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mardi 20 avril 2021
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Accord sur le climat à New York: après la signature, le Mali ratifiera ce mercredi

En présence des représentants de 175 pays, partis signer vendredi dernier au siège de l’ONU, à New York, l’accord historique sur le climat conclu à Paris en décembre dernier, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP, représentant le Président IBK, et accompagné de son homologue de l’Environnement, Ousmane KONE, à cette cérémonie, a rassuré du rôle actif et constructif que notre pays entend jouer dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. Il a aussi insisté pour que les engagements pris pour le financement des activités liées à la lutte contre les changements climatiques, dans les pays en développement, soient tenus.

Réunis dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU, 31 Chefs d’État, deux Vice-Présidents, 24 Chefs de gouvernement, 9 Vice-Premiers Ministres, un ancien Président, 29 ministres des affaires étrangères et 57 autres ministres, ainsi que 20 Représentants permanents, soit au total 175 États membres, ont paraphé vendredi, à New York, l’Accord conclu à Paris, le 12 décembre 2015, lors de la dernière Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’événement, à portée mondiale et historique, a vu la participation remarquable et remarquée de la délégation malienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye DIOP, représentant le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA.
« C’est un moment d’histoire. Jamais, auparavant un aussi grand nombre de pays n’avaient signé un accord international en une seule journée », s’est félicité le chef de l’ONU.
« Nous battons des records dans cette salle – ce qui est une bonne nouvelle. Mais des records sont également battus à l’extérieur. Températures mondiales record. Fonte des glaces record. Niveaux record de carbone dans l’atmosphère. Nous sommes engagés dans une course contre la montre », a averti le Secrétaire général, soulignant que la fenêtre de tir qui permettrait de maintenir la hausse de la température globale en dessous de 2 degrés Celsius, voire de 1,5 degré, est en train de se fermer rapidement.
Exhortant tous les pays à agir pour que l’Accord de Paris puisse entrer en vigueur dès que possible, le Secrétaire général a déclaré que l’ère de la consommation sans limites est terminée et que les États doivent désormais redoubler d’efforts pour « décarboner notre économie ».
Invoquant l’esprit d’Abraham Lincoln, l’acteur américain et Messager de la paix des Nations Unies, Leonardo DiCaprio, s’est tourné vers les États membres pour leur dire que l’heure est venue de prendre des engagements sans précédent.
« Ce n’est plus le moment de discuter, de lancer des études et de permettre aux industriels de dicter notre avenir. Le monde se tourne vers vous et vous serez soit applaudis par les générations à venir, soit pointés du doigt », a-t-il déclaré.
Pays d’accueil de la COP21, la France a, par la voix de son Président, François Hollande, annoncé à la tribune de l’Assemblée avoir demandé au Parlement français de ratifier l’Accord de Paris, d’ici à l’été prochain, tout en souhaitant que l’Union européenne suive cet exemple avant la fin de l’année. Pour le Chef de l’État français, la conclusion de cet instrument juridiquement contraignant, au lendemain des attentats terroristes de Paris, a représenté « un moment d’émotion comme il y en a peu dans la vie d’un dirigeant politique ».
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’aller plus loin que les promesses qui ont été faites dans le cadre de l’Accord, rappelant notamment que ces derniers mois ont été les plus chauds de ces 100 dernières années.
« Il faut aller plus vite, encore plus vite, car le temps presse », a insisté M. Hollande, ajoutant que le monde entier doit prendre conscience de ce qu’il s’est passé à Paris, qui se prolonge à New York et va se passer dans les parlements.
Représentant le Président IBK, le ministre des Affaires étrangères a appelé à ce que ce pacte ne soit pas un simple catalogue de promesses. Pour Abdoulaye DIOP, il doit se traduire dans les actes pour le compte de la jeune génération actuelle et de toutes celles qui la suivront, des actes qui réduisent le risque climatique et protègent les communautés, des actes qui engagent les pays signataires dans une voie plus sûre et plus intelligente.
Pour cela, a-t-il insisté, la communauté internationale doit aider les pays en développement à faire cette transition.
« Les plus pauvres et les plus vulnérables ne doivent pas faire les frais d’un problème qu’ils n’ont pas créé », a-t-il déclaré, appelant à ne pas oublier que l’action climatique n’est pas un fardeau et offre de nombreux avantages.
En tout état de cause, le chef de la diplomatie malienne a annoncé que le Mali entendait jouer un rôle actif et constructif dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, en raison de sa situation géographique particulière de pays sahélien enclavé. C’est pour consolider la vision de Paris, que le Mali insiste, dit-il, pour que les engagements pris pour le financement des activités liées à la lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement soient tenus. De ce fait, il a indiqué que le pays avait opté pour une économie verte et résiliente, notamment à travers la foresterie, les énergies renouvelables et autres. Devant les différentes délégations présentes et dans un protocole impeccablement rythmé, le ministre DIOP a annoncé que notre pays s’apprêtait aussi à engager la procédure de ratification de l’Accord de Paris dès le prochain Conseil de ministres le 27 avril 2016.

Par Mohamed D. DIAWARA




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