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samedi 18 novembre 2017
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2014: année de toutes les attentes déçues

C’est une tradition bien ancrée dans les médias de faire une rétrospective de l’année, de faire le bilan des évènements marquants, d’en tirer les enseignements et d’esquisser une prospective de la nouvelle année qui profile. Le Quotidien des Sans voix voudrait, à travers ces « Cahiers spéciaux 2014 », s’inscrire dans cette veille tradition de la profession. Avant  de prendre, comme chaque année, ses congés de fin d’année.

L’année 2014 tire vers sa fin. Comment les Maliens l’ont vécue à travers le flux de l’actualité, de plus en plus continue, sur toutes les plateformes ? Quel parcours et quel bilan votre journal peut-il établir à travers les informations traitées dans ses colonnes, et celles qui lui ont échappé ? Que retenir de 2014 ?

Nous sommes tentés de dire que 2014 aura été une année kafkaïenne. Mais nombre d’entre vous s’offusqueront de ce sophisme hellénistique qui ne colle point au tempérament sahélien qui voudrait qu’on dise les choses telles qu’elles sont. Comment qualifier dès lors 2014 ?

Il nous revient une célèbre anecdote comme on en trouve beaucoup dans les annales du cousinage malien. Un Jeune Bambara est envoyé au pays Sarakollé pour s’y imprégner des us et coutumes. Ne comprenant pas un traite mot du dialecte de ses cousins qui sonne dans ses oreilles comme du martien, alors le jeune bambara, à tous les coups, ricanait jusqu’aux larmes. Et les cousins Sarakollés surpris et ébahis de voir le jeune Bambara ricaner permanemment comme un fou marquaient leur étonnement par une expression bien précise de leur dialecte : « an daman gnani key » ! Expression qu’on peut traduire en bambara par « a te temè nin kan » et en français par « ça, c’est le comble » !

Pendant un mois le jeune Bambara n’a appris sans comprendre que cette expression, qu’il répétait à satiété : « an daman gnani key ». Et c’est la seule qu’il a apprise et enregistrée. Alors arrive le moment du retour dans son village. En cours de route, le jeune Bambara s’est fait fort de répéter son trésor pour ne pas l’oublier. Mais voilà, distrait par la fatigue, sa mémoire le trahit, et oublie son précieux butin de « an daman gnani key ». Et notre jeune Bambara fait le chemin inverse, cherchant son expression comme une pépite d’or perdue par un négociant en cours de trajet. Arrivé au bord du village, ses cousins s’étonnèrent de le revoir et très préoccupé, cherchant manifestement quelque chose qu’il a du perdre. Ne comprenant de ce qu’il cherche, ils marquèrent encore leur étonnement par « an daman gnani key » ! Et notre bambara d’exulter : voilà, je l’ai trouvée : « an daman gnani key » !

L’histoire de 2014, c’est à peu près cela : « an daman gnani key » ! « a te temè nin kan » ! Une année de surprise, d’étonnement, de confusion, de désappointement, d’insatisfaction… d’attentes déçues.

2014, aurait du être une année sabbatique, une année de grâce, de mise en chantier et de réalisation d’aspirations et d’ambitions pour l’accomplissement du « Mali d’abord » ; elle aura été une année de ratées et de rendez-vous manqués, sauf pour les Aigles du Mali qui ont arraché, dans la douleur, leur ticket pour Malabo. Elle aurait du être une année d’affirmation et de confirmation d’idéal et d’orientation ; elle aura été une année d’incompréhension et de divergence sur les options stratégiques et la gouvernance.

Quant aux aspirations profondes et légitimes des Maliens et attentes de la Communauté internationale, 2014 aurait du être une année de stabilisation, de redémarrage et de renouveau ; elle aura celle d’instabilité, de doute, de stagnation voire de recul… avec la poursuite du terrorisme au Nord et la violence verbale au sud. La panique face au Virus Ebola n’est rien comparable à la frustration ambiante face au sentiment d’impuissance et d’impunité qui nargue la probité et l’excellence promises. Faillites personnelles et aux insuffisances collectives ?

Le premier dont les attentes n’auront pas été comblées est bien évidemment le Premier des Maliens, le Président IBK qui ne fait pas dans la langue de bois pour décrier sa communication « lamentable », « l’incompétence » de ses collaborateurs, le manque de réactivité et de dynamisme de sa majorité. Résultat : le Président se retrouve seul face aux feux roulants d’une opposition « aigrie » et d’une presse « haineuse ». Sa famille est trainée dans la boue, son projet présidentiel est pourfendu dans tous les sens, et « le Mali d’abord » devient « Ma Famille d’abord »…

La majorité et le gouvernement qui doivent être au premier front de défense sont empêtrés et pris dans la nasse des « sordides » scandales financiers à travers de « diaboliques ingénieries financières » et de « tonitruantes surfacturations », si ce n’est dans une compétition d’inaction et d’absence d’initiative face aux défis qui se posent à la Nation et face aux attentes des Maliens.

Les oubliés du « Mali d’abord », à propos desquels on endosse l’arrogante liberté en les qualifiant de « aigris », n’attendaient et n’aspiraient qu’au « bonheur » qu’on leur avait promis. Au terme de 2014, ils ont suivi avec beaucoup d’amertume la foire aux milliards détournés, la libération des criminels et terroristes, les violeurs, les flagellateurs et les coupeurs de mains… au nom d’une prétendue restauration de la confiance, du dialogue, de la réconciliation, de la paix qui, hélas qui ne seront pas dans leur besace de cadeaux de ce Noël.

Grâce à la témérité et au sens de responsabilité de son jeune, dynamique et compétent Premier ministre, le Mali a perdu le Nord en laissant dans les sables de Kidal une cinquantaine de braves soldats « qui dorment désormais sans tombeau », mais aussi perdu la face, face à « une poignée de bandits » comme le dirait l’autre ; et se retrouve aujourd’hui à mendier un accord de paix qui s’éloigne chaque jour au Nord. A cela faut-il ajouter la quiétude sociale qui vole en lambeaux à cause de l’amateurisme et de l’incompétence d’un gouvernement que les Maliens veulent voir congédier.

Entre « l’honneur du Mali » (restauration d’une souveraineté uniforme sur l’ensemble de son territoire) qui n’est plus entre les mains du Mali et « le bonheur des Maliens » qui se complexifie davantage, la multiplication des attentats et attaques terroristes avec leurs cortèges de morts et de blessés, Ebola qui déséquilibre et bouleverse tout (même si l’espoir de vaincre la maladie se profile chez nous) ; 2014 aura été « an daman gnani key » !

Mais, 2014 n’aura pas été que l’année des affaires, des scandales à milliards détournés, des « aigris », des attentes déçues. Elle aura été aussi celle de l’amorce d’une fabuleuse redynamisation de la vitalité démocratique après plus d’une décennie d’unanimisme politique. Elle aura consacré le retour à une vraie pratique de la démocratie avec une opposition qui a désormais un statut et qui officie dans sa chapelle de dénonciation et d’incantation, et souvent avec excès, et une majorité qui commence à peine à prendre la mesure de sa vraie fonction en se cantonnant dans un rôle folklorique et d’accompagnement théâtral. Par exemple : lorsque l’opposition attaque le Président, la majorité (parlementaire) se croit en devoir de réagir bruyamment ; mais lorsqu’un député de la majorité est emprisonné, le groupe parlementaire se tait et n’use même pas des dispositions constitutionnelles qui lui permettent de suspendre les poursuites contre un de ses membres suivant l’article 62 in fine de la Constitution : « La détention ou la poursuite d’un membre de l’Assemblée Nationale est suspendue si l’Assemblée Nationale le requiert »

L’indolence d’une majorité abonnée absente sur les grands sujets de la Nation aura fortement impacté le débat et laissé le champ libre à l’opposition de théâtraliser la gouvernance, à saper les acquis et l’image du régime qui, malgré tous les grossissements et les dénigrements, joue la carte de la transparence. C’est, en effet, la première fois dans la démocratie malienne qu’un régime se plie aux exigences de la transparence en acceptant d’auditer sa propre gestion et en publiant les résultats.

2014 aura donc été pour le régime du Président IBK un test réussi de transparence qui est fille de la bonne gouvernance. Malgré les dénonciations, malgré les pressions et le jeu trouble de certains bailleurs, les amarres de l’impasse prophétisée ne sont pas lancées. Au contraire, les ponts sont rétablis entre le régime et les partenaires techniques et financiers. Et les affaires, celles se rapportant à l’avion présidentiel et aux équipements militaires finiront avec l’année 2014, comme elles ont commencé.

Au terme de cette année 2014, le Mali d’IBK n’est pas si isolé qu’on le dépeint. C’est vrai que le Président a certes beaucoup voyagé ; mais il a aussi reçu d’éminentes personnalités et de chefs d’Etat dont le plus mémorable restera sans doute Sa Majesté le Roi Mohamed IV du Maroc, commandeur des croyants. Son séjour raffermira, entre notre pays et le royaume chérifien, une coopération multidimensionnelle dont les retombées les plus visibles seront la formation de 500 imams, l’accélération et l’intensification des investissements marocains dans les secteurs du bâtiment, des banques et de la téléphonie.

Malgré, les incompréhensions et les impatiences de part et d’autre, la Communauté internationale maintient un soutien unanime à notre pays.

Loin des clameurs citadines sur les affaires de tout et de rien, 2014 aura été pour les ruraux, les paysans et les éleveurs, une année d’aubaine. Avec le maintien de la subvention aux intrants agricoles, notamment, la réduction du prix de l’engrais de 1500 FCFA, l’augmentation du budget du monde rural (15% du budget national), le Mali profond a son compte, est et reste en phase avec le Président IBK et son régime.

La recherche d’une solution définitive à la crise du Nord aura occupé l’Etat durant toute l’année. Elle ne se concrétise pas encore, mais les pourparlers d’Alger auront permis de clarifier les positions des uns et des autres, et surtout de dévoiler le vrai visage de ceux qui n’aspirent pas à la paix desquels se détachent progressivement les vrais partenaires pour l’avenir comme le Mouvement Populaire de l’Azawad qui vient de voir le jour.

Enfin, passé l’épisode de la panique générale, le front Ebola se tasse. Notre pays qui vient d’enregistrer son premier cas de guérison est en voie de maitriser la progression et de vaincre la maladie.

2014 aura été, vivement 2015.

En attendant, nous vous proposons la rétrospective de l’année qui s’achève à travers ces « Cahiers spéciaux ».

Le Mali vient de loin, de très loin. L’occupation et ses affres d’inhumanité faites de lapidation, de flagellation, d’amputation, de viol, restent encore vivaces dans les esprits. Ceux qui ont pris les armes et s’accoquinent avec les terroristes pour leur funeste projet narco-séparatiste et narco-islamiste ne facilitent pas la stabilisation et la sécurisation du Nord du pays.

Pour contenir le tandem désormais indissociable depuis l’Occupation, (rebelles et terroristes), l’Etat, très prospectif, avait lancé, dès l’entame, un appel à la Communauté internationale, notamment à la Minusma, à le désarmer et à le cantonner en vue d’aider le Mali à réaliser ses aspirations de paix, de réconciliation et de reconstruction de son outil de défense et de sécurité, condition sine qua non pour le développement harmonieux du pays.

Telle une réponse du berger à la bergère qui sonne comme une non assistance à Nation en péril programmée, le Représentant spécial de l’ONU et chef de la MINUSMA, Albert Koenders, réplique sans aucune élégance diplomatique que les forces internationales ne sont pas là pour le Mali : le mandat de la mission « n’est pas d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit ». La France planifie de son coté la réduction de ses effectifs, dégarnissant ainsi le Nord qui retombera logiquement entre les mains des terroristes qu’elle était venue chasser.

Or, chacun sait que la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et l’impératif de la stabilité politique sont des objectifs primordiaux pour le pays. La visite du Président IBK à Alger en ce mois de janvier est donc pleine de sens et révélatrice de la volonté d’anticipation et d’ouverture dans ses efforts de recherche de solution à l’épineux problème du Nord. Le Président IBK sera le premier dirigeant étranger à être reçu par le Président algérien, depuis plusieurs mois. L’Algérie signe son retour dans le dossier Mali.

Comme on le voit, les partenaires du Mali, en mois de janvier, ne lui ont pour autant pas tourné le dos. Beaucoup comme le FMI (dont la Directrice générale, Christine Lagarde, est venue en visite) sont prêts à aider le Mali à libérer son potentiel de croissance, conscients que la stabilité politique est essentielle pour que l’économie tourne bien, et qu’une activité économique vigoureuse et florissante favorise la stabilité politique.

Si le Mali peine toujours à rapatrier ses réfugiés disséminés dans les pays limitrophes, il fait néanmoins preuve de promptitude pour évacuer ses ressortissants pris en tenailles dans la crise centrafricaine et même en Libye.

Et l’armée malienne en ce mois de janvier ? On ne le dit pas assez, elle est toujours au Front, aux cotés des forces internationales, poursuivant sa mission de défense et de sécurité. C’est dans ce cadre qu’elle a débusquée et arrêtée l’ex juge du Tribunal islamique de Tombouctou, Houka Ag Alfousseyni.

C’est justement pour réarmer socialement et moralement cette vaillante armée jetée en pâture que le Chef de l’Etat, à l’occasion du 20 janvier, a procédé au lancement d’un projet de 50.000 logements sociaux destinés aux soldats. 

Mais janvier 2014 sera aussi et surtout marqué par l’élection, à la tête de la Chambre, de Issiaka Sidibé du Rassemblement Pour le Mali (RPM), parti du Président IBK, mais aussi beau-père du fils ainé du même Président IBK. Balayant d’un revers de main toutes les logiques politiques, et le parcours du nouvel occupant du Perchoir, le président IBK sera accusé d’avoir imposé à son parti un choix familial, celui du beau-père de son fils Karim, élu député en Commune II.

Dimanche 5 janvier 2014 :

Mourabitounes menace «la France

et ses alliés»

Une organisation terroriste dite «Groupe des Mourabitounes de l’Azawad» a menacé de s’en prendre aux intérêts de la France et ses alliés en représailles à la poursuite de l’opération Serval dans le nord du Mali.

Le porte-parole du groupe a souligné que ses membres «ont pu raffermir l’unité des gens de l’Azawad».

«La France a tout fait pour contrecarrer le pouvoir islamique dans l’Azawad», a-t-il affirmé, accusant les Français d’avoir recours à «l’intimidation, à l’humiliation et au massacre des populations de l’Azawad» :»la France et son peuple subiront les conséquences de leur agression à l’image de l’Union Soviétique vaincue par les moujahidines en Afghanistan».

Dimanche 5 janvier 2014 : 14 Casques bleus néerlandais attendus à Bamako

Les médias néerlandais ont annoncé  l’arrivée au Mali d’un contingent de 14 soldats qui prendra part à la MINUSMA. Ces militaires auront pour responsabilité de construire le camp qui accueillera, dès mars prochain (mars 2014), quelque 380 soldats néerlandais. Les Pays-Bas entendent participer à la mission onusienne au Mali au moins jusqu’à la mi-2015. L’action du contingent néerlandais se concentrera sur deux tâches principales : la formation de la police et des officiers militaires maliens et la collecte de renseignements.

Lundi 6 janvier 2014 : La Bosnie-Herzégovine annonce l’envoi d’effectifs pour la MINUSMA

La Bosnie-Herzégovine enverra, sous peu, a-t-on annoncé, des soldats au Mali dans le cadre de la MINUSMA. « La participation de l’armée à ces missions de paix démontre à la communauté internationale que la Bosnie-Herzégovine est un partenaire fiable et que le pays contribue au maintien de la sécurité internationale. Notre pays à bonne réputation, notamment grâce à notre participation à ces missions », a estimé pour sa part le chef de l’Armée bosnienne.

Lundi 6 janvier 2014 : IBK demande le désarmement et le cantonnement des groupes armés à Kidal

Le Président IBK, lors d’une cérémonie de présentation des voeux du corps diplomatique, a sollicité l’aide de la MINUSMA dans le désarmement et le cantonnement des groupes armés à Kidal, dans le nord du pays. Le Président IBK a ainsi appelé les partenaires du Mali à une coopération renforcée devant permettre de mener à la réconciliation nationale indiquant que la lutte contre la corruption, la reconstruction des forces armées et de sécurité, ainsi que le développement des régions du nord du pays sont des priorités pour le Mali.

Lundi 6 janvier 2014 : Arrivée à Bamako d’un premier groupe de Maliens rapatriés de Centrafrique

Un premier groupe de 267 Maliens rapatriés de la République Centrafricaine (RCA) à cause des violences entre musulmans et chrétiens est arrivé à Bamako par un vol spécial affrété par le gouvernement.

Les rapatriés, des femmes et des enfants essentiellement, ont été accueillis par le ministre des Maliens de l’Extérieur, le Dr Abdourhamane SYLLA, ayant à ses côtés ses collègues du Travail et des Affaires sociales et humanitaires, Hamadoun KONATE et de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mahamane BABY.

Mercredi 8 janvier 2014 :

Le Gouvernement autorise la ratification d’un prêt accordé par la Bank Export-Import de Chine

Le Gouvernement a autorisé la ratification d’un prêt de 94,4 millions de yuans (monnaie chinoise), soit 15,6 millions de dollars environ, accordé au Mali par la Bank Export-Import de Chine.

Le prêt est destiné au financement de l’alimentation électrique du système d’irrigation du Nouveau complexe sucrier du Kala supérieur (centre-ouest),  qui comprend l’installation des irrigateurs à pivot, la construction du réseau électrique agricole, le renforcement de la capacité des turbo-alternateurs. L’objectif visé est l’augmentation considérable de la production de sucre du Mali.

Mercredi 8 janvier 2014: réduction des effectifs français à 1 600 soldats

Le Président français, François Hollande, a annoncé que le contingent français au Mali passera à 1 600 hommes à la mi-février. « Les effectifs passeront de 2 500 à peu près aujourd’hui à 1 600, puis ils déclineront jusqu’à mille, ce qui sera le niveau nécessaire pour faire face à toute menace qui pourrait ressurgir, car les groupes terroristes sont encore présents au Nord Mali », a-t-il déclaré.

Jeudi 9 janvier 2014: La France poursuivra la réduction de ses effectifs à Kidal

Le porte-parole de l’état-major français, le colonel Gilles Jaron, a annoncé qu’environ 160 soldats français se sont retirés de Kidal dans le cadre de l’allègement du dispositif militaire français au Mali en précisant qu’environ 60 soldats français se trouvent toujours à Kidal afin d’assurer la liaison avec la MINUSMA. La France a précisé que 1 500 militaires sont toujours stationnés à Gao alors qu’il en reste 900 à Bamako. Le contingent français a déjà compté près de 5 000 soldats, au plus fort de l’opération Serval, au printemps 2013, pour être réduit à 3 000 militaires en août 2013, puis à 2 500 en décembre.

Jeudi 9 janvier 2014 : visite de

Christine Lagarde à Bamako

Les partenaires au développement y compris le FMI sont prêts à aider le Mali à libérer son potentiel de croissance, a affirmé la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Mme Christine Lagarde, en visite chez nous.

Selon la directrice générale du FMI, malgré le caractère redoutable des défis, «le pays a un considérable potentiel économique inexploité, y compris de vastes richesses naturelles». Mme Lagarde, a, devant le Conseil économique, social et culturel du Mali, souligné que ce pays «doit relever des défis redoutables au sortir d’une période tumultueuse».

La consolidation de la paix, la réconciliation nationale et l’impératif de la stabilité politique sont des objectifs primordiaux pour le pays, a-t-elle fait remarquer. La stabilité politique est essentielle pour que l’économie tourne bien, et à l’inverse une activité économique vigoureuse et florissante favorise la stabilité politique et la paix sociale, a-t-elle expliqué.

Jeudi 9 janvier 2014: Koenders estime que le rôle de la MINUSMA n’est pas d’imposer le désarmement du MNLA

Le Représentant spécial de l’ONU au Mali et chef de la MINUSMA, Albert Koenders, a affirmé que le mandat de la mission « n’est pas d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit ». Le « mandat de la MINUSMA est de soutenir, sécuriser, accompagner, faciliter le dialogue pour la réconciliation nationale », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse faisant le bilan de l’action de la MINUSMA depuis son établissement le 1er juillet 2013.

  1. Koenders répondait ainsi à de nombreux Maliens qui réclament que la MINUSMA impose le désarmement des membres du MNLA dans le nord du Mali.

 

Vendredi 10 janvier 2014 : IBK à Nouakchott pour une visite de travail

Le Président IBK est à Nouakchott  pour «une visite de travail et d’amitié» de deux jours.

La Mauritanie et le Mali, ont conclu le 12 janvier 2014 un accord pour échanger des informations et chasser de leur territoire tout « groupe armé ou terroriste » qui pourrait déstabiliser l’un d’eux.

Cet accord de coopération sécuritaire est signé au troisième et dernier jour de la visite à Nouakchott du président IBK, élu en août 2013 et qui effectuait sa première visite d’Etat en Mauritanie depuis sa prise de fonction.

Mercredi 14 janvier 2014 : Première célébration du Maouloud à Tombouctou depuis le départ des djihadistes

Pour la première fois depuis le retrait des djihadistes, la communauté musulmane de la région de Tombouctou a célébré dans la nuit de lundi à mardi l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed, a constaté la presse locale.

Les djihadistes avait interdit en 2013 la célébration de cet anniversaire et avaient détruit des mausolées érigés en l’honneur des chefs religieux de Tombouctou.

Cette année, dans la septième région administrative du Mali (Tombouctou), la célébration a été marquée par des prières pour le retour de la paix et de la concorde au Mali. Cette fête qui s’est déroulée dans une grande ferveur et sous une haute surveillance sécuritaire, a offert l’occasion à plusieurs ressortissants de Tombouctou, établis à l’étranger, de revenir dans leur ville.

Jeudi 14 janvier 2014 : Des renforts chinois attendus

La diplomatie chinoise a annoncé que le deuxième contingent de 245 casques bleus chinois au Mali est parti  pour le Mali afin de renforcer la MINUSMA. Le deuxième contingent de casques bleus chinois au Mali est parti du nord de la Chine. Au total, Pékin disposera de près de 400 soldats et personnels sur le terrain. Des renforts qui font de la Chine le premier contributeur aux forces de maintien de la paix de l’ONU parmi les membres du Conseil de sécurité.

Mercredi 14 janvier 2014 : Le Mali ratifie l’accord de Florence

Le gouvernement a adopté un projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de Florence (Italie) pour l’importation d’objets à caractère éducatif, scientifique ou culturel, adopté par l’UNESCO en 1950, ainsi que le protocole de Nairobi de 1976.

L’Accord de Florence et le Protocole de Nairobi visent à faciliter l’importation d’objets à caractère éducatif, scientifique ou culturel en réduisant les obstacles en matière de tarifs, de taxes, de devises et d’échanges que rencontre la libre circulation de ces objets, et permettre ainsi aux organisations et aux individus de les obtenir à l’étranger avec moins de difficulté et à moindre coût.

Jeudi 16 janvier 2014 : Koenders appelle à la poursuite de l’appui international

Le Représentant spécial de l’ONU pour le Mali et chef de la MINUSMA, Bert Koenders, dans un exposé devant les membres du Conseil de sécurité au siège de l’ONU à New York, a appelé la communauté internationale à continuer de soutenir les efforts pour aider le pays à sortir définitivement de la crise.

« Le Mali est à la croisée des chemins et la communauté internationale devrait continuer de soutenir activement les efforts nationaux actuels pour orienter le pays dans la bonne direction et éviter un retour des anciennes habitudes qui ont entraîné la crise sans précédent il y a plus d’un an ».

Vendredi 17 janvier 2014 : Arrestation de l’ancien juge islamiste à Tombouctou

Les forces armées maliennes ont arrêté Houka Ag Alfousseyni, ancien juge islamiste de Tombouctou sous l’occupation des groupes terroristes armés.

L’ex-juge islamiste a été interpellé à Aryaou, dans le secteur d’Essakane (région de Tombouctou) et a été mis immédiatement à la disposition des agents de la prévôté (gendarmerie) pour engager la procédure judicaire.

Cette arrestation d’un membre influent des groupes terroristes qui sévissaient au nord du pays intervient moins d’un mois après celle de l’ex-commissaire islamique de Gao.

Samedi 18 janvier 2014 : IBK en visite en Algérie

Le Président IBK a entrepris une visite officielle en Algérie, la première qu’il effectuait dans ce pays dont l’apport est capital dans la lutte contre les menaces terroristes depuis son élection à la tête de notre pays.

Les échanges au coeur de cette visite du Président IBK à Alger ont été dominés par la «coopération sous régionale dans le domaine sécuritaire».

Cette visite qui a «duré au moins deux jours est synonyme du grand retour de l’Algérie dans la recherche d’une solution à la question du nord Mali».

Lundi 20 janvier 2014 : cinq Casques bleus blessés

La MINUSMA a indiqué que cinq Casques bleus ont été blessés lorsqu’un véhicule de la mission a sauté sur une mine au nord de Kidal.

Lundi 20 Janvier 2014 : IBK met en chantier 850 logements sociaux pour l’armée

Le Président IBK, a procédé à la pose de la première pierre de 850 logements sociaux destinés aux militaires à Sébénikoro. La mobilisation des fonds et la réalisation des travaux ont été confiées à la société immobilière et foncière du Mali (SIFMA).

En plus du Président de la République, la cérémonie de lancement de ces logements sociaux a mobilisé plusieurs personnalités dont le chef du gouvernement, Oumar Tatam Ly, et le directeur général de la SIFMA, Mamadou Guédiouma Coulibaly.

Pour IBK, le lancement de ces logements sociaux est une étape de son vaste  programme de 50.000 logements pour les Maliens. Il a aussi mis l’accent sur le patriotisme de tout un chacun pour que le drapeau malien ne tombe jamais. Il a promis de tout faire pour que le Mali retrouve l’intégralité de son territoire, toute chose, selon lui, qui passe par la bravoure de notre armée et le patriotisme de tous les Maliens.

Mardi 21 janvier 2014 : IBK reçoit un émissaire du Président du Faso

Le Président IBK a reçu en audience le ministre d’Etat et ministre  des affaires étrangères et de la coopération internationale du Burkina Faso, Son Excellence Monsieur Djibril Bassolé, porteur d’un message du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré. L’émissaire burkinabè est venu réaffirmer au Président de la République la disponibilité du Médiateur de la CEDEAO à poursuivre ses efforts en vue de l’aboutissement du processus de paix dans le dossier Nord de notre pays ainsi que la fraternité et la solidarité du Président du Faso. Les échanges entre l’émissaire burkinabè et le Président de la République ont porté sur l’évolution du processus de paix au Nord du pays ainsi que la récente initiative algérienne en faveur d’un dialogue inclusif inter-malien en vue d’un règlement politique de la crise du Nord.

Mardi 21 janvier 2014 : IBK en visite officielle au Qatar

Le président IBK a entamé une visite officielle au Qatar, a annoncé un communiqué de la présidence.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la «dynamisation de la coopération entre les deux pays», précise le communiqué.

En plus des «aspects sécuritaires», cette visite a été mise à profit pour la mise en oeuvre des différents accords signés par les deux pays.

Cette visite du président IBK au Qatar est intervenue après celles effectuées respectivement du 10 au 12 janvier en Mauritanie et du 18 au 19 janvier en Algérie.

Mercredi 22 janvier 2014 : Issaka SIDIBE élu président de l’Assemblée nationale

Issaka SIDIBE a été élu nouveau président de l’Assemblée nationale du Mali, réunie pour la première fois mercredi en session extraordinaire.

  1. SIDIBE, responsable du Rassemblement pour le Mali (RPM), a obtenu 115 voix contre 11 à son unique challenger, le Dr Oumar MARIKO du parti SADI. Il y a eu 20 bulletins blancs et 1 nul. Le RPM avait remporté 66 sièges lors des législatives de décembre dernier 2013) alors que SADI a obtenu 5 sièges sur les 147 que compte le parlement malien.

Deuxième personnage de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale succède au président en cas d’empêchement. Agé 68 ans, Issaka SIDIBE est un élu de Koulikoro, localité située à 50 kilomètres de Bamako. Déjà, il fut député entre 2002 et 2007. Il est membre du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali. Issaka SIDIBE a fait toute sa carrière dans l’administration des douanes. Il est diplômé de l’Ecole nationale de l’administration de Bamako.

Aussitôt élu, le nouveau président de l’Assemblée nationale a tenu à fixer le cap et rassurer. « Nous devons servir l’intérêt général, rien d’autre. Il faut oeuvrer sans relâche à la réconciliation entre les filles et les fils du Mali. Ensemble, nous veillerons à ce que notre Assemblée ne soit pas une chambre d’enregistrement », a-t-il déclaré.

Samedi 22 février 2014 : un toit pour chaque militaire malien

Après la pose de la 1ère pierre du premier programme de logement pour les militaires le 20 janvier  2014  par Président IBK à Sébénikoro, le ministère de la défense du Mali a procédé à la signature  d’une convention d’intention avec le Groupe Alliance pour le Maroc, une entreprise  de construction de logements sociaux dans les locaux du département. Objectif : donner un toit à chaque militaire malien à la hauteur de sa bourse.

Cette convention s’inscrit dans la volonté même de travailler à améliorer les conditions de vie et de travail des hommes et de leurs familles sur les aspects non militaires de leur carrière. A savoir, l’accès aux logements sociaux, à la santé et à l’éducation.

Mercredi 22 janvier 2014:

11 djihadistes tués

Onze djihadistes ont été tués et un soldat français a été blessé lors d’une opération de « contre-terrorisme » des forces françaises de l’opération Serval. Cette opération lancée dans la nuit de mercredi à jeudi, s’est déroulée à une centaine de kilomètres au nord de Tombouctou.

Mercredi 22 janvier 2014 : La MINUSMA exhorte les casques bleus à la vigilance et à la prudence

Le commandant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le général Jean Bosco Kazura, en visite à Gao dans le nord du Mali, a exhorté les casques bleus à la vigilance et à la prudence, tout en soulignant le devoir d’un comportement exemplaire vis-à-vis de leurs hôtes maliens.

Vendredi 24 janvier 2014 : L’Union africaine appelle à l’accélération de la cadence dans le processus de dialogue

L’Union africaine (UA) appelle le gouvernement et les groupes armés à accélérer la cadence afin de passer à l’étape supérieure dans le processus de dialogue inclusif, a déclaré Pierre Buyoya, Haut représentant de la présidente de la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel (MISAHEL).

  1. Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel et Chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) a déclaré que 2014 devrait voir «la tenue de pourparlers inclusifs, un processus devant permettre aux Maliens de tourner définitivement la page de la crise ».

Samedi 25 janvier 2014 : Marche pacifique et ville morte à Tombouctou dans le nord du pays

Les ouvriers et commerçants de la ville de Tombouctou ont marché le matin pour exprimer leur mécontentement face «au refus des autorités de leur octroyer des marchés au profit aux étrangers».

La marche qui a abouti au gouvernorat de Tombouctou, a mobilisé une grande foule de commerçants détaillants et d’ouvriers.

Mardi 28 janvier 2014 : IBK réaffirme les principes du dialogue et l’engagement du Mali en faveur de la paix

Le Président IBK a participé du 28 au 31 janvier 2014, à Addis-Abeba, au 22ème sommet de l’Union Africaine.  Le Président de la République a, à cette occasion, réaffirmé son engagement personnel ainsi que celui de son gouvernement à tout mettre en oeuvre pour conduire le processus de paix à travers un dialogue inclusif : « nous sommes condamnés à cheminer ensemble pour la paix et la stabilité indispensable au développement », a t-il rappelé. Il a également martelé les limites du dialogue : « pas d’indépendance, pas d’autonomie, tout le reste est négociable. » Conformément à la résolution n°2100 du Conseil de sécurité de l’ONU, le Président IBK a insisté sur la nécessité de procéder au cantonnement et au désarmement des groupes armés, des préalables à la poursuite du dialogue. « Le temps presse, nous avons un Etat à reconstruire, une stabilité à bâtir sur des bases saines et solides ».

Mardi 28 janvier 2014 :

Accord italo-malien pour la

réduction de l’émigration

Un accord de partenariat visant la réduction de l’émigration malienne vers l’Italie a été signé entre le ministère des Maliens de l’Extérieur et l’ONG italienne Svilppo 2000.

L’accord consiste à renforcer, grâce à un financement de 1.652. 419 euros, les capacités productives d’une ferme et à construire une unité de transformation de produits agricoles dans la région de Kayes (sud) afin d’y accueillir 80 ressortissants maliens actuellement bénéficiaires d’un droit de séjour humanitaire en Italie.

Mardi 28 janvier 2014 : Vers une visite du Conseil de sécurité de l’ONU

La prochaine visite au Mali d’une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies a été au menu d’une audience que le Président IBK a accordée au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA, Albert Koenders.

L’entretien avec le Président IBK s’est déroulé dans le cadre des concertations régulières entre la MINUSMA et les autorités nationales. Lors de cette rencontre, le chef de l’Etat et le patron de la MINUSMA ont notamment fait le point sur la préparation des pourparlers inclusifs, la situation sécuritaire et l’état d’avancement du déploiement de la MINUSMA au Mali.

Mercredi 29 janvier 2014 : L’UA félicitée pour sa contribution au retour de la paix dans le nord du Mali

L’Union africaine a été félicitée pour avoir aidé à ramener la stabilité dans le nord du Mali, victime d’attaques des rebelles.

Le Haut-représentant de l’UA au Mali et au Sahel, Pierre Buyoya, a déclaré lors d’une conférence de presse en marge du 22è me Sommet de l’UA que les efforts du bloc continental se concentraient désormais pour aider notre pays à consolider la paix et à relever les défis de développement auxquels il est confronté.

 




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