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vendredi 20 septembre 2019
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Action du G5 Sahel: l’appui substantiel de la BADEA

Durant la 44e réunion annuelle du Groupe de la Banque Islamique de Développement (Marrakech, 3-6 avril), forts du succès de leur coopération dans le domaine des ressources agricoles, la BADEA et le G5 Sahel ont convenu d’élargir leur périmètre de coopération au domaine des infrastructures.

Créé en 2014, le G5 Sahel est une organisation régionale qui vise à accroître la sécurité et le développement des habitants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Parce qu’elles contribuent à la mise en valeur du territoire et à l’occupation de l’espace, les activités économiques des populations rurales sont l’un des prérequis de la paix civile et du développement harmonieux du Sahel.

« Pour assurer le développement socioéconomique et l’intégration régionale dans l’espace du G5 Sahel, promouvoir les échanges internes et intra régionaux et faciliter la circulation des personnes et des biens, les Etats se doivent d’investir dans le développement des infrastructures » (Stratégie pour le développement et la sécurité, 2016).

Depuis 1973, année de sa fondation par la Ligue des Etats Arabes, la BADEA finance le développement économique des pays africains, encourage l’investissement de capitaux arabes et contribue à la mise à disposition d’assistants techniques.

Le partenariat entre G5 Sahel et BADEA a débuté peu après que les Chefs d’Etat du G5 Sahel aient demandé au Secrétariat Permanent d’identifier les potentialités agricoles, animalières et halieutiques de la région (Bamako, 6 Février 2017).

Pour ce faire, il a conçu une étude (sans précédent) dont la réalisation a été rendue possible grâce à l’assistance technique de l’Organisation Arabe pour le Développement Agricole (OADA) et au financement de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).

Suite à la conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds (Nouakchott, 6 décembre 2018), la BADEA a résolu d’approfondir l’appui porté au G5 Sahel.

A cet effet, elle a étudié avec attention la « requête de financement des projets routiers inscrits au PIP (2019-2021) » adressée par la Présidence du Conseil des Ministres du G5 Sahel (28 décembre 2018).

A l’occasion de la réunion du Groupe de Coordination Arabe (GCA) (Koweït, 15-16 janvier 2019), la BADEA et les autres membres du GCA ont manifesté leur intérêt pour cinq projets de construction d’infrastructures routières d’un montant total de 323,88m$:

• Route Djibo – Baraboulé – Frontière du Mali (Burkina Faso) : 28,54m$

• Route Sandara – Nioro (Mali): 58m$

• Route Tidjikja – Kiffa – Kankossa – Sélibaby – Khabou (Mauritanie): 62,78m$

• Route Keita – Tamaske – Kolloma – Tahoua (Niger): 26,24m$

• Routes Liwa – Rig Rig et Ngouri – Mao (Tchad) : 148,32m$

Pour Dr Sidi Ould Tah, Directeur Général de la BADEA, « les infrastructures favorisent la prospérité des populations, facilitent l’intégration régionale entre pays et constituent un investissement à fort effet d’entraînement ».

Comme le souligne Maman Sambo Sidikou, Secrétaire Permanent du G5S, « l’appui fourni par la BADEA illustre la détermination des partenaires arabo-islamiques à répondre rapidement aux défis des Sahéliens tout en tenant compte de la pérennité des efforts initiés ».

Cette nouvelle contribution de la BADEA s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) – un portefeuille de 40 projets constitué par le G5 Sahel pour un montant total d’1,9 milliard d’euros.

Les interventions de la première phrase du PIP (2019-2021) répondent à quatre priorités thématiques : gouvernance (81m€), résilience (200m€), sécurité (396m€) et infrastructures (1 milliard €).

A ce jour, l’appui fourni par les partenaires du monde arabo-islamique (Arabie Saoudite : 100m € et Emirats Arabes Unis : 30m€) a surtout porté sur la composante « sécurité » du G5 Sahel.

Cependant, le 6 décembre 2018, le Maroc a exprimé l’intention d’appuyer le G5 Sahel dans le domaine de l’énergie (photovoltaïque).

On note par ailleurs un intérêt accru des bailleurs de fonds (bilatéraux et multilatéraux) de la Oumma en faveur de l’investissement dans le développement.

Cette tendance trouve sa manifestation dans le thème de la réunion annuelle du Groupe de la BID à Marrakech : « La transformation dans un monde en mouvement : en route vers les Objectifs de Développement Durables ».

 




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