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samedi 18 novembre 2017
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Accusé d’entrave à la liberté d’expression: la leçon de morale de Diarrassouba à Ras Bath

Injustement accusé par le chroniqueur activiste Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath de l’empêcher d’entrer à Dioïla le week-end dernier, l’honorable Mamadou Diarrassouba, sans polémique, dans un ton très courtois mais ferme, dément les actes à lui prêtés, tout en demandant à son calomniateur et diffamateur des excuses pour avoir attenter à l’honneur des populations du Banico et au corps enseignant.

La supposée affaire dite interdiction ou empêchement du tourbillonnant chroniqueur activiste Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath de rentrer dans le cercle de Dioïla sur ordre du député RPM, Mamadou Diarrassouba, élu de la circonscription, est-elle avérée ou c’est une pire métaphore dans le seul et unique but de porter atteinte à l’image et à la crédibilité d’un homme politique connu et respecté de tous ?
La question mérite tout son pesant d’or au regard de la situation évoquée qui n’a pas manqué de susciter un tollé général au sein de la population du cercle mais aussi chez l’élu de la localité. Lesquels se sont sentis blesser par les propos «injurieux » et « dégradants» du chroniqueur.
En tout cas, face à cette grave accusation, le député élu à Banico, qui observait encore jusqu’au mercredi 12 juillet dernier un devoir de réserve, a tenu, pour son honneur et sa dignité qui ont été souillés ainsi que par devoir de respect pour les populations de sa localité, à faire des précisions importantes.
Sans tomber dans un jeu de ping-pong encore moins d’un débat stérile sur cette accusation aussi fausse et infondée, l’enfant de Massigui, à travers sa sortie, a voulu rétablir la vérité tout en apportant un démenti cinglant pour les faits qui lui sont reprochés.
Il a juré la main sur le cœur de n’être mêlé ni de près ni de loin au désordre qui s’est passé à Dioïla.
Si c’est par rancune que le questeur de l’Assemblée nationale a accepté de clore ce débat, mais c’est sans compter sur cette exigence de taille qu’il attend de Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath dans les prochains jours : des excuses publiques aux populations de Dioïla et au corps enseignant.
« Il y a un aspect pour lequel je voudrais qu’il présente ses excuses aux populations de Dioïla pour les propos qu’il a tenus à leur endroit. C’est quand il a dit que j’ai acheté de la drogue pour les gens afin de l’empêcher de rentrer à Dioïla. Le fait de considérer les gens de Dioïla comme des drogués, me paraît à mon sens une insulte à leur égard. Ce sont là des propos injurieux qui leur ont fait très mal », a soutenu le député RPM.
Autre chose pour laquelle il a souhaité que le chroniqueur activiste présente ses excuses, il s’agit de sa remarque déplacée pour la fonction enseignante.
C’est quand il dit qu’un (Ndr moi) enseignant du premier cycle, qui n’a même pas 90 000 FCFA par mois et qui s’est taillé une maison à étage. Je pense que là aussi à travers ma modeste personne, il s’en prend au corps enseignant en leur manquant. Or, ce qu’il ne sait pas, c’est que beaucoup d’enseignants, qu’il dénigre pour leurs maigres salaires, ont marché avec lui l’autre jour lors de la marche de l’Opposition. Je suis convaincu que le tiers de ses marcheurs étaient des enseignants. Je pense qu’il ne doit pas les manquer de respect. Hier, j’étais maître de premier cycle, je l’assume et j’en suis fier. C’est ce qui a fait que j’ai été élu député à Kolokani. Quand j’étais à Kolokani, dans ma classe aucun élève n’a échoué au CEP. J’ai toujours fait 100%. Aujourd’hui, Dieu merci, je ne suis plus à ce niveau. J’ai fait une thèse en sociologie et sur la gouvernance de l’Assemblée nationale à l’Université Mandé Boukari. La maison à laquelle il fait allusion, j’y ai déménagé en 2008. A cette époque, j’étais député de la CEDEAO avec le Pr Aly Nouhoum Diallo et d’autres députés au cours de la législature 2004 à 2008. Le poste de Questeur a trouvé que j’ai mon étage à Yirimadjo. Ceux qui sont à Yirimadjo peuvent le témoigner», a-t-il déclaré.
En tout cas, des accusations à lui portées, le député de Dioïla est plus catégorique : « Je mets quiconque au défi. Personne ne peut dire que je lui ai appelé à Dioïla pour dire de prendre une telle décision, au niveau des jeunes ou des femmes. Personne ne peut dire que Diarrassouba a appelé pour dire qu’il ne faut pas que Ras Bath rentre à Dioïla ».

Par Mohamed D. DIAWARA




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