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samedi 17 avril 2021
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A la quête de la culture Senoufo:  »le paresseux dit que le brave paysan détient le remède de la culture mais je dis que ceci est faux, c’est le courage. »

Au cours de notre visite au centre culturel Senoufo le samedi 27 février 2021 les étudiants en licence III de la filière Journalisme et Communication ont approché M. Yaya Elie Bamba, un des responsables avec qui nous avons eu un entretien pour amplifier nos recherches en cours.

UCAO News : Au niveau de ce musée, qu’est-ce que vous faites ?
M. Yaya Elie Bamba : Le musée du centre culturel senoufo, ne peut pas être détaché du centre. Tout ce qu’on fait dans ce musée fait partir des activités du centre. Ces activités sont nombreuses. Nous faisons des recherches dans les villages sur des thèmes bien précis auprès des personnes ressources (les vieilles personnes, les maires de communes, les enseignants) voire tout ce qui connaisse la culture senoufo et bien d’autres cultures, parce que le but premier est la culture senoufo mais les autres cultures sont prises en compte. Dans notre musée, y’a des objets culturels provenant d’autres ethnies : les dogons, les miniankas, les peulhs, les guerzés de la Guinée Conakry etc…Nous faisons des publications aussi par rapport à ces recherches. En plus, nous accueillons tous les jours des visiteurs au sein de notre centre, les jeudis et les dimanches sont réservés aux couples mariés pour des photos. Nous veillons également aux différentes collections pour les sécuriser contre la vermine, la poussière, la rouille et bien d’autres choses.

UCAO News : Quelles sont les activités que vous menez ?
Y.E.B :
Présentement, nous participons à l’organisation des festivals dans la mesure du possible. Par exemple le festival Niangnèrgué qui a eu lieu à Bamako récemment. Nous organisons souvent à notre niveau des journées culturelles. On peut inviter par exemple des joueuses de CICAARA pour la valorisation de cet instrument de musique, qui perd sa valeur au cours de ces dernières années alors que c’est quelque chose de très importante. Nos activités s’étendent dans d’autres pays tels que le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Nous faisons des animations dans les établissements scolaires en l’occurrence les lycées. Nous avons formé une troupe théâtrale qui a joué sur l’immigration clandestine et ces conséquences fâcheuses. Notre travail est un travail de fourmi. Il faut élaborer des projets. Si ça reçoit un financement c’est bien mais là où nous sommes ce n’est pas facile d’avoir des financements, ni des partenaires. C’est un centre privé qui essaye de vivre de ces
propres moyens par les entrées, les cotisations des visiteurs, les revenus provenant des cases d’hôte.

UCAO News : Quels sont vos projets pour le futur ?
Y.E.B :
Nous avons le projet d’agrandir le centre et pour cela, nous avons déjà un terrain d’un hectare. Les projets élaborés sont adressés à des bailleurs de fonds. Aujourd’hui nous sommes entrain d’exécuter un projet qui est financé par l’ambassade d’Allemagne pour la valorisation du musée et de ses collections.
Chakane SAYE/ Oumou
MACALOU




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