se soldera par une cinquantaine de soldats maliens tués, une centaine prise en otages, l’ensemble du personnel de commandement de la région égorgé, la réoccupation de l’ensemble de la région de Kidal et du reste du Nord, etc.

Le Mali est vaincu. Son armée est défaite et en débande, une fois de plus. Les populations et l’administration à peine revenues reprennent le chemin de l’exil. La Nation subit l’une des pires humiliations de son histoire.

Prenant la mesure de la situation, le Président appelle au calme, à la réconciliation et au dialogue tout en réitérant l’indivisibilité du pays : «Nous allons donc au dialogue, convaincus que nous sommes que le salut passe impérativement par là. Le salut si, bien entendu, toutes les parties, le gouvernement du Mali, la communauté internationale, les mouvements armés, s’acquittent de leurs engagements, chacune à son niveau de responsabilité».

Préoccupée par la détérioration rapide de la situation à Kidal, l’ONU appelle à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu. Le voisin mauritanien vient à la rescousse de la grande nation par terre. L’ensemble de la communauté internationale accourt au chevet d’un pays qui se relève à peine de l’occupation obscurantiste au Nord et de l’emprise des putschistes au sud. La France qui avait planifié son retrait diffère le basculement de l’opération serval. Et les Nations unies estiment : « Il est absolument impératif que toutes les mesures soient prises pour éviter davantage de violences. Il est indispensable d’éviter que le Nord du Mali ne sombre dans une spirale de violences qui risque de ramener le Mali dans la situation de crise qui a mis le pays à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et pourrait déstabiliser la région toute entière ».

Face à la situation, le Mali, qui dénonce la collusion clairement établie entre des partenaires du processus de paix et des terroristes, demande «un mandat beaucoup plus robuste (..), à même de faire face aux menaces sur le terrain, et le désarmement de tous les groupes armés, singulièrement le MNLA» et s’engage à « mener un dialogue sincère devant déboucher sur un accord de paix global et définitif avec la rébellion touarègue ».

Pas assez pour l’opposition qui demande la démission pure et simple du Premier ministre en raison de la situation créée par sa visite le samedi 17 mai 2014 à Kidal, visite qui «n’était pas bien préparée et constituait un risque inutile». Selon Soumaïla CISSE, le Premier ministre «a eu tort d’aller en ce moment à Kidal, surtout qu’il lui avait été déconseillé de ne pas s’y rendre (…). Le Premier ministre devait attendre d’abord que le médiateur inter-malien désigné par le Président de la République, les membres de la commission dialogue, vérité et justice s’y rendent».

Si l’Etat justifie la visite du Premier ministre dans le cadre régalien de ses fonctions, il reconnaît en revanche que la tentative de reprendre le Gouvernement occupé à la suite de la visite de MARA était une faute dont il faut situer la responsabilité. Parce que le gouvernement n’avait jamais donné son feu vert à l’offensive et qu’une enquête avait été ouverte. Le couperet tombe le 27 mai : le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye MAIGA est limogé et remplacé par un Colonel à la retraite, Ba N’Daou.

Blessé par les accusations directes du Président IBK et les supputations qui fusent de partout, l’ancien ministre de la Défense demande, dans une intervention devant un forum des femmes de son parti, l’ASMA-CFP, l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les événements de Kidal. Requête à laquelle sera donnée une suite favorable.

Jeudi 1er mai 2014 : Une Ethiopienne au poste d’Envoyé spécial pour le Sahel

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé la nomination de Mme Hiroute Guebre Sellassie, de l’Éthiopie, comme sa nouvelle Envoyée spéciale et Chef du Bureau pour le Sahel. Elle a succédé à Romano Prodi, de l’Italie, qui a achevé sa mission le 31 janvier 2014.

Mme Guebre Sellassie apportera à ce poste une riche expérience de leadership, à la fois stratégique et managérial, dans la planification opérationnelle et la formulation de politiques en matière de paix et de sécurité en Afrique.

Depuis 2007, elle était Directrice de la Division des affaires politiques et Chef du Bureau régional de Goma au sein de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Vendredi 2 mai 2014 : Klédu lance l’émission «An ka Ben! – « Faisons la paix!»

La Mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), la Direction du Développement et de la Coopération suisse (DDC) et la Radio Kledu ont procédé à la signature d’un accord tripartite qui marque les débuts de l’émission «An ka Ben! – Faisons la paix!».

Cette émission, qui sera diffusée tous les samedis à 15h00 sur les ondes de Radio kledu représente la contribution des trois partenaires aux efforts entrepris par le Mali pour une paix durable et une réconciliation nationale que tous les acteurs appellent de leurs vœux.

Vendredi 2 mai 2014 : Des combats entre le MNLA et le MUJAO

Des combats auraient opposé les rebelles du MNLA aux islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) dans la région de Gao.

Tout aurait commencé lorsqu’une patrouille du MNLA serait tombée, par hasard, sur un convoi du Mujao. Les combats auraient alors commencé. Bilan final donné par le MNLA : deux à quatre morts et trois blessés du côté des rebelles; six ou sept morts et au moins neuf prisonniers du côté des islamistes.

Lundi 5 mai 2014 : 15% du budget national sera consacré au développement rural

Le Président IBK s’est engagé, lors du lancement de la campagne agricole 2014-2015, à doter le secteur du développement rural de ressources adéquates en lui affectant 15% du budget national.

Le budget 2014 de l’Etat s’élève à 1.555 milliards de FCFA (environ 3,1 milliards USD). Le secteur agricole fournit «36% du PIB et occupe environ 85% des populations qui en tirent l’essentiel de leurs revenus», a-t- il expliqué.

Lundi 5 mai 2014 : IBK réduit le prix des intrants agricoles

L’ambition du Mali, a soutenu le Président IBK, lors du lancement de la campagne agricole 2014-2015, «est de contribuer à l’avènement d’un monde où chaque homme, chaque femme et chaque enfant disposerait tous les jours d’aliments nutritifs et sains en quantité suffisante».

Le chef de l’Etat affirme qu’il «reste convaincu que le maintien de la politique de subvention aux intrants agricoles assortie de mesures de bonne gestion peut améliorer de façon significative la production et la productivité agricoles».

A ce propos, il a décidé de baisser le prix de l’engrais qui passe de 12.500 à 11.000 FCFA.

Mardi 6 mai 2014 : Vers le rapatriement des réfugiés du Niger

Quelques 60.000 ressortissants maliens ayant fui la crise dans le nord de leur pays pour trouver refuge au Niger, pendant la crise, pourront très bientôt regagner volontairement le bercail, sous la coordination du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Les conditions de ce retour ont fait l’objet d’un accord tripartite signé dimanche dernier à Niamey par les ministres nigérien et malien en charge de la Sécurité, respectivement M. Hassoumi Massoudou et le Général Sada Samaké, ainsi que le représentant de l’UNHCR au Niger, M. Ousseini Compaoré.

Jeudi 8 mai 2014 : IBK déclare la guerre au chômage des jeunes

Le Président IBK a lancé à l’IPR de Katibougou, le 7eprogramme du stage de formation professionnelle de l’APEJ. Il a, à cette occasion,  solennellement déclaré la guerre au chômage des jeunes.

Au total, ce sont 4 620 jeunes maliens, y compris des jeunes femmes, handicapés physiques, visuels et albinos qui bénéficient de la formation professionnelle dans les structures de l’Etat, organisations faitières et consulaires au titre de l’année 2014. Ce 7ème  programme permettra à  ces jeunes, pendant 12 mois, de se familiariser avec les réalités et contraintes du terrain, d’acquérir une certaine expérience et de créer les conditions d’emploi.

Jeudi 8 mai 2014 : IBK reçoit les doléances de Koulikoro

Le lancement de la 7ème promotion de l’APEJ a été une aubaine pour les populations de Koulikoro pour remettre au Président de la République l’éternel cahier de doléances  qui n’a jamais été satisfait à nos jours. A savoir, la réparation de la route Bamako-Koulikoro, la construction du pont sur le fleuve Djoliba au niveau de Kayo et la réouverture de l’usine Huicoma.

Les populations de Koulikoro sont sorties massivement pour réserver le meilleur accueil possible au président IBK, mais aussi pour voir prendre en compte leurs préoccupations : la réparation de la route Bamako-Koulikoro, la construction du pont sur le fleuve Djoliba au niveau de Kayo et la réouverture de l’usine Huicom.

Jeudi 8 mai 2014 : Un soldat français tué

Un sous-officier français a péri lors d’une opération, a annoncé l’Elysée. Le militaire aurait été tué par un engin explosif improvisé. C’est le 8e soldat français mort au Mali depuis le début de l’opération militaire française Serval, lancée il y a plus d’un an, le 11 janvier 2013.

Jeudi 8 mai 2014 : Le Commandant de la MINUSMA inspecte les stagiaires démineurs de la Mission à Kati

Le Commandant de la MINUSMA, le Général Jean Bosco Kazura, et une partie de son état-major, se sont rendus à Kati pour assister aux exercices pratiques de fin de formation des techniciens des équipes de neutralisation des explosifs et munitions. Ces contingents népalais et cambodgiens ont suivi pendant plusieurs semaines des enseignements pratiques et théoriques – organisés et offerts par le Service de lutte anti-mines des Nations Unies – sur la détection, le déminage et la dépollution de sites. Leur formation terminée, ces techniciens seront déployés dans le nord du pays pour y accomplir leur mission au profit des troupes et de la population.

Jeudi 8 mai 2014 : Rencontre régionale des chefs des missions de l’ONU

Les chefs de missions de maintien de la paix et des bureaux politiques de l’ONU en Afrique de l’Ouest doivent se réunir demain à Dakar. Cette 26e réunion de haut niveau des chefs de missions de maintien de la paix de l’ONU en Afrique de l’Ouest a pour objectif de «coordonner l’action des Nations Unies en faveur de la paix et de la sécurité dans la sous-région».

Jeudi 8 mai 2014 : 4 hélicoptères hollandais en route vers Gao

Le ministère néerlandais de la Défense a annoncé que les deux premiers hélicoptères AH-64D Apache de l’armée de l’air avaient été transportés par Antonov An-124 de la base aérienne de Gilze-Rijen à Bamako au Mali. Ils rejoindront ensuite leur base à Gao. Les deux hélicoptères restant devraient être acheminés d’ici la fin de la semaine. Les Apache effectueront des missions de reconnaissance et de protection des troupes au sol dans le cadre de la MINUSMA.

Mardi 13 mai 2014 : Le HCUA prêt à négocier, mais dans un pays neutre

Le congrès du Haut conseil pour l’unicité de l’Azawad (HCUA) a pris fin ce jour. Il fut notamment question de la nouvelle orientation du mouvement et des futures négociations avec le gouvernement : « Oui, pour les accords de Ouagadougou, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad reconnaît le drapeau malien » ; « Oui, également pour le dialogue avec Bamako », avec comme préalable, pour le HCUA, la libération de prisonniers. Dans le cadre des futures négociations, les groupes armés demandent à la communauté internationale de désigner un médiateur, et que les discussions se déroulent dans un pays neutre. Enfin, le Haut conseil demande à tous les autres groupes armés de le rejoindre pour créer un seul mouvement.

Jeudi 15 mai 2014 : Appel à  des «consultations crédibles et inclusives» au Mali

L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) ont appelé à Bruxelles les Maliens à «commencer des consultations crédibles, inclusives et ouvertes à toutes les communautés et à tous les groupes armés non terroristes du nord» du Mali.

Lors de la septième réunion consultative mixte entre le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et le Comité de politique et de sécurité de l’UE, les deux parties ont indiqué que telles consultations mèneraient à la réalisation d’une paix durable.

Vendredi 16 mai 2014 : Mobiliser 681 milliards de FCFA d’ici fin 2014

Le Mali doit mobiliser la somme de 681 milliards de FCFA (environ 1,36 milliard USD) d’ici la fin de 2014, sur les 2.155 milliards (4,3 milliards USD) promis en 2013 lors de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, le 15 mai 2013 à Bruxelles, a affirmé le Premier ministre Moussa MARA.

Cette indication a été faite à l’ouverture de la troisième réunion internationale de suivi de la conférence  des donateurs au cours de laquelle la communauté internationale avait promis 3,3 milliards d’euros (2.155 milliards de FCFA) pour soutenir la mise en oeuvre du Plan de relance durable du Mali, dans le cadre de sa reconstruction politique, sécuritaire, économique et sociale, suite à la crise multidimensionnelle que le pays a connue en 2012.

Samedi 17 mai 2014 : MARA à Kidal

Des incidents violents ont secoué Kidal les 16 et 17 mai, avec l’attaque et la prise du gouvernorat par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). Lors de l’attaque, huit civils et membres des autorités administratives locales ont été exécutés sommairement, des membres des forces armées maliennes tués et 21 policiers de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) blessés. Trente-deux personnes qui avaient été capturées ont ensuite été libérées grâce à l’intervention de la MINUSMA.

Le chef du gouvernement s’est rendu samedi à Kidal, dans le cadre d’une tournée dans le nord du Mali, sa première depuis sa prise de fonction début avril. Les rebelles du MNLA se sont opposés samedi à l’arrivée du Premier ministre Moussa MARA à Kidal. Par la suite, les combattants du MNLA ont assiégé le gouvernorat de Kidal le même jour.

Dimanche 18 mai 2014 : MARA déclare la guerre aux terroristes

Le Mali a déclaré  la «guerre» aux «terroristes» au lendemain de combats meurtriers ayant suivis la visite du Premier ministre à Kidal, où une trentaine de fonctionnaires sont retenus en otages et 36 autres ont été tués par le MNLA  dont huit administrateurs civils.

«Les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes. Nous allons mobiliser les moyens pour faire cette guerre», a déclaré à l’AFP Moussa MARA, joint par téléphone à Gao, promettant «une guerre sans merci à ces terroristes».

Dimanche 18 mai 2014 : Koenders condamne l’assassinat de deux civils et six officiels à Kidal

Le chef de la mission de l’Onu au Mali (MINUSMA), Albert Koenders, a condamné « de la manière la plus ferme l’assassinat de deux civils et six officiels maliens au gouvernorat de Kidal ».

  1. Koenders a déclaré que «ce crime barbare est totalement inacceptable et les responsables devront répondre de leurs actes (…). Une enquête doit être menée rapidement afin de vérifier les faits et de traduire les responsables devant la justice, la MINUSMA soutiendra tous les efforts dans ce sens», a ajouté le chef de la MINUSMA.

Lundi 19 mai 2014 : 1.500 soldats en renfort à Kidal

1.500 militaires sont arrivés depuis dimanche à Kidal,  où 36 personnes ont été tuées dans des affrontements du week-end : «Ils viennent avec armes et bagages, c’est beaucoup de monde, beaucoup d’armes  (…). Nos soldats défendront le territoire national, s’il le faut par la force, c’est tout ce que je peux dire», selon un responsable.

Ces renforts sont déployés alors que Bamako tente de renforcer la présence de l’Etat dans le nord désertique du pays, comprenant les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

Lundi 19 mai 2014 : Le MNLA libère ses 28 otages

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a libéré en fin d’après-midi 28 otages qui ont été rendus au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et à la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (MINUSMA).

Par ailleurs, 1.500 soldats sont arrivés dimanche en renfort à Kidal et d’autres soldats ont quitté Bamako le même dimanche soir pour Kidal.

Lundi 19 mai 2014 : IBK appelle au dialogue

Le Président IBK, dans un discours à la Nation suite aux évènements tragiques de Kidal a qualifié «d’acte crapuleux» et de « lâche trahison de tous les engagements antérieurs » les attaques essuyées par la délégation du Premier ministre, lors de sa visite à Kidal, de la part des éléments du MNLA et autres terroristes coalisés pour la circonstance.

Pour le Président IBK « Et ce n’est là, ni plus ni moins, qu’une déclaration objective de guerre à l’Etat du Mali, au moment où tout est mis en oeuvre pour relancer les pourparlers devant conduire à une paix définitive au Nord, à travers un dialogue inclusif», a-t-il ajouté.

«La souveraineté du Mali sur toute l’étendue de son territoire n’étant pas négociable, nos forces de défense et de sécurité en reconstruction assumeront, totalement, les missions que la constitution malienne leur assigne», a souligné le Président IBK qui s’est, en dépit de la colère insondable, prononcé en faveur du dialogue. «Nous allons donc au dialogue, convaincus que nous sommes que le salut passe impérativement par là. Le salut si, bien entendu, toutes les parties, le gouvernement du Mali, la communauté internationale, les mouvements armés, s’acquittent de leurs engagements, chacune à son niveau de responsabilité», a-t-il conclu.

Lundi 19 mai 2014 : Aucune impunité pour les auteurs des «crimes odieux» de Kidal

Le Président IBK a exclu toute impunité pour les auteurs des «crimes odieux» commis le week-end dernier à Kidal, fief de rebelles qui y ont libéré 32 fonctionnaires après trois jours de captivité.

Lundi 19 Mai 2014 : IBK reçoit la Communauté internationale

Le Président IBK, en compagnie du Premier ministre Moussa MARA et du Ministre des Affaires Etrangères de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, a reçu en audience les représentants de la Communauté internationale dont ceux de la Minusma et de l’Opération Serval à propos de l’agression lâche dont notre pays a fait l’objet suite  à la visite du Chef du gouvernement samedi à Kidal. Introduisant la rencontre, le Président de la République a évoqué la gravité des actes posés par le groupe armé MNLA en complicité avec les mouvements djihadistes avant de donner la parole au Premier ministre Moussa MARA qui a fait la genèse de sa visite, des préparatifs concertés de bout en bout avec la Minusma, aux exécutions sommaires perpétrées de sang froid sur des représentants civils de l’Etat en poste à Kidal. Le Premier ministre a terminé son récit en mettant au défi tout contradicteur sur un seul point par lui évoqué.

Mardi 20 Mai 2014 : IBK reçoit BASSOLET

Le Président IBK, a reçu en audience Son Excellence Monsieur Yipènè Djibril BASSOLET, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et de la Coopération régionale, porteur d’un message de solidarité, de fraternité et de soutien du Président du Faso Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, médiateur dans la crise malienne. L’émissaire burkinabè a fait part au Président de la République, de la condamnation ferme et sans équivoque des actes inqualifiables commis contre l’Etat et ses représentants à Kidal, des condoléances du Président Blaise COMPAORÉ à son frère Ibrahim Boubacar KEÏTA et au peuple frère du Mali. Répondant au messager du Faso, le Président de la République a fait remarquer à son hôte la consternation et l’incompréhension du Mali face à cette trahison et à cette lâcheté de la part de ceux qui prétendent vouloir la paix et vivre dans le cadre d’un Mali uni et indivisible. « Il ne peut y avoir, dit-il, aucun salut en dehors du dialogue. Mais l’assassinat lâche de préfets et sous-préfets maliens ne peut militer en faveur de la paix et de la restauration de la confiance.»

Mardi 20 Mai 2014 : Hélène Le Gal reçu par le Président

IBK  Le Président IBK, a reçu en audience la Conseillère Afrique de l’Elysée Madame Hélène Le GAL venue réaffirmer la solidarité et le soutien de la France au Mali  suite à l’agression criminelle perpétrée à Kidal samedi et dimanche par les terroristes du MNLA et leurs alliés djihadistes à l’occasion de la visite du Chef du gouvernement du Mali dans cette ville malienne. A la Conseillère Afrique du Président Hollande, qu’il reçoit pour la seconde fois depuis son arrivée à Bamako, le Président de la République se veut ferme quant aux suites à donner aux exécutions sommaires commises sur les représentants de l’Etat à Kidal, intraitable sur la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali mais  rassurant et optimiste pour parvenir à la paix : « Je continue à tendre la main comme je l’ai dit à Hollande convaincu qu’il n’y a pas d’autre alternative à la paix.»

Le Mali, a-t-il rappelé, reste dans la ligne de ce qui a été convenu à travers la résolution 2100 et dans l’Accord de Ouaga. « La voie militaire je ne m’y engagerais que contraint et forcé. Mais si nous devons y arriver là nous sommes prêts et le nous ferons pour l’honneur de notre nation» et le Président de la République d’ajouter : « Les Famas sont et resteront à Kidal. L’armée malienne est chez elle et ne mènera aucune offensive si elle n’est pas provoquée. Nous avons nous une armée disciplinée et lui avons instruit de rester vigilante et regardante sur le respect des droits de l’homme.»

Mardi 20 mai 2014 : le redéploiement français différé

Le basculement du dispositif « Serval » au Mali vers le déploiement de 3 000 soldats dans la « bande sahélo-saharienne », qui devait démarrer les prochains jours, « doit être décalé de quelques semaines », indique l’entourage de Jean-Yves Le Drian. Un voyage du ministre de la défense au Mali et au Tchad prévu le week-end prochain pour lancer ce redéploiement a été annulé.

Mardi 20 mai 2014 : Eviter davantage de violences à Kidal

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, Bert Koenders, a jugé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il était absolument nécessaire d’éviter de nouvelles violences à Kidal, dans le nord du pays, après les événements meurtriers qui se sont déroulés dans cette ville.

« Il est absolument impératif que toutes les mesures soient prises pour éviter davantage de violences. Il est indispensable d’éviter que le nord du Mali ne sombre dans une spirale de violences qui risque de ramener le Mali dans la situation de crise qui a mis le pays à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et pourrait déstabiliser la région toute entière », a dit M. Koenders dans un exposé par vidéoconférence devant les membres du Conseil de sécurité.

Mardi 20 mai 2014 : Le Mali demande un renforcement du mandat de la MINUSMA

Évoquant le renouvellement du mandat de la Minusma, la force onusienne au Mali, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP, a réclamé, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, «un mandat beaucoup plus robuste (..), à même de faire face aux menaces sur le terrain, et le désarmement de tous les groupes armés, singulièrement le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).»

«Le gouvernement  tiendra ses engagements de mener un dialogue sincère devant déboucher sur un accord de paix global et définitif avec la rébellion touarègue.», a-t-il ajouté. Le chef de la diplomatie malienne a aussi tenu à souligner que «la collusion entre des partenaires du processus de paix et des terroristes est clairement établie et doit être condamnée par votre Conseil».

Mercredi 21 mai 2014 : Une centaine de soldats français en renfort à Gao

Une centaine de soldats français ont été envoyés en renfort à Gao pour faciliter la relève des effectifs français. «La décision a été prise de prendre des éléments à Abidjan pour les basculer à Gao ».

Mercredi 21 mai 2014 : La débâcle de l’armée, le Waterloo national

Quatre jours après des affrontements meurtriers à Kidal, dans le nord-ouest du Mali, des combats opposent des soldats maliens et plusieurs groupes armés, dont des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui ont réussi à prendre le dessus sur nos militaires.

Le MNLA a déclaré mercredi soir avoir conservé le contrôle de Kidal et pris le contrôle d’autres localités de la région avec l’aide de deux autres groupes armés : le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

Mercredi 21 mai 2014 : L’ONU appelle à un cessez-le-feu à Kidal

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est déclaré profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation à Kidal et a appelé à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu.

Il condamne le meurtre de civils et appelle à ce que tous les auteurs soient traduits en justice  avant de réitérer l’appel du Conseil de sécurité des Nations Unies à la reprise du processus de cantonnement et des pourparlers de paix sincères entre les signataires et adhérents à l’Accord Préliminaire de Ouagadougou, et ce urgemment.

Jeudi 22 mai 2014 : La honte et l’humiliation d’une Nation

A Ouagadougou, un porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, avait fait état d’une quarantaine de militaires tués, cinquante blessés et 70 faits prisonniers après les affrontements à Kidal. Un autre responsable du MNLA, Moussa Ag Assarid, avait rapporté quatre morts et huit blessés parmi les hommes de la coalition des groupes armés.

Le gouvernement a reconnu que les combats à Kidal avaient tourné en défaveur de l’armée. Les militaires ont expliqué mercredi soir avoir dû battre en retraite, affaiblis, selon eux, par des problèmes de coordination et de transmission des renseignements.

Mercredi soir, on apprenait néanmoins que « le Président appelait à un cessez-le-feu immédiat ». L’ONU et la France ont réclamé la fin des combats.

Elément déclencheur des tensions, la visite du Premier ministre, Moussa MARA, à Kidal, le 17 mai, n’a pas eu l’effet souhaité. La volonté de l’Etat de réaffirmer son autorité sur l’ensemble du territoire a été vécue comme une grave provocation par la rébellion. Un risque qu’avaient pointé de nombreux diplomates pour convaincre le chef du gouvernement  de ne pas effectuer ce déplacement…

Le ministre de la défense a cependant affirmé à la télévision publique, ORTM, que « la force “Serval” […] est prête à considérer positivement notre demande d’appui. Nous sommes en relation avec la force “Serval” pour identifier la nature de l’appui que nous pourrions leur demander en fonction de l’évolution de la situation. »

Jeudi 22 mai 2014 : L’opposition demande la démission du Premier ministre

Le député Soumaïla Cissé, de l’Union pour la République et la Démocratie, principal parti d’opposition, a demandé au Premier ministre Moussa MARA de démissionner, en raison de la situation créée par sa visite samedi à Kidal, visite qui «n’était pas bien préparée et constituait un risque inutile», a estimé le député sur les 24 radios partenaires du Studio Tamani au Mali.

Selon l’opposant, le Premier ministre «a eu tort d’aller en ce moment à Kidal, surtout qu’il lui avait été déconseillé de ne pas s’y rendre (…). Le Premier ministre devait attendre d’ abord que le médiateur inter-maliens désigné par le président de la République, les membres de la commission dialogue, vérité et justice s’y rendent».

Vendredi 23 mai 2014 : Enfin le cessez-le-feu

Trois groupes armés présents dans le nord du Mali ont accepté un cessez-le-feu à l’issue de discussions avec le Président de l’Union africaine (UA) Mohamed Ould Abdel Aziz à Kidal. Les trois groupes représentés aux discussions étaient le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, dissidents d’un groupe jihadiste) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

Par ce cessez-le-feu, les groupes s’engagent à ne plus faire la guerre, à ne plus bouger de leurs positions. Le Président mauritanien était arrivé à Kidal en fin de matinée en compagnie de Bert Koenders, chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

La Minusma a indiqué que la visite de la délégation à Kidal a fait état de progrès dans les discussions avec les groupes armés sur trois points: l’établissement d’un cessez-le-feu, la remise par les groupes armés des individus qu’ils détiennent, la reprise du dialogue politique. Elle ne fournit pas plus de détails.

Dimanche 25 mai 2014 : L’Etat reconnaît le bilan macabre

Les forces maliennes ont enregistré dans leurs rangs «une cinquantaine de morts» lors des récents combats à Kidal contre les groupes armés, qui contrôlent la ville depuis le 21 mai, a indiqué le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye MAIGA. «Du point de vue du bilan, nous avons une cinquantaine de morts, malheureusement, et une quarantaine de blessés – 48 blessés. De l’autre côté, on ne connaît pas leur bilan, on sait qu’eux aussi ont eu des pertes», a-t-il déclaré.

Dimanche 25 mai 2014 : Défaite, mais pas absente sur le terrain

Le ministre MAIGA a répété que l’armée malienne n’était absente que de Kidal, mais a fait état d’une «cohabitation» entre soldats et rebelles à Ménaka (660 km de Kidal). «A part Kidal, nous sommes sur l’ensemble de nos positions dans la région de Kidal, à savoir Tessalit, Aguelhoc, et puis dans la région de Gao : à Ménaka, Ansongo, Almoustarat. Concernant Anéfis dont nos troupes s’étaient retirées pour se réorganiser, nous sommes en phase de redéploiement», a-t-il affirmé. «Nous avons redéployé et renforcé notre position vers Ansongo, avec la possibilité de soutenir davantage Ménaka, où nous cohabitons – un peu comme c’était le cas à Kidal avant le 17 mai – avec les groupes armés affiliés au MNLA puis aux autres groupes, (…) nous essayons de faire en sorte qu’il n’y ait pas de contagion», a-t-il poursuivi, sans identifier les autres groupes.

Lundi 26 mai 2014 : Des plans de paix à l’étude

Après les derniers événements de Kidal, l’heure est à l’apaisement de part et d’autre. Le gouvernement planche sur les propositions de plan de paix avec les groupes armés. L’Algérie propose début juin pour des pourparlers sur son territoire, a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Le Burkina Faso se dit toujours disponible pour aider le Mali, alors que le Maroc vient de demander encore une fois aux groupes armés d’accepter de revenir autour de la table de négociation. Entre le régime et certains de ces groupes armés, le contact est également désormais établi.

Lundi 26 mai 2014 : Le MNLA restitue le gouvernorat de Kidal

Le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue) a cédé le gouvernorat de Kidal à la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), indique le mouvement. Selon Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA, cette décision a été prise pour « prouver (la) bonne volonté (du MNLA) dans la recherche de la paix ».Le même groupe rebelle souhaite que ce bâtiment ne soit plus une menace pour la sécurité des populations et des mouvements armés, ajoute le texte.

Lundi 26 Mai 2014 : la Guinée aux côtés du Mali

Le Président IBK, a reçu en audience Monsieur Aliou DIALLO, ministre guinéen des Transports, porteur d’un message de Son Excellence le Pr Alpha CONDE, Président de la République soeur de Guinée.

Accompagné du chargé d’affaires de l’Ambassade de Guinée à Bamako, l’émissaire guinéen est venu apporter au Président de la République et au peuple malien la compassion, la solidarité et le soutien du peuple frère de Guinée dans cette douloureuse épreuve suite à la conspiration djihadiste dont notre pays a été victime à Kidal.

Mardi 27 mai 2014 : Au moins cinquante prisonniers à Kidal

Au Mali, les groupes rebelles ont annoncé avoir fait des prisonniers lors des récents affrontements qui les ont opposés à l’armée malienne à Kidal. Les groupes avaient d’abord évoqué une quarantaine de prisonniers, le gouvernement  assurait qu’ils étaient moins nombreux. Ils seraient en réalité cinquante, c’est en tous cas le nombre de détenus auxquels le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a pu rendre visite

Les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) détiennent 18 prisonniers. Leurs alliés du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) en détiennent 32. Au total 50 prisonniers que le Comité international de la Croix-Rouge a pu rencontrer à Kidal.

Mardi 27 mai 2014 : Démission du ministre de la Défense

La présidence a annoncé que suite à la défaite de l’armée malienne à Kidal, le ministre de la défense, Soumeylou Boubèye MAIGA, a présenté sa démission, en fait démis de ses fonctions.

Le Président IBK avait plus tôt indiqué que le gouvernement n’avait jamais donné son feu vert à l’offensive et qu’une enquête avait été ouverte. « Le président de la République, sur recommandation du premier ministre, a nommé Bah N’Dao ministre de la défense », a déclaré dans la soirée le Ministre Secrétaire général de la présidence à la télévision d’Etat.

Jeudi 29 mai 2014 : L’ONU exhorte à appliquer le cessez-le-feu

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé au gouvernement et aux groupes armés du Nord d’appliquer «de bonne foi» le cessez-le-feu qu’ils ont signés vendredi, a indiqué la présidence sud-coréenne du Conseil après des consultations à huis clos.

Les 15 membres du Conseil ont «salué les efforts du président de l’Union africaine» qui a servi de médiateur entre Bamako et la rébellion et ils ont «demandé instamment aux signataires d’appliquer le cessez-le-feu totalement et de bonne foi».

Jeudi 29 mai 2014 : Le MNLA réclame la vérité sur ses prisonniers

Le porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Mossa Ag Attaher, ironise : « Moussa MARA demande la libération de ses soldats, prisonniers de guerre pris en plein combat, le MNLA demande la libération des pauvres bergers, des pauvres éleveurs arrêtés injustement qui croupissent dans les prisons de Bamako ».

Pour lui, « la question des prisonniers est délicate ». Le MNLA souhaite connaître la vérité sur les prisonniers. « Nous souhaitons savoir qui est en prison et qui ne l’est pas, parce que nous avons des informations selon lesquelles plusieurs détenus auraient trouvé la mort dans leur prison de Bamako. Nous voulons vraiment que ce travail soit sérieusement fait avant de parler d’échange de prisonniers ».

Jeudi 29 mai 2014 : Le Mali appelle l’Angola à la rescousse

Le vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, Sanogo Guediouma, a exprimé lors d’une visite en Angola sa satisfaction en ce qui concerne la coopération parlementaire avec l’Angola, ainsi que l’espoir que les députés angolais puissent aider la Mali à sortir de sa crise militaire.

«Je suis chargé de transmettre un message du président de l’Assemblée nationale à son homologue angolais dans le cadre de la diplomatie parlementaire, avec l’objectif d’obtenir davantage de soutien dans le sillage des événements qui se sont déroulés le 17 et le 21 mai au Mali», a-t-il annoncé.

Jeudi 29 mai 2014 : Mort de deux travailleurs humanitaires dans le nord du Mali

Deux travailleurs humanitaires maliens du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ont été tués suite à l’explosion d’un engin explosif au passage de véhicule sur la route Goundam-Tombouctou.

Selon le NRC, une ONG partenaire du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés, les deux travailleurs venaient de compléter une distribution d’articles de première nécessité pour les réfugiés récemment rentrés dans cette zone.

Samedi 31 mai 2014 : SBM demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les événements de Kidal

L’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye MAIGA, a annoncé, dans une intervention devant un forum des femmes de son parti, que son parti va demander l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les récents événements de Kidal.

«Lundi prochain, ils (les députés de son parti) vont saisir les collègues de tous les groupes parlementaires pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire au sujet des événements de Kidal», afin de situer les responsabilités, a-t-il affirmé.

Rassemblés par la Rédaction




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