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samedi 27 novembre 2021
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9 ans après le saccage de la Clinique Allama de Kati: la famille du Dr Elmehdi demande justice

Le 1er février 2012, des manifestants déchainés composés des femmes et des enfants, ont saccagé la Clinique médicale Allama de Kati, face au Prytanée Militaire, au motif que son promoteur, le Dr Elmehdi Ag HAMAHADY, serait de mèche avec les rebelles touareg qui venaient d’attaquer l’armée nationale au nord du pays. Neuf ans après ces douloureux événements, la famille de Dr Elmehdi Ag HAMAHADY, toujours inconsolable, crie à l’amalgame et réclame justice. A l’heure de la réconciliation, ce dossier ne mérite-t-il pas une attention de la part des autorités de la Transition ?

A la faveur du neuvième anniversaire de ces événements malheureux, la famille a interpelé les plus hautes autorités du pays pour que justice soit enfin faite. La famille du Dr Elmehdi Ag HAMAHADY, promoteur dudit complexe médical, ne comprend pas le fait que ce pillage a eu lieu sans qu’aucune mesure ne soit prise par les autorités d’alors. Et cela, bien que la clinique en question se trouvait à quelques encablures du palais présidentiel de Koulouba et à dix mètres de la première région militaire du pays.

Même si le Dr Elmehdi Ag HAMAHADY a pu sauver sa vie et celle des membres de sa famille, dont le Dr Halatine AG ELMEHDI et le Dr Allama WALET ELMEHDI actuellement médecins, étudiants au moment des faits, tous ses biens ont été pillés. Ainsi, la Clinique qui a été vantée lors de son inauguration par le ministre de la Santé de l’époque comme « joyau qui vient enrichir l’offre de santé performante de notre pays, le Mali », a été réduite en poussière par les manifestants.

Pire, depuis le pillage du complexe médical Allama, la justice a juste autorisé la vente aux enchères des ruines pour le payement des créances causées par la destruction du matériel médical de la Clinique. Après plusieurs assauts de la banque pour l’expropriation du complexe, dont la dernière date du mois d’octobre 2020, cette décision judiciaire a été finalement suspendue à la demande des autorités de la Transition. Toutefois, il appartient aux nouvelles Autorités du pays d’agir et de se saisir du dossier nom de la réconciliation nationale.

Le temps presse !

Pour rappel, au mois de janvier 2012, pendant que la situation sécuritaire se dégradait de jour en jour et que les hiérarchies militaires étaient restées silencieuses, les femmes et mères des militaires au front avaient décidé de durcir le ton. L’objectif était d’exiger de l’Etat toutes les informations relatives à leurs proches qui se battaient contre des bandits armés venus de Libye et des terroristes d’AQMI venus d’Algérie. Ainsi, le 1er février 2012, ces manifestations, comprenant en majorité des jeunes, ont dégénéré à Kati et la Clinique Médicale Allama, ainsi qu’une pharmacie appartenant au Dr Elmédhi, un Touareg, ont été complément saccagées.

A noter que la Clinique Médicale Allama, ouverte au public en avril 2007, est la première polyclinique privée. Elle était composée de deux blocs opératoires, d’une salle de réanimation, d’un cabinet dentaire, d’un cabinet ophtalmique, d’un cabinet d’endoscopie, d’un cabinet gynéco-obstétrical d’accouchement, d’un laboratoire d’analyses biologiques. De même, il y avait des salles d’hospitalisation, des bureaux de consultation, des salles d’attente, une cafeteria, une terrasse de repos des patients hospitalisés et d’ambulances médicalisées, ainsi que d’une quinze chambres d’hospitalisation.

Abdoulaye OUATTARA




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