Agence de Développement Régional de Bamako: les acteurs se mettent à niveau

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La salle de conférence du gouvernorat du district de Bamako a abrité, hier lundi, les travaux de la Journée d’échanges et d’information des services techniques du district de Bamako sur les rôles et les responsabilités de l’ADR (Agence de Développement Régional). Cette rencontre avait pour but d’appuyer la mise en place de l’ADR de Bamako.

Initiée par l’ADR de Bamako avec l’appui de l’USAID, à travers le projet SNG, les travaux de cette journée ont regroupé, les représentants des services techniques du District de Bamako, les élus, les représentants du gouvernorat de Bamako, de la mairie du district, les représentants des jeunes, des femmes, du secteur privé, etc.
L’ouverture des travaux était placée sous la présidence du représentant du ministre de la Décentralisation et des réformes de l’État, Amara TRAORE, conseiller technique ; en présence du représentant du gouverneur de Bamako, Fatoma COULIBALY ; de la représentante du maire du district de Bamako, Mme Camara Fatoumata TRAORE ; de la responsable du programme de gouvernance locale de l’USAID (SNGP), Mme Kadidiatou DIENTA ; du représentant de l’USAID, du directeur de l’ADR de Bamako, Wadidié MAHAMADOU ; du représentant des 3 familles fondatrices de Bamako, Bamoussa TOURE, etc.
L’objectif était de mieux informer les participants sur le programme de gouvernance local, SNGP USAID, les responsabilités de l’ADR, les démarches des deux structures (ADR SNGP) ainsi que sur les activités prévues dans le protocole de ces deux structures.
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des activités que le SNGP mène pour appuyer les ADR du Mali dans l’accomplissement de leur mandat.
En appuyant l’atelier, l’USAID, à travers le SNGP, entendait accompagner le gouvernement du Mali pour la mise en place de l’ADR de Bamako, à travers une large information sur ses rôles et responsabilités dans le développement du district.
Le Projet de gouvernance locale de l’USAID, encore dénommé « Sub-National gouvernance Projet (USAID projet SNGP) », selon sa directrice Kadidiatou DIENTA, est un programme qui vise à aider notre pays dans l’approfondissement de la décentralisation. Il est financé par l’USAID, à travers le programme SNGP à hauteur de 11 milliards F CFA sur une période de 5 ans.
La directrice dudit programme a salué cet exercice qui vise, selon elle, à informer les partenaires de l’ADR sur le rôle et les responsabilités qui lui sont dévolus dans le cadre du développement de la capitale.
Dans ce cadre, il a pour but de promouvoir des changements ciblés dans les systèmes régionaux et locaux qui permettent d’accroitre la confiance entre le gouvernement et les collectivités territoriales et facilitera le transfert effectif des ressources de l’État vers les collectivités territoriales (C.T).
Pour ce faire, le SNGP, a expliqué Mme Kadidiatou DIENTA, concentre ses activités sur trois composantes. Aussi, a-t-elle expliqué, ce nouveau programme prend en compte les grandes orientations politiques du gouvernement.
Au passage, elle a tenu à saluer l’amitié et le partenariat fécond entre les États unis et le Mali. Le SNGP, a-t-elle expliquée, est le fruit des accords bilatéraux entre les deux gouvernements et s’inscrit dans le cadre de la stratégie quinquennale de l’USAID qui vise à « aider les Maliens à se forger un avenir démocratique, résiliant et prospère ».
Pour l’USAID, c’est ainsi que le Mali gagnera le pari de la régionalisation et pourra relever le défi de la réduction de la pauvreté en mettant un accent particulier sur l’amélioration des systèmes de gestion des finances publiques en vue de réussir sa politique de décentralisation, agissant sur l’égalité entre les sexes et sur la quantité et la qualité des services sociaux de base fournis aux populations urbaines et rurales.
Le représentant du ministre de la Décentralisation, Amara TRAORE, a rappelé que notre pays s’est engagé dans un processus de décentralisation effective depuis la tenue de la conférence nationale en juin 1991. Ainsi, la constitution du 25 février 1992 a réservé une place importante à cette réforme.
Dans ses propos, il ressort que la maitrise d’ouvrage du développement régional et local par les collectivités territoriales figure au centre de l’exercice de la libre administration.
En effet, la loi confère aux collectivités la mission de conception de programmation, de mise en œuvre et de suivi évaluation des actions de développement économique social et culturel d’intérêt régional local et communal.
Après 10 ans de mise en œuvre, la décentralisation a permis d’enregistrer des acquis importants, notamment dans le domaine de la fourniture des services sociaux de base comme l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable ; les équipements marchands, etc.
Cependant, nous constatons avec M. TRAORE qu’il est important de reconnaitre que parmi les défis à relever figure en bonne place, la faiblesse de la capacité de maitrise d’ouvrage des CT.
C’est pourquoi le gouvernement, dans le cadre de l’approfondissement de la décentralisation, à travers la régionalisation, a mis en place des ADR, en vue de renforcer la capacité de maitrise d’ouvrage des CT, a-t-il dit.
Au sortir de cette journée, a estimé les initiateurs, les participants sont suffisamment informés sur le rôle et responsabilité de l’ADR de Bamako et les services déconcentrés de l’État ainsi que les services techniques propres des collectivités.

Par Abdoulaye OUATTARA et Koumbeli DIAW

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