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mardi 25 septembre 2018
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5è édition du Festival «Nuits du Kamalen N’Goni»: témoignage de la richesse culturelle du Wassoulou

L’Association Voix et musique pour l’intégration culturelle a organisé, du 22 au 25 mars 2018 au Stade municipal de Yanfolila, la 5è édition du Festival international des Arts et Cultures de Wassoulou (FECIWA), dénommé «Nuits du Kamalen N’Goni», sous le thème: « Immigration et emploi des jeunes en milieu rural».

Le ton a été donné, jeudi dernier dans la soirée, par le représentant du ministre de la Culture, Tidiane SANGARE, en présence des milliers de festivaliers, au Stade municipal de la capitale du Wassoulou.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des maires du cercle de Yanfolila ; du président du Conseil de cercle, Seydou DIAKITE ; du préfet, Tahirou KOTE ; du commissaire du festival, Abdoul BERTHE ; du directeur artistique, l’artiste Yoro DIALLO, des représentants des partenaires…
Cette 5è édition du festival «Nuits du Kamalen N’Goni» avait pour thème : « Immigration et emploi des jeunes en milieu rural», et avec comme parrain, le président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, et comme marraine, Mme SANGARE Djénéba DIAKITE.
Selon le commissaire du Festival «Nuits du Kamalen N’Goni», Abdoul BERTHE, l’objectif de ce rendez-vous culturel annuel est de renforcer les liens de fraternité entre les populations de Wassoulou-Balé et celles des autres aires culturelles en partage avec le Wassoulou, à savoir : Kolondièba, Bougouni, la Guinée Conakry et la Côte d’Ivoire ; faire connaitre le patrimoine matériel et immatériel des communes rurales de Yanfolila tout en réhabilitant le potentiel artistique, historique et touristique ; d’apprendre aux générations futures les valeurs culturelles et artistiques de Wassoulou ; et promouvoir le secteur de l’artisanat pour en faire un vivier de développement desdites localités à travers les foires d’exposition artistiques.
Pour M. BERTHE, cette rencontre du donné et du recevoir est une activité artistique et culturelle phare des jeunes du terroir et témoigne de la richesse du patrimoine artistique et culturel du Wassoulou.
«Soutenir ce festival c’est aussi contribuer réellement à la promotion et à la valorisation des instruments à cordes de la région de Sikasso, les danses, les masques et les folklores des aires culturelles en partage avec le Wassoulou », a-t-il soutenu.
Aussi, a-t-il fait savoir, il ne s’agit pas seulement de l’aspect folklorique, mais également des conférences-débats sur l’immigration et l’emploi des jeunes en milieu rural, l’organisation des jeux Kermès, l’athlétisme, la promotion des Instituts de formation…
M. BERTHE est convaincu que ce festival est une occasion supplémentaire pour réaffirmer leur engagement au développement culturel, artistique, touristique et économique de Wassoulou.
Quant au préfet du cercle de Yanfolila, Tahirou KOTE, il a indiqué que ce festival s’inscrit dans le cadre de la valorisation de la culture du Wassoulou et permet de rehausser le potentiel artistique, culturel et touristique de notre pays. Il a qualifié cette rencontre annuelle de grand pôle d’attraction et d’affluence pour les populations, d’où une opportunité pour elle de mener des contacts d’affaires.
Pour le chef de l’exécutif local, le «Kamelen N’Goni», qui s’adresse principalement aux jeunes, constitue une invite au travail bien fait. Raison pour laquelle, il a invité les jeunes à retrousser les manches pour mettre à profit les innombrables potentialités qui s’offrent à eux. Aussi, a-t-il exhorté les jeunes à tourner le dos aux effets pervers qui minent notre société et s’engager résolument dans l’entreprenariat.
Pour le président du Conseil de cercle, Seydou DIAKITE, ce festival qui prend progressivement ses marques est la preuve d’un attachement de la jeunesse aux valeurs ancestrales profondes et un engagement à promouvoir l’héritage culturel local.
Selon M. DIAKITE, la préservation et la promotion du patrimoine culturel et touristique d’un peuple ne prend tout son sens qu’à travers des mesures élaborées et mises en œuvre pour le faire connaitre, le valoriser et l’intégrer dans son vécu quotidien par des actions permettant d’améliorer constamment les conditions de vie des populations.
Il a profité de l’occasion pour lancer un appel aux élus locaux à s’approprier ce festival pour en faire un facteur de développement progressif. Aux hommes d’affaires et à la diaspora du cercle de Yanfolila, le président du Conseil de cercle a appelé ceux-ci à ne pas baisser les bras et à apporter leur expérience, leur savoir et leur savoir-faire.
Pour sa part, le représentant du ministre de la Culture, Tidiane SANGARE, dira que l’initiative de ce festival cadre parfaitement avec la vision du département, pour qui, notre riche culture constitue la meilleure solution pour la paix et la réconciliation nationale. Il a nourri l’espoir de voir renforcer les connaissances sur les préoccupations liées à la migration, à l’emploi des jeunes, à la santé, à la malnutrition, à la sécurité, à la réconciliation et à la paix durable dans notre pays.
Pour M. SANGARE, le festival «Nuits du Kamalen N’Goni» permet aux milliers de festivaliers d’être témoins de la richesse et de la diversité de la culture du Wassoulou.
«Une réelle opportunité de valorisation et un espace d’échanges qui offre aux populations le cadre d’une prise de conscience sur la nécessité de la protection de notre patrimoine culturel, mais aussi la pérennisation et la valorisation de nos valeurs traditionnelles aux fins de la stabilité et du développement économique de notre pays», a-t-il conclu.

PAR MODIBO KONE
ENVOYE SPECIAL




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