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lundi 19 février 2018
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Adama Sangare sur l’affaire du champ hippique: « l’initiative est du gouvernement »

Hier mardi, le maire du District de Bamako, Adama SANGARE, a réagi par rapport à l’affaire de recasement du champ hippique de Bamako, qui fait la une des échanges et débats actuellement à Bamako. Selon lui, il y a aucune malice derrière le « recasement temporaire » des commerçants du marché Rose dans le champ Hippique de Bamako. Le maire du district accuse pourtant des agents de l’État à vouloir torpiller cette opération de recasement au champ hippique.

Accusé à tort ou à raison d’auteur de scandales fonciers dans le champ hippique de Bamako, l’élu communal, Adama Sangaré n’a pas mis sous silence cette affaire. En marge de la session extraordinaire du conseil d’administration de la Cellule technique et d’appui aux communes tenue, hier mardi, à la mairie centrale, il a apporté des précisions aux rumeurs distillées à travers la ville sur la question.
« Le président de la République du Mali a posé la 1re pierre de la reconstruction du marché Rose de Bamako (Ndlr le 22 septembre 2017). Après le lancement de cette initiative modernisation dudit marché, il a été demandé de recaser les occupants des lieux en attendant la fin des chantiers », a-t-il rappelé.
Suite à cette demande, il a informé la mise en place des commissions de travail sur les doléances des occupants des lieux, dont l’identification des sites de recasement. Trois endroits, dont le champ hippique de Bamako, ont été identifiés, a déclaré Adama Sangaré.
« Au champ hippique, le ministre des Sports a mis à la disposition de la mairie quatre hectares, à travers une lettre, pour recaser les commerçants du marché Rose », brandit le maire du District de Bamako justifiant la légalité de son opération.
Pour le site du champ hippique, des jeunes y sont opposés au motif que l’espace est leur terrain d’entrainement et de maraichage pour de nombreuses personnes. La semaine derrière, ils ont empêché la délimitation des quatre agents promis par le ministre des Sports pour faire ce travail.
« Si on laisse installer les commerçants dans le champ hippique, c’est comme si l’on autorisait le morcellement de l’espace. C’est pourquoi on ne veut pas de cette opération au champ hippique », a déclaré l’un des manifestants de la semaine dernière. Il pense aussi que l’opération mettra fin au maraichage de nombreuses familles présentes sur place.
Furieux, le maire Adama Sangaré accuse des responsables du champ hippique d’orchestrer cette manifestation pour torpiller l’initiative de recasement. Ces gens, soupçonne-t-il, ne voient que l’argent que les exploitants des maraichages leur offre. Or, des espaces ont été donnés aux maraîchers à Sotuba pour les besoins de leurs activités.
« Ce qui est inquiétant pour ce pays, c’est que des agents de l’État vont à l’encontre de l’exécution des décisions prises par le gouvernement. Cela est quelque chose que je n’arrive pas à comprendre », a-t-il condamné, ajoutant que l’initiative est de la présidence de la république et non un projet de la mairie du District de Bamako.
« Je suis surpris qu’on veuille donner une autre connotation à ce recasement au niveau du champ hippique », s’étonne-t-il avant de préciser que le recasement, en question, est temporaire en attendant l’achèvement des travaux du marché Rose.
Aussi, le maire Adama Sangaré a précisé qu’il n’a aucun pouvoir pour vendre une partie champ hippique. C’est un domaine qui a un titre foncier et appartient à l’État. S’il y a une vente, c’est que l’espace est vendu aux maraichers par les responsables du champ hippique sinon par la mairie centrale, a-t-il martelé.

Par Sikou BAH




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