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vendredi 20 mai 2022
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8 mars: l’Union européenne célèbre les femmes de culture

La résidence de l’Ambassadeur de l’Union européenne a abrité, hier jeudi, un déjeuner à l’endroit des femmes de culture du Mali. L’objectif de cette journée était de rendre un vibrant hommage à ces dames à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.  La rencontre a aussi été l’occasion pour Bart OUVRY et sa délégation d’apprécier le livre intitulé ‘Ecrivaines de monde’’, un ouvrage de 150 pages, qui est composé de la biographie des femmes écrivaines du Mali.

C’était toute une brochette de femmes de culture qui ont répondu à l’appel du corps diplomatique européen accrédité au Mali. Parmi elles, Mme Kadiatou KONARE, ancienne ministre et éditrice ; Mme Oumou Armand DIARRA, Présidente du Réseau des femmes écrivaines du Mali et de la diaspora. À leurs côtés, il y avait des professionnelles de danse, de SLAM   et d’autres spécialités culturelles.

Dans ces mots de bienvenue, l’Ambassadeur OUVRY a salué le rôle de la Malienne dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale au Mali.  Selon lui, cette rencontre est une fois de plus une occasion pour la délégation de l’Union européenne de découvrir les talents de ces femmes qui évoluent dans différents domaines de la culture au Mali. « Aujourd’hui, nous avons des femmes maliennes qui vont témoigner des difficultés, mais aussi des opportunités d’être femmes écrivaines, d’être chanteuses, d’être femme de théâtre. C’est en donnant la parole aux femmes que nous allons leur permettre de mieux se faire connaître avec mes collègues et notre but finalement, c’est de promouvoir la culture malienne », a-t-il dit.

Il a insisté à dire que c’est une opportunité d’avoir au Mali ces femmes qui font connaître le pays dans un sens positif. « Il est important de chanter le Mali, les louanges de la culture malienne. C’est ce que nous voulons faire, avec l’aide de ces femmes », a affirmé l’Ambassadeur de l’Union européenne.

Mme Kadiatou KONARE s’est réjouie, au nom des invitées, de la qualité de l’ouvrage du recueil de portrait des écrivaines du Mali. Selon, elle ce travail ne serait jamais un succès, sans l’engagement de l’Ambassadeur OUVRY et celui des hommes.

« Les femmes peuvent être certes fortes, et je crois que les femmes en générale sont fortes, mais les femmes du Mali sont très fortes, elles sont dynamiques. Ce sont elles qui sont les premières à se lever et les dernières à se coucher. Elles tiennent le foyer, avec résistance et surtout modestie. Comme le dit un adage bambara, la poule sait que le soleil se lève, mais elle laisse le soin au coq de donner le signal. C’est de cela qu’il s’agit », a-t-elle dit, comme pour rappeler que la société malienne est le fruit de la détermination de la femme et l’accompagnement de l’homme.

Par rapport au livre, Mme Oumou Armand DIARRA rassure que c’est un document qui est pédagogique qui peut permettre aux chercheurs, aux élèves de s’informer et s’orienter dans les bibliothèques.

À propos de la journée internationale de la femme, Mme DIARRA déplore le statut souvent moins confortant de la femme. « En ce 8 mars, je suis d’accord avec elle.  Mais force est de reconnaître que le rôle de la femme dans notre société est très complexe. D’abord, parce qu’on est marginalisée au sein du groupe, en tant qu’écrivaine. Les hommes nous encouragent peu, parce qu’on n’a pas beaucoup de rentabilité au sein du foyer du côté financier. Parce quand l’on n’a pas un travail, et l’on ne fait qu’écrire, finalement, ton mari te met à la porte. Les aléas du foyer représentent un handicap pour nous. Donc on est obligée aujourd’hui de nous tourner vers les partenaires qui peuvent nous aider à sortir de ce gouffre. Car, actuellement tout le monde sait qu’aujourd’hui la situation est très difficile pour les femmes et nous n’arrivons pas à nous en sortir », a-t-elle dit.

C’est autour d’un déjeuner convivial que ces femmes de toutes disciplines culturelles et souvent certaines en situation de handicap ont, à tour de rôle, raconté leur succès stories et les différents défis auxquels elles font face pour mener à bon port leur mission de femme au foyer, de culture et surtout d’incubatrice de succès dans les différentes communautés dans lesquelles elles évoluent.

PAR CHRISTELLE KONE              




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