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mercredi 13 décembre 2017
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Affaires étrangères et Maliens de l’extérieur: la mise à niveau des directeurs et chefs de service

La performance d’un service dépend de la qualité de son personnel. C’est dans cet esprit que la Direction des ressources humaines du secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, s’attèle, depuis hier, à la formation des directeurs et chefs de service afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle de contrôle interne du département.
La cérémonie d’ouverture de la rencontre, qui avait pour cadre, la salle de conférence du ministère, a été présidée par Mamadou Macky TRAORE, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale. C’était en présence de son homologue des Maliens de l’extérieur.
La formation, qui s’adresse à une vingtaine de directeurs et chefs de services des deux départements concernés, s’inscrit dans le cadre de la poursuite des actions de renforcement des capacités des ressources humaines des deux départements.
Les travaux, qui se déroulent, du 26 au 28 janvier, interviennent un mois pratiquement après la formation dispensée aux inspecteurs de l’Inspection des services diplomatiques et consulaires sur les techniques de contrôle et d’audit.
Aussi, fait-elle suite à un atelier, organisé en mai 2014 par le Contrôle général des services publics à l’intention des secrétaires généraux des départements ministériels, des directeurs des ressources humaines, des directeurs des finances et du matériel et des directeurs des cellules de planification et de statistiques.
Selon le Directeur adjoint des ressources humaines, le présent atelier a pour objectif d’initier et de sensibiliser les différents gestionnaires, que sont les directeurs et les chefs de services, sur la Stratégie nationale de contrôle interne, initiée par les plus hautes autorités du pays. Cela, conformément au contrat de performance du gouvernement.
Pour l’organisateur de la rencontre, le choix porté sur les participants n’est pas fortuit. Il fait suite à un constat du rapport diagnostic sur le contrôle interne, selon lequel les gestionnaires ne sont pas formés à ce genre d’exercice.
Abordant dans le même sens, le Directeur adjoint des ressources humaines, non moins secrétaire général a indiqué que la formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions gouvernemental d’amélioration et de modernisation de la Gestion des finances publiques (PAGAM/GFP II).
Pour un fonctionnement performant de la grande machinerie de l’État, la coordination, l’organisation, le suivi et l’évaluation sont autant des principes de travail à observer de manière scrupuleuse.
Le Plan d’action gouvernemental (PAG) couvrant la période 2013 -2018 ne s’est pas exonéré de cette nécessité, lui qui s’est attaché à traduire en actions concrètes et vérifiables les grandes orientations tracées par le Président de la République dans le son projet de société pour le Mali.
C’est ainsi que tous les Départements ministériels se sont vus attribuer des missions bien précises, encadrées par un contrat de performance qui servira à l’évaluation et éventuellement à la rectification des actions inscrites.
En tout cas, ce contrat de performance a été conçu afin d’améliorer la méthode de travail gouvernementale et d’orienter celle-ci vers la culture du résultat et de l’efficience.
L’exigence de performance que le gouvernement s’est fixée est d’autant plus pertinente que l’Exécutif se doit de répondre aux attentes nombreuses et légitimes de nos populations qui aspirent à disposer à leurs côtés d’une administration à l’écoute de leurs préoccupations.
Il faut rappeler que le Plan d’action gouvernemental s’articule autour de six axes. Il s’agit précisément de la mise en place d’institutions fortes et crédibles; de la restauration de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire; de la mise en œuvre d’une politique active de réconciliation nationale; de la reconstruction de l’école malienne; de la construction d’une économie émergente et de la mise en œuvre d’une politique active de développement social. Il faut dire que chaque axe décline des mesures qui doivent être mises en œuvre par le gouvernement.
Par ailleurs, Mamadou Macky TRAORE a rappelé que le processus d’élaboration d’une stratégie nationale de contrôle interne au Mali a été lancé en 2010 par le Commissariat au développement institutionnel.
Quant à l’étude diagnostic du contrôle interne, elle fait ressortir trois niveaux de contrôle: les contrôles internes à priori; les contrôles internes concomitants, qui doivent être exercés par les gestionnaires; et les contrôles internes à posteriori.
Or, a constaté le N°2 du ministère des Affaires étrangères, le deuxième niveau de contrôle est inexistant ou faiblement exercé dans les services publics, en raison du manque de formation des responsables chargés de ce volet.
C’est dans ce sens que pendant trois jours, la rencontre sera un cadre échanges à travers plusieurs modules qui seront dispensés aux participants par d’éminents spécialistes, tous des anciens du Contrôle général des services publics.
Par Mohamed D. DIAWARA