Action publique: cri-2002 et partenaires posent des balises

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Après Sikasso, le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI-2002) était le 3 septembre dernier à Mopti pour une rencontre du Cadre de concertation de la région sur le thème : « le citoyen et les collectivités territoriales au cœur de l’action publique… »

Ladite rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme « Partenariats pour l’Exercice d’une Gouvernance Appropriée » (PEGA Phase III, 2015-2018), financé par la Direction du Développement et de Coopération (DDC) suisse. Il a deux principales articulations, à savoir :
L’appui au développement économique régional, à travers les Conseils régionaux de Sikasso, Mopti, Ségou, par l’appui à l’élaboration d’une vision concertée du Développement économique régional (DER) et à son opérationnalisation, le renforcement du cadre organisationnel et institutionnel des Collectivités Région et des regroupements des Collectivités Territoriales (politique et technique), le renforcement des capacités des élus, des techniciens et des partenaires de la Région, la contribution à l’organisation des CROCSAD, le soutien aux cadres de concertations et de planification des actions du développement… ; et
Le soutien à la société civile d’interpellation et de plaidoyer, confié à Oxfam et à ses partenaires, dont Cri-2002, appelés à contribuer par le renforcement du rôle et de la place des autorités traditionnelles et coutumières dans la gestion des affaires publiques et dans la réconciliation, l’appui à l’élaboration de programmes locaux paix –réconciliation nationale.
La finalité recherchée, à travers le Programme PEGA (2015-2018), est de contribuer à l’effectivité de la Nouvelle vision de la Décentralisation, fondée sur la Régionalisation issue des États généraux de la Décentralisation des 21, 22, 23 octobre 2013, et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé, et parachevé, respectivement les 15 mai et 20 juin 2015 à Bamako.
A Mopti, le Dr SALL et son équipe avaient pour objectif essentiel de convenir des balises, avec les acteurs locaux, à poser pour :
L’organisation d’une « Journée d’engagements publics » pour la mise en œuvre des activités conférées à CRI-2002 dans la mise en œuvre du PEGA (2015-2018), notamment d’une « Conférence des citoyens acteurs politiques, économiques, sociaux, et culturels, incluant les autorités traditionnelles et coutumières », pour la relance et l’émergence du Développement économique régional de Mopti dans un climat de paix, de réconciliation, de cohésion sociale, et de concorde nationale ;
L’organisation en rapport avec les autres acteurs étatiques et non étatiques des journées d’information, de formation, et de sensibilisation, et des actions en lien avec la consolidation de la démocratie, de la décentralisation, de la régionalisation et de la gouvernance locale et régionale ;
La préparation, l’organisation et la réalisation de toutes autres activités nécessaires à l’organisation, et la structuration des autorités traditionnelles et coutumières, la réalisation des répertoires des Chefs de villages et de Quartiers, l’appui aux Commissions foncières, les initiatives en lien avec la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.
En introduisant la rencontre, le Dr SALL a rappelé ce que disait Napoléon BONAPARTE de la Gouvernance de l’État : « la politique d’un État est dans sa géographie », et d’ajouter que cette politique est aussi dans les mille particularismes et autant de singularités, qui se retrouvent dans/ et/ sous les valeurs, les principes, les lois, et les règles du jeu, de l’État de droit dont il faut tenir compte, et prendre en charge, dans la gestion des affaires publiques.
Il a aussi rappelé qu’un Etat de droit est un Etat dans lequel prévaut la bonne gouvernance qui impose : tous les acteurs, y compris l’Etat lui-même, sont soumis à la loi ; une gestion transparente des affaires publiques ; des responsables ayant le devoir de rendre compte de leurs actions ; et la participation des citoyens et d’une société civile bien structurée à la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.
Au compteur de CRI-2002, nous pouvons retenir comme réalisations, produits, effets, changements de politiques et de pratiques (CPP) les créations des Cadres de concertations acteurs étatiques et non-étatiques, Elus régionaux, locaux et communaux, incluant les Chefs, légitimités, et autorités traditionnelles, coutumiers et religieux, dans les collectivités territoriales couvertes par le Programme par des décisions officielles avec la région de Mopti (Décision N° 2015-1598-GRM-CAB-2 du 04 décembre 2015), les Cercles de Mopti (Décision N° 2015-0104/P-CM du 03 décembre 2015) et de Bandiagara (Décision N° 2015-0657/P-CB du 04 décembre 2015), la Région de Tombouctou (Décision N°0330/GR-TBT-CAB du 09 décembre 2015) et du Cercle de Tombouctou (Décision N°172/P-CT du 11 décembre 2015).
Des Cadres de Concertations acteurs étatiques et non étatiques, incluant les familles fondatrices, les légitimités traditionnelles, les autorités traditionnelles et coutumières, qui viennent renforcer ceux créés à Sikasso niveau Région ( Décision N° 2015-0975/GRK-SIK-CAB du 27 octobre 2015) et des Cercles de Sikasso ( Décision N° 2015-177/P.SK), de Koutiala (Décision N° 2015-146/P-C.KLA du 27 octobre 2015), et de Bougouni (Décision N° 004/P-CB du 13 janvier 2016).

Par Bertin DAKOUO

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