Accès à l’eau potable à Niamakoro et Faladiè: les assurance du ministre Malick Alhousseini

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En attendant la réalisation du grand projet de Kabala, dont la fin est prévue pour fin 2018, avec la desserte totale de la ville de Bamako, le ministre de l’Énergie et de l’eau, Malick ALHOUSSEINI, à la tête d’une importante délégation de son département, et comprenant des responsables de la Commune VI du District de Bamako, a effectué, le vendredi dernier, une visite des adductions d’eau sommaires de Niamakoro ; la station de reprise d’eau potable de Faladiè et le secteur Mali-Univers. Objectif : Faire l’état des lieux du système d’alimentation en eau potable desdits quartiers et d’apporter, dans la mesure ses possibilités, les solutions idoines aux problèmes d’ici à la période de forte chaleur.

Outre le ministre, la délégation comprenait les membres du cabinet ; les directeurs généraux de la SOMAGEP et de la SOMAPEP, respectivement Boubacar KANE et Adama Tièmoko DIARRA ; le directeur national de l’Hydraulique, Seydou KEITA ; le directeur régional de l’Hydraulique du District de Bamako, Oumar Aly COULIBALY. On y notait également la présence des responsables de la Commune VI et des chefs de quartiers.

L’état des lieux des AES
La visite de la délégation ministérielle a concerné successivement les six adductions d’eau sommaires (AES). Il s’agit :
L’AES Niamakoro Diallobougou en zone aéroportuaire, a été réalisée en décembre 2009 avec un débit d’exploitation du forage de 10 min 3 s/h. Elle a une capacité de 50 min 3 s à laquelle sont branchées 6 bornes-fontaines.
Pour un réseau de distribution d’une longueur de 1 436 m, le nombre de populations desservies est estimé à 2400 à raison de 400 personnes par borne-fontaine.
Au niveau de cette AES, des actes de vandalisme sont souvent commis sur les bornes-fontaines, a-t-on signalé.
L’AES Niamakoro centre de santé (ANIASCO), créée en 1995. Si le débit d’exploitation du forage est inconnu, selon les techniciens, la capacité du château d’eau est de 40 min 3 s pour 2 bornes-fontaines. Le nombre de populations desservies est estimé à 800 personnes à raison de 400 personnes par borne-fontaine. La longueur du réseau de distribution de cette AES qui fonctionne assez correctement est de 200 m.
L’AES Niamakoro Fadiambougou est créée en 1997 avec un débit d’exploitation de 4,5 m3/h. La capacité du château d’eau, soutiennent les techniciens, est de 40 min 3 s. Le nombre de bornes-fontaines est d’une rampe de puisage de 5 têtes. La population desservie est indéterminée. Cette AES qui est à l’arrêt pour problème d’électricité a un réseau de distribution de 20 m.
L’AES Niamakoro Dougoukoro Centre de santé ASACONIA a été réalisée en 1984 pour un débit d’exploitation du forage de 65 m3/h. La capacité du château d’eau est de 40 min 3 s. Avec 3 bornes-fontaines, le nombre de populations desservies par cette AES est de 1200 personnes à raison de 400 personnes par borne-fontaine. Cette AES qui est également à l’arrêt depuis 2 mois pour problème de pompes dispose d’un réseau de distribution de 30 m.
L’AES N° 1 de Niamakoro a été réalisée en 1984 avec une capacité du château de 40 min 3 s. Elle compte 3 bornes-fontaines pour 1200 personnes à raison de 400 personnes par borne-fontaine. Cette AES, qui n’a pas de problèmes techniques majeurs, dispose d’un réseau de distribution de 800 m.
L’AES N° 2 Niamakoro a été réalisée en 1984 avec une capacité du château de 40 min 3 s. Elle compte 2 bornes-fontaines pour une population desservie de 800 personnes. La longueur de son réseau de distribution est 800 m. Cette AES ne fonctionne pas suite au vol de certains panneaux solaires.
La seconde étape de la visite a concerné la station de reprise d’eau potable de Faladiè et la zone Mali-Univers.

La station de reprise d’eau de Faladiè
Selon les explications du directeur général de la SOMAGEP-SA, cette station reçoit 20 000 m3 d’eau/jour, à partir du réservoir de Badalabougou. Mais elle n’en distribue que la moitié, soit 10 000 m3 pour les 6 600 abonnes de Faladiè SEMA.
Les raisons, a-t-il souligné, tiennent au fait que chemin faisant (entre Badalabougou et Faladiè) une bonne partie de l’eau est récupérée par les quartiers de Sogoniko. Ainsi, les 10 000 m3 sont insuffisants pour l’approvisionnement régulier des abonnés de Faladiè, d’où l’interruption de la desserte d’eau pendant la journée où les besoins d’eau sont forts.
« Si la production d’eau est suffisante, la pression actuelle de la pompe de la station de reprise de Faladié peut donner de l’eau à tous les abonnés 24 h/24 », rassure le PDG de la SOMAGEP-SA, Boubacar KANE.
À l’issue de la visite, le ministre de l’Énergie et de l’eau dira qu’il s’agit, par cette sortie, de faire l’état des lieux du système d’alimentation en eau potable de Niamakoro, un grand quartier de Bamako où les difficultés en termes d’approvisionnement en eau potable sont critiques. Cela, a-t-il soutenu, s’explique par une population importante et le déficit d’urbanisation (lotissement) du quartier.

Le bilan de la visite
Selon le ministre Malick ALHOUSSEINI, il a visité les 6 adductions d’eau sommaires qui ont été réalisées pour certaines, depuis les années 80, « sur les 6 AES, seulement 2 sont en état de fonctionnement normal. Pour les 4 autres, nous avons pu identifier des travaux de réhabilitation pour les permettre de pouvoir répondre aux besoins des populations, d’ici les mois de février, mars 2017. L’objectif est de nous préparer pour faire face à la période de forte chaleur 2017 », a-t-il noté.
Aussi, a-t-il promis, de ne ménager aucun effort pour que les travaux de réhabilitation soient réalisés d’ici à la prochaine période de pointe.
Par ailleurs, au cours de cette visite, le ministre et sa délégation ont découvert des infrastructures, communément appelées « systèmes d’hydraulique villageoise améliorée » qui a réalisé par le gouvernement du Mali en 2015.
« Il y en a 4. Malheureusement, ces infrastructures ne sont pas fonctionnelles », a-t-il déploré. Ainsi, il a pris la décision de les rendre fonctionnelles. Pour ce faire, il a instruit à la Direction nationale de l’Hydraulique de prendre toutes les dispositions, avec les services de la mairie et les populations, pour que des comités de gestion soient mis en place afin que les efforts importants consentis par l’État puissent être mis au bénéfice de la population.
Dans la même veine, face au vol des panneaux solaires et autres équipements collectifs, le ministre a appelé au civisme des populations et à la responsabilité des maires pour une meilleure gestion de ces infrastructures de proximité qui les incombe.
Aussi, a-t-il déploré, l’état d’insalubrité dans lequel se trouvent ces infrastructures.
Il a profité de l’occasion pour rappeler que la station compacte de Kalaban-Coro, inauguré la semaine dernière par le Président IBK ne concerne pas les quartiers de Niamakoro et de Faladiè, mais plutôt les localités de Kabala, Kalaban-Coro, Tiébani et de la Commune V du District de Bamako.
À Faladiè, en CVI du District de Bamako, précisément à Mali-Univers, le ministre dira qu’il se pose un problème de production d’eau.
« Il y a une forte demande d’eau. Sinon, il n’y a pas de problème technique. Tout ce qui doit être techniquement fait l’a été. Au fait, les installations étaient uniquement prévues pour Faladiè-SEMA. Aujourd’hui, la population croît ; il y a une extension du quartier et la production d’eau potable ne peut pas répondre à cette forte demande », a-t-il avoué.
Toutefois, il a tenu à rassurer les uns et les autres que leurs demandes seront prises en compte dans le grand projet de Kabala, dont la fin est prévue pour fin 2018.
Enfin, le ministre a invité les usagers à éviter le gaspillage de l’eau, dont une économie peut servir à d’autres qui sont dans le besoin.

Par Sékou CAMARA

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