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mardi 1 décembre 2020
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Affaire des otages: Cheick O. SISSOKO dénonce la maladresse de l’Etat

Décidément, la libération de l’honorable Soumaïla contre plus de 200 terroristes a indigné plus d’un. Après la plainte de certaines personnalités physiques et morales, le président du Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), se prononce sur cette libération qui coute cher à la stabilité du Mali. Ainsi, M. Cheick Oumar SISSOKO, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de donner raison aux administrateurs qui ont décrété 15 jours de grève pour demander la libération de leurs collègues entre les mains des djihadistes, bien avant le rapt du chef de file de l’opposition en, mars 2020.
C’est dans une vidéo que M. SISSOKO décrie les conditions de libération du chef de file de l’opposition et des trois autres otages occidentaux. Ils encouragent, à cet effet, les administrateurs pour réclamer des revendications légitimes.
« Les administrateurs civils ont raison d’aller en grève. Quand les plus hautes autorités libéraient jusqu’à 204 terroristes ; pourquoi elles n’ont pas saisi l’occasion pour que les djihadistes libèrent tous les otages qu’ils avaient entre les mains ? En plus des administrateurs civils, nous avons d’autres personnes entre leurs mains, dont des soldats et des promoteurs de restaurants. Mon frère, Kolly SISSOKO est entre les mains des djihadistes. Il a été capturé le 26 mars, à Hombori juste 24 heures après le rapt de Soumaïla CISSE. Il est le promoteur du restaurant ‘’Campement’’ de Hombori. Jusqu’à présent nous n’avons aucune nouvelle de lui. Ni sur son lieu de détention ni sur les conditions de détentions », a indiqué le ministre SISSOKO.
Comme pour enfoncer le clou, M. SISSOKO déplore que des préfets sont en captivité depuis belle lurette et on ne fait rien pour les libérer.
« Ils ont raison de protester contre cette attitude, qui est devenue malheureusement une mauvaise habitude du pays. Décidément au Mali, tant que tu ne protestes pas, on ne prend pas tes préoccupations au sérieux. Cela doit cesser et c’est cela l’un des objectifs au M5 RFP. Le gouvernement doit prendre à bras le corps les préoccupations de chaque Malien. Les plus hautes autorités avaient-ellesl oublié les autres otages ? On ne saurait le dire. Mais cette question vaut son pesant d’or, car en libérant jusqu’à 204 jihadistes, on pouvait exiger la libération des autres citoyens en captivité d’abord. Et le comble, ils leur ont donné beaucoup d’argent en plus », a déploré Cheick Oumar SISSOKO.
Rappelons que les administrateurs civils grévistes ne sont pas contre la libération de Soumaïla CISSE, toutefois, ils déplorent le sort de leurs collègues entre les mains des terroristes. Plusieurs autres revendications figurent dans leur cahier de doléances, parmi lesquelles le payement des salaires de l’ensemble des travailleurs des collectivités et le respect des textes qui régissent les établissements publics à caractère administratif (EPA) au niveau des Agences de développement régional (ADR).
Le porte-parole des syndicats des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale a salué le suivi par les militants du mot d’ordre de grève lancé, même à l’intérieur du pays, dans les cabinets des gouvernorats.
« Notre satisfaction est totale », s’est réjoui Ousmane Christian Diarra, avant d’ajouter que même le service minimum n’était pas à assurer à tous les endroits, à l’issue de la première Journée de grève. Le responsable syndical annonce que si aucun accord n’est trouvé d’ici le 7 novembre, le mouvement se transformera en grève illimitée.

PAR CHRISTELLE KONE




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