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dimanche 19 novembre 2017
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Accord de pacification du football malien: Baba honore ses engagements

Le président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, était, hier jeudi, face à la presse, au siège de l’organisation, à l’ACI 2000, pour faire le point de la mise en œuvre du Protocole d’accord pour la pacification du football dans notre pays. Il était, pour la circonstance, entouré de ses proches collaborateurs du bureau de la fédération.

Face aux multiples accusations sur lui de vouloir torpiller le Protocole d’accord du 27 avril dernier, le président du comité exécutif de la FEMAFOOT a réagi, à travers une conférence de presse, en vue de mettre les points sur les ‘’i’’.
Le conférencier a, tout d’abord, tenu à remercier les plus hautes autorités de notre pays pour leur initiative de pacifier le monde du football en proie à une crise depuis plusieurs années.
Cette initiative, qui a abouti à des pourparlers entre les protagonistes du foot malien et à la signature d’un protocole d’accord, le 27 avril dernier, conduira à la levée de la sanction de la Fifa contre le Mali. L’une des conséquences directes de cette mesure a été la participation à la CAN U17 au Gabon, de nos Aiglonnets, a indiqué le président du comité exécutif de la FEMAFOOT.
Selon lui, cette participation a été très bénéfique pour le pays qui a enregistré sa deuxième coupe continentale à l’issue de cette compétition, en quatre ans d’exercice de son équipe. La FEMAFOOT n’a jamais pris à la légère ce protocole et jusque-là ‘’nous avons exécuté tous nos engagements’’ y afférents, a martelé le conférencier.
«Nous avons immédiatement écrit par l’intermédiaire de notre avocat, après la signature du protocole, aux instances judiciaires concernées pour la suspension de nos recours contre les abus de pouvoir du ministre des Sports. Lorsque le TAS nous a également saisis pour demander notre avis sur la décision du département de surseoir à ses procédures d’enquêtes, nous avons donné notre aval », a expliqué le conférencier.
Cependant, pour ce qui est de l’Assemblée générale du 12 juin 2017 à l’effet de la mise en place d’un Comité de normalisation (CONOR) sous supervision de la FIFA, cette dernière a été très claire, a expliqué le conférencier. En effet, depuis le 4 mai 2017, sa réponse est tombée.
Dans une correspondance adressée au président de la FEMAFOOT, l’instance suprême du football a tenu à dire, ‘’concernant l’Assemblée générale du 12 juin et l’installation d’un CONOR, n’étant pas partie prenante du protocole d’accord, elle ne se sent en aucune manière liée aux résolutions prises pour les raisons suivantes’’, a rapporté le conférencier Diarra.
«Une assemblée générale ne peut se tenir et aboutir à des décisions valides que si elle est convoquée et réunie conformément aux statuts applicables de la FEMAFOOT, tel ne semble pas être le cas ; Conformément à l’article 8, alinéa 2 des statuts de la Fifa, remplacer un comité exécutif élu par un comité de normalisation est une mesure exceptionnelle qui relève du pouvoir exclusif de la Fifa. Une telle décision ne peut être prise sans que la Fifa n’ait au préalable constaté que les conditions de son application sont réunies », indique la lettre du 4 mai dernier de la Fifa à la FEMAFOOT.
Or, toujours selon la lettre de la Fifa, ‘’il apparait que dans le cas présent, les circonstances particulières ne sont pas telles qu’elles justifient le remplacement du Comité exécutif actuel par un Comité de normalisation à six mois de la fin de son mandat’’.
A partir du moment où le Mali a adhéré volontairement à la Fifa, ses règles priment sur la législation nationale, a expliqué le président. Ce faisant, ayant ainsi jugé inopportune la mise en place d’un comité de normalisation, toute autre manœuvre visant à contrecarrer cette mesure au plan national, conduira le pays à un retour à la case départ : la reconduction de la sanction de la Fifa. Car cette instance ne recule et n’a jamais reculé devant un pays, quelle que soit sa souveraineté. En conséquence, Boubacar Baba Diarra reste à la tête de la FEMAFOOT jusqu’au terme de son mandat, qui prend normalement fin en octobre prochain, soit dans cinq ou six petits mois.

Par Sidi Dao




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