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dimanche 19 août 2018
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40è anniversaire de l’ONG Protos: 16 latrines modernes réalisées au Mali

Vu le contexte sécuritaire et sanitaire au Mali, œuvrer à un meilleur accès à l’eau et aux services d’hygiène et assainissement reste une priorité pour l’ONG Protos qui, dans le cadre des festivités de son 40è anniversaire, vient d’inaugurer 16 toilettes dans notre pays.

A l’occasion de son 40è anniversaire, l’ONG Protos a ouvert au total 40 toilettes au Bénin (municipalités de Lokossa et Athiémé), au Mali (Bamako-Commune IV et Mountougoula) et en Ouganda (Nyakeera).
Sur les 40 toilettes, 16 ont été inaugurées en prélude à la Journée mondiale des toilettes, célébrée le 19 novembre de chaque année. La réalisation de ces infrastructures fait suite au constat alarmant de l’Organisation des Nations unies qui a révélé que dans les 2 pays (Bénin et Mali) seulement 14,31% et 19% de la population ont respectivement accès à des installations sanitaires de base.
Voilà pourquoi, l’ONG Protos et ses partenaires locaux ont principalement construit des latrines scolaires, mais aussi des toilettes privées. Ainsi, ce sont au total, 1 992 personnes pourront désormais faire leurs besoins de manière salubre et digne.
L’inauguration festive des toilettes a eu lieu la semaine précédant la Journée mondiale des toilettes (le 19 novembre).
Au Mali, la construction et la réhabilitation de ces latrines s’inscrit dans le cadre du 4è Programme pluriannuel DGD (2017-2021) intitulé «Amélioration participative, durable et équitable de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, dans le District de Bamako et les Régions de Koulikoro et Mopti», qui est cofinancé par le Gouvernement belge à 80% et Protos pour les 20% restants.
Ainsi, au titre dudit programme, la réalisation des latrines scolaires intervient au niveau du volet «Hygiène et assainissement en milieu scolaire (HAMS)».
En effet, le travail de Protos en matière d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement est axé sur la disponibilité (réalisation et réhabilitation), ainsi que sur l’utilisation (gestion) des infrastructures. Le tout étant soutenu par une «recherche-action sur la durabilité des services dans un contexte de Maitrise d’ouvrage (MO)».
Dans les écoles, le travail sur le WASH suit les normes et les directives définies dans le guide élaboré par l’Etat et ses partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF.
Des explications des responsables de l’ONG Protos, la promotion de l’hygiène et de l’assainissement en milieu scolaire consiste à mettre les écoles cibles au standard «WASH à l’école» de l’OMS/UNICEF, à savoir: chaque école doit disposer d’un point d’eau potable amélioré, de latrines séparées filles/garçons suffisantes en fonction des effectifs, de lave-mains devant chaque bloc de latrines et chaque classe et d’un kit d’hygiène pour l’entretien de ces équipements.
Ce volet «hardware» est accompagné d’un volet «software» consistant à mettre en place des modalités pérennes de gestion et de maintenance de ces équipements, et à améliorer rapidement et durablement les pratiques d’hygiène, tant à l’école que dans la communauté.
«Les conditions d’hygiène et d’assainissement en milieu scolaire influent sur l’état de santé des élèves mais aussi de la population. Le déficit d’accès à l’eau potable, aux installations sanitaires ainsi que le faible niveau d’adoption des comportements et pratiques d’hygiène appropriés favorisent la survenue des maladies liées à l’eau et à l’insalubrité du milieu, comme les diarrhées, le trachome et les dermatoses, qui constituent des problèmes majeurs de santé publique », affirme-t-on au sein de cette organisation qui aura muri durant ses 40 ans d’existence en passant du bénévolat vers une une ONG professionnelle.

PAR MOHAMED D. DIAWARA




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