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mardi 20 avril 2021
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Affaire thé Achoura: question de santé ou calomnie

Dans un communiqué, le Directeur national de l’Agriculture instruit à ses directeurs régionaux de procéder dans leurs zones d’interventions à un contrôle et saisie du lot N JX 403120046 du thé de marque Achoura. Selon le directeur national de l’Agriculture, les investigations et analyses de laboratoire ont montré des traces de deux pesticides à des quantités dépassant le seul tolérable dans le seul lot sus-indiqué du thé Achoura. En réaction à la lettre du Directeur National de l’Agriculture, l’avocat de la marque Achoura, Me Cheick Oumar KONARÉ, a déclaré : « On cherche uniquement à nuire à Thé ACHOURA qui est de loin le premier de tous les thés consommés au Mali et dans plusieurs pays africains, à travers de simples calomnies. La société ACHOURA vent par mois 552.000 cartons sur le marché malien et africain. Or, sur le numéro indiqué dans la lettre, les pesticides ne concernent que 1 000 cartons dont l’immatriculation date d’août 2020. Sur 5 cartons thé ACHOURA saisis chez un vendeur de produits divers, 4 n’avaient rien, c’est sur deux paquets du dernier carton que le laboratoire a retrouvé une quantité infime de pesticides qui ne peut rendre malade qu’après 50 ans de consommation. La société qui représente thé ACHOURA a des documents officiels du gouvernement chinois et malien qui garantissent la qualité de ce thé. La société va mener des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes qui cherchent à nuire à l’image de thé ACHOURA ». Le communiqué du directeur national de l’Agriculture et la réplique de l’avocat ont suscité de houleux débats sur les réseaux sociaux. Certains apprécient la démarche des autorités qui sera de nature à éviter aux populations la consommation de produits impropres. D’autres estiment que c’est juste une cabale contre le thé Achoura. C’est le sujet de votre Facebookan du jour !

Amina Dicko : ça sent la concurrence déloyale comme pour la boisson PP et l’insecticide Fatala, parce que jusque-là on n’a pas eu de retour.

Sahara Tarzan : c’est inquiétant vraiment, ou bien on veut cuire Achoura? Le numéro du lot est bon pour les parieurs.

Hawa Bengaly : depuis quand avoir des pesticides dans nos produits nous pose problème ? Si ça commence à devenir le cas, mieux vaut produire soi-même ses fruits et légumes, ainsi que tout le reste. Du n’importe quoi.

Aicha Dicko : il y a beaucoup de contrefaçon sur le marché.

Alassane Daou : que le ministère arrête ces genres de choses, patati patata!

Mamasonogo Sanogo : Oh mon Dieu ! Moi, je ne bois que ça. Parfois 2 fois par jour. Ces choses-là nous tuent à petit feu.
Moussa Balla Coulibaly : en tout cas c’est mon Thé préféré

Souleymane Traore : ce que bon nombre de personnes ignorent, ceci n’est que la partie visible de l’iceberg. La plupart des produits sur lesquels les pesticides sont utilisés ont des taux élevés de ces produits très dangereux pour la santé. Allez-y savoir ce qui se trouve dans les laitues, légumes, oseille et autres. Au Mali, il y a des pesticides à très forte rémanence qui sont utilisés alors qu’ils sont interdits d’utilisation ailleurs.

Abdoul Malick Almaïmoune : le thé Achoura étant une boisson très consommée par les Maliens, l’État doit prendre ses responsabilités et donner plus d’explications sur cette affaire. Il devrait surtout réaliser des tests de labo sur d’autres marques de thé en provenance de la Chine.

Marc Dara : moi je pense que quand il y’a un problème, c’est de la responsabilité des autorités de signaler le problème ! Si elles ne font pas leur travail, on les accuse, si elles font aussi leur travail on leur dit qu’elles sont contre telle ou telle personne ! Entre nous, les grandes marques dont tu parles quand elles ont des produits défectueux les autorités de ces pays se taisent-elle dessus ? Le thé Achoura est le thé qui a le meilleur goût et donc le plus consommé, donc de facto le promoteur à une responsabilité vis-à-vis des consommateurs. Aujourd’hui ce que Achoura doit faire c’est :
1- reconnaître les faits s’ils sont avérés,
2- rappeler le lot de produits incriminés,
3- promouvoir l’autocontrôle,
4- et relancer son produit avec une campagne médiatique et les nouvelles dispositions prises pour la sécurité des consommateurs.
En attendant cela, je laisse le thé, retourne sous mon Toguna à mon Dolo bio tchai !
Mahaman Bamadio : Juste 4 questions ;
1-Est ce que c’est lui qui fabrique le thé Achoura ?
2-Pourquoi on ne voit que de l’éloge sur le monsieur et non un seul accent sur la déclaration des autorités ?
3 -Si les autorités n’avaient pas réagi et que ce lot de thé venait à faire des dégâts, n’allais-tu pas accuser ces mêmes autorités?
4-Le succès de ce Monsieur qui est parti de rien pour atteindre ce niveau vaut mieux que la santé des Maliens qui auront le malheur de tomber sur un paquet ou une cartouche du thé de ce lot bien spécifié ?

Boureima Bamadio : Mahaman Bamadio mon frère, sans être dans les secrets de la chose, il est clair qu’il y’a maldonne dans cette affaire. 1 seul petit sachet de 100 F sur 5 cartons. Aussi, il devrait être saisi officiellement et on devrait prendre les échantillons dans son stock à lui et non dans une quelconque boutique de bled. Beaucoup d’autres vices de formes.

Mahaman Bamadio : Diadie Diabira moi je ne sais vraiment pas comment les tests ont été effectués. On ne doit pas toujours tout ramener à une mauvaise intention. Certes, les concurrents vont saisir cette occasion pour aggraver les choses, mais il est aussi du devoir des autorités de le signaler.

Adama Doumbia : si on devait analyser tous les produits qu’on consomme au Mali, on aurait que le ‘’kenkenliba’’ à boire. Attend mon Achoura a bouilli, j’arrive.

Ibrahima Diané : on s’en fout ! Même si tu viens de prendre un carton du thé Achoura ! C’est la santé des Maliens qui est le plus important, arrête d’analyser les choses avec sentiment !

Housseini Intifaskiwen : on ne doit pas avoir peur de le dire, il y’a un acharnement égoïste sur ce brave garçon connu par une bonne partie de nos concitoyens, en particulier les Jeunes. En lisant le papier du département de l’agriculture, il apparaît nettement un vice de forme et de fond. Dans la forme les lignes de contrôle définissant le périmètre n’ont pas été définies. On est tombé sur une boutique de fortune contenant des produits tous azimut, y compris des insecticides/pesticides. Les règles du conditionnement des produits dans la boutique n’étant pas respectées, il va sans dire qu’il pourrait se produire une contamination des produits alimentaires dans la boutique. Ce qui semblerait être le cas. Dans le fond, il s’agirait de résultats d’analyse sur seulement 5 cartons dans une boutique sans préciser s’ils appartiennent au même lot a fortiori à la même série. La logique voudrait que les prélèvements soient faits au magasin <> et sur des séries et non de simples lots. L’analyse des échantillons porte sur des lots qui orientent ensuite vers l’identification de la série qui pourrait être visée. TIKOUNEN !!




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