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vendredi 24 septembre 2021
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À rebours des manipulations idéologiques

L’amarrage à l’orthodoxie de la pratique démocratique s’annonce aussi chahuté que la météo pour ce qui est de la désignation d’un candidat à l’élection présidentielle au sein de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Lynchage public abominable, mise en abyme absolue, les coups sont lâchés et les acteurs se lâchent. Dans cette jungle politique faite de compétition et de prédation, les cassandres annoncent la bérézina pour le Dr Boubou CISSE livré à la clameur populaire par des adversaires qui s’inventent des fantasmes à la mesures de leurs rêves impossibles. Immersion dans un univers impitoyable aux allures de la Foire du Trône de la manipulation mentale.

En l’absence du candidat naturel, Soumi champion (paix à son âme), le Parti Union pour la République et la Démocratie (URD) se retrouve dans la posture de devoir changer de logiciel et de modus operandi en convoquant les dispositions statutaires et réglementaires pour la désignation d’un candidat à l’élection du président de la République. A cet effet, la course est ouverte depuis ce 21 août 2021 avec le lancement officiel du processus de désignation du candidat du Parti pour la prochaine élection présidentielle. Les grandes manœuvres ont également déjà commencé avec par moment l’argumentation qui cède le pas à l’intimidation et la délibération qui s’incline sous le poids de la pression.
De l’avis de la plupart des observateurs, le Dr Boubou CISSE fait figure de super crack. Il est crédité d’une surface intellectuelle, peut-être politique, et d’un carnet d’adresse bien fourni qui devraient lui permettre d’être dans les clous de la Commission qui sera mise en place pour examiner les dossiers de candidatures envoyés par les sections suivant les critères du Parti avant la Conférence nationale convoquée le 23 octobre prochain pour le choix du candidat qui portera l’étendard de l’URD à la prochaine élection présidentielle.
Ceci explique certainement que dans certaines officines, l’on se mette à chafouiner et à lui coller le poncif d’ouvrier de la 25e heure.
Pourtant, à la lumière de l’article 47 du règlement intérieur, « nul ne peut être candidat s’il n’est militant du Parti », il n’est frappé d’aucun empêchement dirimant pour briguer l’investiture de son parti. Or, pour être militant du Parti, il l’est très bien puisqu’il est même, depuis la conférence de section tenue à Djenné, le samedi 26 juin 2021, secrétaire chargé des questions financières et économiques de la section de Djenné. Mieux, la disposition ci-dessus citée du règlement intérieur ne parle ni de militant de la première heure ni de militant de la dernière heure. En fait, à l’URD, il n’y a pas de mercuriale des militants.
Pourtant, pour assouvir probablement une détestation viscérale, des adversaires devenus conjoncturistes qui tiennent une boule de cristal à la place du code Dalloz lui plantent des banderilles. Certains dressant un profil coupable idéal, l’envoient en prison dans l’euphorie de la lutte contre l’impunité qui a déjà vu de grosses pointures passer à la trappe. Le fait d’avoir été ministre ou Premier ministre serait-il en soi un crime ou synonyme de malversation financière, de détournement de denier public ? Nagerait-on dans les eaux troubles d’un jugement au faciès alors qu’existerait une vraie justice impartiale ?
En tout état de cause, assure-t-on dans son entourage, le probable futur candidat de l’URD reste pleinement serein. Aussi, apprend-on, il n’est tenaillé que par son ambition de servir son pays avec dévouement et loyauté.
In fine, le plus important pour les différents protagonistes est de ne jamais perdre de vue l’intérêt supérieur du Parti, en parlant et en agissant de sorte que la bourrasque des ambitions personnelles ne finisse par l’emporter.

PAR BERTIN DAKOUO




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