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mercredi 24 janvier 2018
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Affaire des céréales détournées dans la commune rurale Débéré: le maire décline sa responsabilité

Incriminé dans une affaire distribution d’un don de céréales en période de soudure dans la commune rurale de Débéré dans le cercle de Douentza, M. Hamadoun Ali MAIGA, le maire de Débéré ; en soin à Bamako, depuis quelque temps, nie les faits qui lui sont reprochés dans cette affaire qualifiée de chaotique par certains. C’était à la faveur d’un point de presse que le maire MAIGA a animé, le samedi dernier, chez lui à Kalaban-Coro où il a promis de retourner très bientôt dans sa commune pour y remettre de l’ordre.

Faut-il le rappeler, les habitants de la commune rurale Débéré accusaient en juillet 2017 leur sous-préfet et le maire d’avoir détourné 29 des 44 tonnes de mil et de sorgho qui leur avait été offertes par le gouvernement, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire. L’affaire avait tellement irrité les populations que les chefs des six villages de la commune avaient refusé à l’époque de payer leurs impôts tant que le complément des dons n’était pas restitué. Venu pour soigner un diabète à Bamako depuis février 2017, le maire de Débéré à malgré son état de santé très faible, tenu à donner des précisions sur cette affaire afin d’éclairer les lanternes sur sa part de responsabilité dans l’affaire dite don de céréales dans la commune de Débéré ; en juillet dernier.
D’entrée de jeu, M. MAIGA a insisté qu’il n’était impliqué dans la distribution de céréales ni de loin, ni de prêt. Selon lui, la commune rurale Débéré a reçu ce don en vivre pendant qu’il était gravement malade.
« J’ai appris que ma commune devait recevoir des dons en vivre. Compte tenu de mon état, j’ai instruit qu’on le remette aux autorités administratives comme cela se doit. Ce qui a été fait. Deux jours après, le préfet m’appelle pour me demander comment on fait le dispatching. Je lui ai dit d’appeler les chefs des six villages de la commune pour à chacun la part de son village. C’est ce qui était convenu », a-t-il dit, avant de déplorer que ses instructions n’aient pas été prises en compte sur place. La voix nouée par la colère, M. MAIGA regrette que le préfet ait confié la distribution des céréales à une ONG humanitaire de la zone. Selon ses explications, c’est cette décision du préfet qui est à l’origine de tout ce problème.
« Quand il m’a dit qu’il allait confier ces céréales à cette ONG dont j’ai même oublié le nom, je lui ai dit de faire comme je l’ai toujours fait, c’est-à-dire partager entre les six villages devant tout le monde. A ma grande surprise, il me dit que cette ONG a fait le dispatching sans problème. Et à ma grande surprise, j’ai vu dans un journal que les populations n’ont pas reçu la quantité de céréales promise. Et pire, l’on m’a accusé d’être dans le coup avec le préfet contre les populations. Regardez mon état et jugez en vous-même. Cela fait des mois que je suis en traitement à Bamako. Ces céréales, je n’en ai pas une graine. Si je vous mens, que le malheur suive ma famille pendant des années », a-t-il dit. M. MAIGA a réitéré son amour pour sa commune devant la presse et a insisté sur sa bonne volonté à contribuer à son développement. Il a par ailleurs expliqué les circonstances qui l’ont propulsé à la tête de la collectivité.
«La population de Débéré m’a fait confiance en me faisant appel. Les gens ont voté pour moi sans que je ne fasse une campagne. Comment me comporter avec cette même population de la sorte ? Donc, tout ce dont on m’accuse est faux. Si je ne donne pas quelque chose à cette population, je ne les dépouillerai jamais de leurs ressources », a-t-il martelé. Il a, à cet effet, rassuré qu’il va retourner dans sa commune pour prendre les choses en main et invité les populations à payer les impôts pour le développement de la commune.
« Débéré est une commune que j’aime beaucoup. Je ne vais jamais l’abandonner entre les mains des gens sans scrupule. Si cette maladie n’a pas eu raison de moi, j’y retournerai pour jouer ma modeste partition dans son développement, comme je l’ai toujours fait avec les réalisations comme les adductions d’eau, les écoles, les centre de santé et des projets génératrices de revenus pour les braves femmes de la commune », a-t-il rassuré.

PAR CHRISTHELLE KONE




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