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dimanche 22 septembre 2019
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Affaire du manuel scolaire

Les chefs religieux et leurs fidèles opposés au président IBK, notamment l’Imam Mahmoud Dicko, président du HCI et Cheick Bouyé Haïdara, le Chérif de Nioro, restent toujours vent debout contre la tentative avortée de l’introduction de l’enseignement de l’homosexualité dans notre pays. Pour honorer une promesse à ses militants, l’Imam Dicko a appelé, ce dimanche 10 février 2019, à un grand meeting au Stade du 26 mars de Bamako. Invité vedette : le guide spirituel des Hamallistes, le Chérif de Nioro.

À l’ordre du jour du meeting, les organisateurs indiquent qu’il s’agit d’un rassemblement pour prier pour le pays. Toutefois, selon certaines indiscrétions, lors de ce rassemblement, l’Imam Mahmoud Dicko et le Chérif de Nioro, deux leaders religieux, connus pour leur opposition frontale à l’actuel président, après avoir été du nombre de ses amis, pourraient faire des révélations explosives pour éclabousser le régime.

En attendant, le thème central du meeting sera consacré à l’affaire des manuels scolaires pour ne pas dire l’éducation sexuelle complète qui était une tentative maladroite du gouvernement d’introduire l’enseignement de l’homosexualité dans notre pays. Pourquoi l’Imam Dicko et ses partisans ont-ils combattu l’ESC ? Pourquoi le gouvernement, sous leur pression, a dû renoncer définitivement à cette réforme après le rappel à l’ordre du président IBK ?

De la dénonciation à la fronde, retour sur une affaire cocasse qui a remis l’Imam Dicko en scelle.

L’éducation sexuelle complète est un processus intégré aux programmes scolaires, reposant sur l’enseignement et l’apprentissage des aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité. Elle vise à doter les enfants et les jeunes des connaissances, compétences, attitudes et valeurs leur permettant de jouir de leur droit à la santé, au bien-être et à la dignité ; de développer des relations sociales et sexuelles respectueuses ; d’examiner de quelle manière leurs choix affectent leur propre bien-être et celui des autres ; et de comprendre et d’assurer la protection de leurs droits tout au long de leur vie.

Vers de nouvelles révélations

13 au 16 février 2018 : l’hôtel Azalaï d’Abidjan abrite un atelier régional regroupant le Mali et 3 autres pays (Mauritanie, Niger, Côte d’Ivoire) pour la finalisation des feuilles de route pays et l’organisation du consensus des différents acteurs intervenants dans le domaine de l’ESC (Éducation sexuelle complète).

Si au ministère de l’Éducation nationale, on dément cette information donnée par le Quotidien ivoirien ‘’Fraternité matin’’, il reste toutefois fondé que le Mali est bel et bien partie prenante, depuis fort longtemps du programme « éducation sexuelle complète ». Programme initié en Afrique de l’Ouest par l’UNFPA, l’UNESCO et l’UNICEF accompagnant les gouvernements dans la mise en œuvre de l’éducation complète à la sexualité́ (ECS). Une dangereuse approche, basée sur les droits et axée sur l’égalité des genres, promeut des comportements sexuels responsables, sans risques et épanouissant pour les jeunes en milieu scolaire ou extrascolaire.

Pour ces trois organismes internationaux, des avancées sont en cours dans la sous-région, notamment par rapport à l’ECS en milieu scolaire.

Différents modules thématiques sont élaborés, mais leur intégration dans le programme des matières existantes (Sciences de la vie et de la terre, Éducation civique, Économie sociale et familiale) reste dans la pratique soumise à la capacité́ et à la volonté́ des enseignants (es), qui manquent de ressources pour le faire.

Pour notre pays par exemple, la plateforme interactive « Click Info Ado », élaborée en 2012 par l’ONG RAES (Réseau Africain pour l’Éducation et la Santé, membre du réseau Alliance Droits et Santé au Sénégal) pour éduquer les jeunes à la SSR, a été́ officiellement reconnue par le ministère de l’Éducation nationale en 2016.

Une étude de base du Programme d’Éducation Sexuelle Complete au Mali a été financée par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et mis en œuvre par le Groupe Pivot Santé Population (GP/SP), en collaboration avec les ministères de l’Éducation nationale, de la Santé et de l’Hygiènes publique et l’ONG internationale Reuters.

Revenons à la révélation de l’affaire au grand public

6 août 2018 : intégrer des thématiques d’éducation sexuelle complète dans les programmes de l’enseignement fondamental, c’est l’objectif d’un atelier de formation qui s’est tenu ce matin (06/08/2018). Une trentaine de participants venus des ministères de l’Éducation nationale, de la Santé, de la Jeunesse et de la Promotion de la femme sont concernés. La formation de 10 jours est initiée par le ministère de l’Éducation nationale, à travers le Groupe pivot santé et financée par le Royaume des Pays-Bas.

09 au 19 octobre 2018 : L’Académie d’Enseignement de Ségou abrite, du 09 au 19 octobre, un atelier des professionnels de l’éducation nationale, pour l’élaboration d’un livret sur l’éducation sexuelle des apprenants du fondamental 2. La cérémonie d’ouverture, qui a vu la participation du représentant de l’Académie, Mamadou Baba Touré, celui de l’UNESCO Mali, Amadou Guitteye et du Bureau régional UNESCO de Dakar, William Ngue, était présidée par la Conseillère technique, chargée du genre, Mme Sylla H Cissé, représentant le ministre de l’Éducation nationale.

29 octobre au 3 novembre 2018 : LE Bureau de l’UNESCO à Bamako, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, a organisé du 29 octobre au 3 novembre 2018, un atelier de renforcement des capacités des infirmiers et infirmières sur la santé sexuelle et reproductive, dans le cadre du projet « Autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes par l’éducation ». L’objectif dudit atelier était d’améliorer les compétences des infirmiers (ères) sur la santé de reproduction des adolescentes et des jeunes à l’utilisation des KITS sur la SSR, en prenant en compte les orientations et les principes directeurs de l’éducation sexuelle complète (ESC).

11 décembre 2018 : La révélation de l’Imam Mahamdoud Dicko sur la possible introduction d’un programme d’éducation sexuelle favorisant l’homosexualité. L’imam charge l’ambassade des Pays-Bas d’être, le bras financier, dudit programme, et les responsables du ministère de l’Éducation nationale de cautionner le phénomène. Ces derniers estiment que l’imam fait non seulement de l’amalgame, mais aussi des jugements de valeur.

14 décembre 2018 : Après la déclaration et les sorties de l’Imam Mahamoud Dicko sur le contenu du programme d’éducation sexuelle dans les écoles primaires du pays, des extraits dudit document ont été mis sur les réseaux sociaux, dont Facebook, et largement partagés. Ce document d’une dizaine de pages a amplifié davantage l’indignation du peuple.

17 décembre 2018 : Face à la colère populaire, des initiateurs de ce programme ont affirmé que des extraits du document qui a circulé sur les réseaux ne sont qu’un avant-projet. Pour les participants à l’élaboration du document de base, l’idée de cet avant-projet émane du ministère de l’Éducation. « Nous nous sommes rassemblés pour faire les modules et le guide », explique Mahalmoudou.

17 décembre 2018 : le ministre Abinou Temé a fait une sortie à la chaine télévision nationale sur le programme d’éducation sexuelle controversée. Selon le ministre de l’Éducation, l’objectif de ce document est d’informer les enfants sur la sexualité. Il pense que cela va aider les enfants à éviter les grossesses précoces et les maladies sexuellement transmissibles.

« Il y a un souci du service de l’éducation de donner une information saine sur la santé de la reproduction pour que les enfants connaissent leur corps et qu’ils ne soient pas exposés à des grossesses précoces, aux maladies sexuellement transmissibles » affirme le ministre. « En aucun moment, il ne s’agit de l’homosexualité ou la prostitution », ajoute-t-il.

17 décembre 2018 : Dans la vidéo, d’au moins de deux minutes et signée de la chaine de télé Cherifla, l’on voit le Directeur exécutif du groupe pivot, le Dr Souleymane Dolo, reconnaitre l’erreur de son organisation. Il annonce la suspension des activités du programme « Éducation Sexuelle Complète » et donne l’assurance que les leaders seront très prochainement consultés si les activités devaient toutefois reprendre.

18 décembre 2018 : l’atelier sur le document est arrêté par souci d’apaiser la tension qui était très tendue à Bamako, notamment. L’atelier de réflexion avait déjà commencé à Ségou. Cette rencontre était l’occasion pour des experts de se plancher sur l’éducation sexuelle à destination des adolescents. Vent debout, des associations musulmanes et des dignitaires religieux ont dénoncé l’initiative, allant jusqu’à dire qu’on s’apprêtait au Mali à parler d’homosexualité dans les écoles.

19 décembre 2018 : Le président du HCI dénonce un complot du gouvernement suite à l’insertion du document Education sexuelle complète dans le programme scolaire. Il s’exprimait sur Renouveau TV et FM lors de son passage à l’émission « Foroba Baro’’. « Il ne devrait pas y avoir de confidentialité sur des questions relatives à l’éducation de nos enfants. C’est la preuve que le gouvernement du Mali et son partenaire, les Pays-Bas cachent quelque chose au peuple malien », a-t-il dénoncé. Avant d’ajouter qu’ »il s’agit de préparer nos enfants à concevoir l’homosexualité dans notre société dans les années à venir, ce qui est très grave ».

20 décembre 2018 : le Premier ministre rencontre des responsables et leaders religieux à la Primature en vue de parler du document d’éducation sexuelle complète, en absence de l’Imam Mahamoud Dicko, en déplacement à l’extérieur du pays. Pendant plusieurs minutes, le chef du gouvernement Soumeylou Boubèye Maiga entouré des membres de son gouvernement ont échangé sur ledit programme de controverse. Autour de la table, il y avait notamment les représentants du Haut conseil islamique du Mali, du Groupement des leaders religieux du Mali, des Églises (catholique et protestante) ainsi que des associations des imams, femmes et jeunes musulmans du Mali. Le ministre en charge de l’Éducation nationale, le ministre des Affaires religieuses et celui de l’Administration territoriale étaient aussi présents à la rencontre.

20 décembre 2018 : le gouvernement suspens les travaux du programme après la rencontre le PM et la société civile. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, a déclaré à la presse que le gouvernement a décidé de suspendre les travaux du programme sur l’éducation sexuelle complète. Et que le Premier ministre a instruit aux départements ministériels concernés par le dossier (Éducation nationale, Affaires religieuses et du Culte, Jeunesse et Emploi) de créer un cadre de concertation avec les représentants de l’ensemble des leaders religieux. Ce cadre, a précisé Amadou Koïta, décidera « si les travaux dudit programme doivent continuer ou s’ils doivent purement et simplement être abandonnés ».

21 décembre 2018 : Des partis politiques ne sont pas aussi restés en marge. Contre le programme, la COFoP a affirmé soutenir des leaders religieux dans un communiqué. La conférence des présidents de la Coalition des forces patriotiques, après analyse des documents sur le projet de l’éducation sexuelle complète, a tenu à informer l’opinion nationale et internationale de ses vives préoccupations, a indiqué le communiqué. « La COFoP condamne avec la dernière énergie ce projet, qui est une émanation étrangère, qui nie notre responsabilité quant à l’éducation que nous nous devons de donner à nos enfants en toute souveraineté tenant compte de nos valeurs culturelles positives et de la pertinence du contexte sociopolitique de l’heure », a soutenu ce front politique. Exprimant leur soutien, les responsables de la COFoP ont exigé au gouvernement l’abandon pur et simple de ce projet inadmissible. Moussa Sinko Coulibaly, Oumar Mariko, Abdoulaye Amadou Sy et Housseini Amion Guindo ont par ailleurs affirmé que leur engagement aux côtés des leaders pour l’abandon du projet se fera total.

23 décembre 2018: Mahmoud Dicko appelle les musulmans au calme. « Je suis venu vous remercier de votre patriotisme. Je vous prie de rentrer chez vous sans casser quoi que ce soit ni brûler quelque chose sur les voies publiques », a conseillé le président du Haut conseil islamique. « Je ne serai pas l’origine de tension dans mon pays. J’ai toujours renoncé à chaque fois que les gens pensent que je serai à l’origine d’un problème dans ce pays. Je ne suis pas l’ennemi de ce pays », a déclaré l’imam Dicko. Il a promis aux musulmans de leur faire appel quand le besoin se fera sentir. « Restez attentifs et vigilants », a-t-il conseillé.

23 décembre 2018 : Démonstration de force plutôt réussie à Bamako pour Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM). Alors que la majorité des membres du HCIM étaient contre la tenue d’un meeting pour dénoncer le projet d’un manuel scolaire sur l’éducation sexuelle abordant notamment la question de l’homosexualité, il a réussi à mobiliser des milliers de partisans sur le sujet. Et visiblement, Mahmoud Dicko, va continuer à faire parler de lui sur le terrain politique. Dans son intervention qui n’a duré que 5 min, Dicko a mis l’accent sur l’appel au calme. Il a affirmé détenir toutes les preuves contre le projet très controversé de l’Éducation sexuelle complète. Sur son avenir au Haut conseil, l’Imam Dicko n’écarte par une démission. Sur la vingtaine de membres que compte l’institution, seuls trois ne l’ont pas « trahi », fait-il savoir au public. « Dicko, Dicko, Dicko, … », scandent les manifestants qui se sont dirigés vers le domicile de leur guide.

23 décembre 2018 : L’un des candidats malheureux de la présidentielle, Alou Boubacar Diallo, a exprimé son indignation suite à l’affaire du manuel d’éducation sexuelle.

« J’ai été stupéfait d’apprendre qu’un projet controversé de réforme de l’éducation nationale était en cours de préparation. De toute évidence, ce projet viole les valeurs profondes de notre culture et de notre foi. Dans un pays, certes laïque, mais musulman à près de 95 %, il paraît inconcevable que l’éducation sexuelle complète de nos enfants aille à l’encontre de notre culture et du culte religieux majoritaire. Sans équivoque, je condamne énergiquement toute tentative visant à travestir l’esprit et le comportement de nos jeunes enfants. J’en appelle, non pas à la suspension, mais à l’abandon et à l’annulation pure et simple de ce projet de réforme de l’éducation. Ce sujet concerne tous les Maliens pour lesquels, de manière claire et sans appel, un tel projet est inadmissible », a déclaré M. Diallo, président du parti ADP-Maliba.

31 décembre 2018: IBK décide d’arrêter le programme. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a profité de son discours de présentation de vœux du Nouvel An pour mettre définitivement un terme à la polémique autour d’un manuel controversé sur l’éducation sexuelle complète des enfants. « Le gouvernement a renoncé à poursuivre l’élaboration du programme controversé. Là-dessus, il a mon approbation pleine et entière « , a annoncé solennellement le président de la République.

Pour IBK, cette controverse n’aurait jamais dû avoir lieu. Car selon lui, rien de ce qui touche à notre identité et à nos valeurs ne doit être initié sans consensus des forces vives.  » Ceux qui me savent, savent que je ne suis pas à capituler devant les puissances de l’argent ou les lobbies d’idées. Jamais ce complexe ne m’a habité et ne m’habitera », a-t-il expliqué.

2 janvier 2019 : le N° 2 de l’AEEM a réagi sur l’enseignement du manuel controversé. Sur le sujet, Idrissa Maïga, le n° 2 du bureau de la coordination des élèves et étudiants du Mali (AEEM), rompt le silence. « Nous ne sommes pas dans une société vierge, dépourvue de valeurs et de bon sens. Vous nous parlez d’une éducation sexuelle complète ? Des pompiers pyromanes ? Quel enseignant osera être le fossoyeur de l’avenir de ses propres enfants ? C’est ce que feu Modibo Kéita vous a appris ? Vous avez trahi feu Modibo Kéita. Allez y cracher ailleurs ! Cette éducation sexuelle expose les enfants à la pédophilie, à l’initiation impropre, brusque et dévastatrice. Selon lui, elle favorise l’homosexualité puisque le respect du choix de l’objet sexuel de l’enfant s’impose sans complaisance. L’homosexualité est contre nature, a-t-il déclaré. L’éducation sexuelle n’est pas un mal en soi, mais elle le devient quand elle est en contradiction avec les rythmes des enfants et lorsqu’elle est en porte-à-faux avec les valeurs sociétales.

4 janvier 2019 : Suite à la décision du Président de la république, Ibrahim Boubacar Keita, le gouvernement annonce finalement l’abandon du programme dudit d’éducation sexuelle au Mali. À la faveur d’une rencontre avec des leaders religieux, musulmans, catholiques et protestants, toutes tendances et obédiences confondues, dans la salle de conférence de son département, le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, a annoncé la décision. C’était en présence de son collègue de l’Éducation nationale, le Pr Abinou Témè, et de celui de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta.

«Pas plus que 20 min avant d’entrer en salle pour cette rencontre, mes collègues et moi avons reçu un appel téléphonique du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, pour confirmer l’abandon total et sans réserve de ‘’l’Éducation sexuelle complète’’ comme programme scolaire dans le cycle primaire de notre pays. Ce, en conformité avec l’annonce faite par le président de la République, chef de l’État, lors de son adresse solennelle à la Nation pour le Nouvel An 2019», a révélé le ministre des Affaires religieuses et du Culte.

21 janvier 2019 : Après sa sortie contre le programme de l’éducation sexuelle dans les écoles qui a obligé le régime à y renoncer, l’Imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique (HCI), ne désarme point. Celui qui ne se considère ni comme « propriétaire ou gardien du temple », entend néanmoins jouer pleinement sa partition sur toutes les questions liées l’avenir du Mali, en tant que citoyen et leader de la plus grande organisation musulmane du pays. Et l’Imam Dicko indique la voie à suivre : « le Mali doit aller à un sursaut national afin de sortir de sa situation (difficile) actuelle ».

23 janvier 2019 : Depuis ses bases à Nioro du Sahel, le chef spirituel des Hammalistes continue d’afficher son hostilité au pouvoir d’IBK et se montrer plus que jamais solidaire de la fronde religieuse contre l’éducation sexuelle complète. En dépit du retrait définitif de ce projet du circuit, le soulèvement qu’il a suscité n’a pas l’air de faiblir de son côté ni du côté du principal meneur Mahmoud Dicko. Si la date n’est pas encore précisée, la détermination est en revanche sans équivoque.

26 janvier 2019 : L’inquiétude des responsables de l’Église. Sur le programme d’éducation sexuelle complète que le Gouvernement a abandonné face à la pression, Mgr Jonas Dembélé déclare : «nous avons des inquiétudes au sujet du programme dénommé, éducation sexuelle complète. Nous avons besoin d’avoir en main le document y afférent pour en avoir le cœur net et pouvoir l’examiner. Cela, tout en ne perdant pas de vue que nous vivons dans un monde globalisé où nos États subissent beaucoup de pression. Nous devons, cependant, pouvoir nous affirmer pour y faire face en faisant de la place à la pensée religieuse des peuples».

5 février 2019 : En prélude au grand meeting qu’il organise ce dimanche 10 février 2019, au Stade du 26 mars, sous le parrainage du Chérif de Nioro de Sahel, Mahmoud DICKO, président du Haut conseil islamique du Mali, dans sa mosquée, sise à Badalabougou, a animé une conférence de presse pour édifier les hommes de médias sur les raisons de ce grand rendez-vous.

Contrairement à ce qui se raconte sur les réseaux sociaux, selon l’Imam DICKO, la grande rencontre se veut plutôt une tribune de prière, de pardon de tous les Maliens et d’interpellation des gouvernants et gouvernés «à se remettre en cause pour trouver les voies et moyens de sortir notre pays de cette situation de crise».

7 février 2019 : Le Cherif du Nioro est arrivé à Bamako pour prendre part au grand meeting de Mahmoud Dicko du 10 février 2019 au Stade du 26 mars. Contrairement à ses objectifs initiaux, la rencontre vise à faire des prières pour le pays qui traverse de moment très difficile et délicat de son histoire.

La Rédaction

 




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