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samedi 8 mai 2021
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Achoura-gate: où est la vérité ?

Le mercredi dernier a circulé sur les réseaux sociaux une lettre du ministère de l’agriculture affirmant que des quantités du thé Achura sont impropres à la consommation. Face la nouvelle, le promoteur de l’entreprise et son avocat ont animé une conférence de presse hier pour se défendre. Et du côté de l’Etat, on est ferme que le thé Achura contient de produit de l’aflatoxine dont la consommation est dangereuse à la santé.

Hier mercredi, c’était du ping-pong entre les responsables des services de l’Etat et la société Thé Achura. Chaque partie se défendait dans l’affaire d’échantillon de thé qui n’est pas propre à la consommation. En effet, le gouvernement du Mali a été alerté une quantité de thé en provenance de Chine et qui a transité en France. Il s’agit du produit de thé douteux. En la matière, des contrôles inopinés se font chez un ou plusieurs semi-grossistes et évidemment chez le grossiste importateur.
En effet sur les cinq lots envoyés, le laboratoire a estimé avoir trouvé des résidus de pesticides sur un lot. Par conséquent la Direction nationale du Commerce et de la Concurrence (DGCCC) en a été informée afin de les retirer du marché. « Les investigations ont abouti ou réellement les produits étaient entreposés dans ce magasin. Dans ce magasin, étaient également entreposés d’autres aliments, les engrais. Plusieurs échantillons ont été prélevés. Sur ces échantillons, un seul s’est révélé positif », a précisé M. Akory Ag IKNANE. C’est une quantité de 5kg qui est affectée par de l’aflatoxine.
Selon le directeur général de l’INSP, l’aflatoxine peut se trouver lorsque les conditions de stockage ne sont pas meilleures, pas adéquates. Par ailleurs, il a tenu informer que ce produit est toxique, mais il ne trouve dans tous les échantillons de thé Achura tout en invitant les consommateurs au calme et à ne pas céder à la panique. Aussi, il a rappelé que leur mission n’est pas n’est de faire la promotion d’un produit ou d’entraver l’activité économique d’un quelconque produit. Leur objectif principal est de protéger la santé de la population.
De son côté, l’avocat de thé Achura, Me Cheick Oumar KONARE a été très clair en disant que ni l’INSP, ni la Direction nationale du Commerce et de la Concurrence (DGCCC) encore moins la direction nationale de l’Agriculture (DNA) ne se sont rendus chez le grossiste importateur de Chine.
Selon l’avocat, les échantillons ont été prélevés ailleurs que chez l’importateur grossiste. En effet, poursuit-il, les agents de l’Etat chargés du prélèvement l’ont fait chez un semi-grossiste qui vend aussi des pesticides et bien d’autres produits. « Du coup, des doutes subsistent sur la possibilité que suite à un mauvais conditionnement ou entreposage, du pesticide se soit infiltré dans les cartons de thé examinés », a supposé Me KONARE. Egalement, il est persuadé que l’approche consiste à nuire à la société Thé Achura.
Pour sa part, Bambara Oumar Ag Handaka, PDG de la société importatrice de Thé Achoura a exhorté les autorités à venir directement dans ses entrepôts et de faire leurs prélèvements. Aussi, il a indiqué que sa société a droit à une contre-expertise.

Par Sikou BAH




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