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samedi 5 décembre 2020
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Administration publique: échec des négociations entre le gouvernement et les syndicats

Les négociations de deux jours (vendredi et samedi derniers) entre le gouvernement de Transition et les quatre syndicats de l’administration publique n’ont pas porté fruit. Elles faisaient suite au préavis de grève déposé le 06 octobre dernier, sur la table du ministre du Travail et de la Fonction publique, par les responsables de la Plateforme d’action commune composée de quatre syndicats.

Les parties ont consommé le désaccord sur la totalité des onze points de revendication au cœur des discussions ces deux jours. La conséquence est qu’à partir de ce 19 octobre 2020, l’on assistera à une paralysie des préfectures, des sous-préfectures, des mairies, de l’administration territoriales ainsi que des agences de développement régional.
Le mouvement est l’œuvre du Syndicat des travailleurs des collectivités territoriales (SYNTRACT) ; du syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC), du syndicat libre des travailleurs de l’administration territoriale (SYLTMAT) et du syndicat de l’Agence de développement régional (CS-ADR) et leurs camarades qui observent un mot d’ordre de la grève de trois cent soixante (360) heures reconductible.

Les responsables syndicaux de la ‘’Plateforme d’action commune’’ réclament onze (11) points de revendications au gouvernement. Avec la commission de conciliation mise en place conformément à la loi, aucun compromis n’a pu être trouvé avec le gouvernement de transition.
Parmi les points figurent l’octroi d’une prime de sujétion pour risques de 400 000 F CFA aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral ; l’octroi aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral d’une indemnité spéciale de : 987 500 F CFA (grade III / 3Eme classe), 1 100 000 F CFA ( grade II / 2ème classe), 1 212 500 F CFA (grade 1/ 1ère classe) et 1 325 000 F CFA (hors grade/ classe exceptionnelle) pour compter du 1er janvier 2020, 1 287 500 F CFA ( grade III / 3ème ), 1 400 000 F CFA (grade II/ 2ème classe), 1 550 000 F CFA (grade 1/ 1ère classe, et 1 700 000 F CFA ( hors grade/ classe exceptionnelle) pour compter du 1er janvier 2021. Ensuite, les responsables syndicaux revendiquent l’octroi aux administrateurs civils et aux membres du corps préfectoral ne bénéficient pas de logement mis à disposition par l’Etat, d’une indemnité de résidence de : 225 000 F CFA pour compter du 1er 2020 ; 250 000 F CFA pour compter du 1er janvier 2021. Ils réclament aussi la majoration de la prime de fonction spéciale de 300% accordée au personnel des services du ministère de l’Administration territoriale. Les syndicats demandent la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des collectivités territoriales relevant du cadre de l’administration générale par le Budget de l’État. Ils demandent également la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les Corps des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale. Les syndicats réclament l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale. Aussi, les syndicats demandent le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des Agences de développement régional du Mali sur la base des budgets annuels 2020 des ADR validés en conseils d’administration et approuvés par la tutelle ; l’application immédiate des Accords d’établissements des ADR du Mali et enfin, l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR (FPA) de ressources propres pour un meilleur ancrage régional au plus tard le 30 septembre 2020.
Signalons que ces mêmes syndicats avaient organisé une marche pacifique le jeudi 15 octobre 2020 sur la Primature pour manifester leur mécontentement contre l’État, par rapport à la démarche discriminatoire des autorités de la transition qui ont négocié la libération d’otages occidentaux et celle du chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé contre des jihadistes relâchés dans la nature. Cette libération est intervenue alors que d’autres Maliens, dont des administrateurs civils sont toujours entre les mains des terroristes.

Par SABA BALLO




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