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mardi 1 décembre 2020
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5ème édition de ‘’Integrity Icon’’: les cinq fonctionnaires les plus intègres identifiés

Dans quelques jours, l’ONG d’Accountability Lab procèdera à la désignation du fonctionnaire le plus intègre au Mali. Les cinq fonctionnaires nominés pour la finale ont été présentés à la presse, hier jeudi, à l’hôtel Oromo. C’était à la faveur d’une conférence de presse que le bureau d’Accounability Lab au Mali a animé. Ladite conférence était animée par Moussa KONDO, Directeur pays, en présence de Mme Djenebou COULIBALY, responsable des superviseurs de sélections des lauréats au compte d’Accountability Lab, le président du panel des experts, Daouda TEKETE et des membres dudit bureau.

Ces cinq finalistes ont été découverts, à travers le pays, suite à une enquête bien fouillées des services de Accountability. Ils ont été présentés à la projection d’une présentation vidéo dans laquelle les profils de chacun d’eux ont été présentés aux journalistes.
Selon le patron d’Accountability Lab au Mali, M. KONDO, la vidéo fera l’objet de large diffusion sur les chaines de télé, radio, réseaux sociaux, dans les jours à venir permettant aux populations maliennes de choisir leurs candidats, à l’issue de vote par Sms, sur les mêmes réseaux sociaux. Il expliquera que les cinq finalistes ont été nominés par les populations elles-mêmes.
Les cinq finalistes sont : Mme KONE Aïssata SANGHO, enseignante à Gourma-Rarhous ; le Dr Gaoussou dit Abdel Kader SIMPARA, médecin et non moins Directeur technique du CSCOM de Kayes Khasso ; Mme FORE Mariam DIARRA, adjointe au chef des finances de la Direction nationale des frontières ; Moussa Abdoulaye DIARRA, Magistrat au programme Justice de paix à campagne étendue à (JEPCE) et le Sergent Seydou DAO, agent de service pénitentiaire et l’éducation surveillée à Djenné.
En somme, ils sont trois femmes et deux hommes, cette année, à tirer leur épingle du jeu parmi les 620 nominés sur toute l’étendue du territoire national.
Signalons qu’en plus des nominations de leurs communautés respectives, plus de 3 500 volontaires ont sillonné les coins et recoins du pays pour dénicher ces fonctionnaires rares. Ainsi, selon les explications de M. KONDO, sur les 620 nominations, un tri de 30 personnes a été fait par les organisations de la société civile, partenaires d’Accounability Lab Mali, dont le Réseau des journalistes d’investigation.
« D’abord, ils ont été choisis par les populations elles-mêmes, des villes et localités du Mali, bref, partout où il y a un service de l’État, où les usagers s’y rendent pour résoudre leurs problèmes administratifs. Ensuite, les OSC rentrent dans la danse pour choisir les gens qui répondent aux critères soumis. Et le comité des experts intervient pour trier les meilleurs parmi ceux retenus par les OSC. C’est pour rassurer et dire qu’il y a une transparence totale, car rarement notre structure elle-même intervient », a déclaré Moussa Kondo. Il n’a pas manqué de rappeler les objectifs de cette campagne de récompense des fonctionnaires intègres du Mali. C’est parce qu’il y a, dit-il, une mauvaise gouvernance, la corruption est à la base de beaucoup de problèmes que nous vivons aujourd’hui.
« On veut qu’il y ait un changement de mentalité chez nous, c’est la jeune génération, qui est appelée à diriger le pays dans le futur. Le choix de cette compétition participe à créer une émulation chez d’autres fonctionnaires », a-t-il souligné, avant de rappeler que les évènements qui ont provoqué la chute du régime IBK sont la conséquence palpable de la corruption et le non-respect des valeurs de l’intégrité que tout citoyen doit avoir pour servir son pays.
Quant au président du panel des experts, Daouda TEKETE, il a salué cette idée novatrice d’Accounability Lab Mali de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, sans répression, mais en montrant des bons exemples d’intégrité, d’honnêteté dans les services, qui sont ponctuels dans les services, qui servent l’État en toute transparence.
« Pour réussir la lutte contre la corruption, il faut qu’on travaille sur la mentalité des Maliens et non à mettre le maximum d’argents à la disposition des gens », a-t-il conclu.

PAR CHRISTELLE KONE




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