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samedi 4 avril 2020
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Affaire Bandiougou Doumbia: le HCIM présente ses excuses et demande sa libération

Suite à l’arrestation du prêcheur, El Hadji Bandiougou DOUMBIA, ce dimanche 16 février 2020, les responsables du Haut conseil islamique du Mali ont animé un point de presse, hier, dans les locaux de l’organisation, à l’ACI 2000. Le HCIM a condamné fermement les propos du prêcheur, présenté ses excuses à tous ceux qui ont été blessés par ses propos avant d’inviter les partisans du prêcheur incriminé au calme et à la retenue. Aussi, le HCIM implore-t-il la clémence des autorités pour sa libération.

Cette conférence de presse était animée par le vice-président, Ibrahim KONTAO, qui était entouré de plusieurs autres membres du bureau, notamment, le prêcheur Mohamed TRAORE, et Mohamed Macki BA, Moffa HAÏDARA, etc.

D’entrée de jeu, le vice-président a condamné les propos avant d’appeler les uns et les autres à la retenue. Selon la plus grande faitière de la communauté musulmane au Mali, les propos du prêcheur constituent une atteinte à la dignité du Chef de l’État. Depuis deux jours, l’ensemble du HCIM, a-t-il fait savoir, est mobilisé autour de cette affaire qui préoccupe à plus d’un titre. Conformément à ses missions de pacification et de cohésion sociale, de promotion de la paix, le HCIM s’est impliqué dans cette affaire. Depuis deux jours, a-t-il rappelé, le prêcheur Bandiougou est entre les mains des autorités sécuritaires et judiciaires à la suite de certains propos déplacés qu’il a tenus au cours d’un prêche.

« Nous avons tous entendu ses propos et nous reconnaissons que Bandiougou a commis une erreur », a indiqué le conférencier. Pour lui, les propos tenus par Bandiougou ne sont pas dignes d’un citoyen ordinaire à plus forte raison un prêcheur, qui doit être un guide, un conseiller vis-à-vis de sa communauté. De ce fait, a-t-il expliqué, il doit faire preuve de sagesse, de retenue, et mesurer ses propos.

« Nous avons trouvé ses propos très offensants pour les plus hautes autorités de ce pays, les personnes âgées, les autorités en charge de la sécurité », a-t-il dit. Face à cette situation, le HCIM présente ses excuses tous ceux qui ont été offensés par ces propos.

« Nous avons échangé avec lui, il a reconnu son tort, qu’il n’avait pas mesuré toute la portée de ses propos », a-t-il témoigné. Avant de terminer, il a invité les uns et les autres à la raison. Car, dit-il, la situation du pays ne permet pas qu’on allume le feu autour de cette affaire. C’est pour cette raison que le HCIM s’est constitué en médiateur pour trouver un dénouement heureux dans cette affaire dans le dialogue et la sérénité.

Selon Mohamed TRAORE, le contexte du pays oblige de chacun de nous à faire preuve de responsabilité et de retenue. Il faut éviter d’en ajouter cette situation.

« En tant qu’imam et leader religieux, membre de la commission de contrôle du bureau du HCIM, nous demandons la clémence des autorités pour sa libération ».

Depuis que nous avons vu cette vidéo que nous ne l’avons pas apprécié, a dit Mohamed Macki BA.

« Bandiougou est membre du HCIM, de ce fait, nous sommes obligés de le soutenir. Nous sommes ses collaborateurs et nous estimons que Bandiougou n’est pas un terroriste. Nous présentons nos excuses au peuple malien, au président de la république et à sa famille. Nous allons faire une médiation auprès des autorités. Nous reconnaissons le tort de notre membre. Nous avons besoin de la solidarité du peuple », a-t-il plaidé.

Dans sa déclaration, le secrétaire général du HCIM, le Dr Mamadou DIAMOUTANI, a indiqué : « Bandiougou DOUMBIA est membre de la commission nationale de contrôle du Haut conseil islamique du Mali du Mali. Il a tenu des propos que nous trouvons indignes, surtout d’un prêcheur. Des propos mal placés. Il a blessé, dans ses propos, les plus hautes autorités de ce pays. Au nom du Haut conseil islamique du Mali, au nom de Bandiougou DOUMBIA lui-même, le Haut conseil islamique du Mali présente les excuses à tous ceux, de près ou de loin, qui ont été blessés les propos tenus par Bandiougou DOUMBIA ».

Pour M. DIAMOUTANI, le HCI a le devoir de présenter ses excuses suite aux propos du prêcheur.

L’islam dit ceci : ‘’quand vous avez un frère qui se trompe, aidez-le ! ‘’. Aidez-le comment à sortir de l’erreur.

« Nous reconnaissons que Bandiougou a commis une erreur. Nous présentons en son nom et au nom de tout le Haut conseil islamique du Mali, nos excuses à ceux qui ont été blessés par ses propos », a-t-il conclu.

Par Abdoulaye OUATTARA




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