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mercredi 16 août 2017
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Agence du bassin du fleuve Niger: les grandes priorités de la nouvelle Direction

Dédiée à la préservation de l’un des plus grands atouts de notre pays: le fleuve Niger, la mission de l’Agence du bassin de fleuve Niger (ABFN) s’avère de plus en plus complexe. La direction a dévoilé ses grandes priorités pour l’année en cours, à la faveur de la 12è session de son Conseil d’administration qui s’est tenue, hier à son siège à Baco Djicoroni.

Les travaux, présidés par Moussa BARRY, secrétaire général du département de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, se sont déroulés en présence du directeur général de l’Agence, Abdourahamane TOURE.
La session comportait, notamment l’examen et l’adoption du compte rendu de la 11è session; la présentation de l’état de mise en œuvre des recommandations de ladite session ; l’examen du rapport d’activités technique et financier 2014 de l’Agence ; l’examen et l’adoption du programme d’activité 2015 et de son budget.
Elle intervient sept mois après la tenue de la dernière session. Toute chose qui constitue un retour à l’ordre statutaire marquant ainsi la volonté de redynamisation et de changement de la nouvelle direction.
A l’ouverture de la cérémonie, le représentant du ministre a rappelé les raisons qui ont prévalu à la création de l’ABFN.
Selon Moussa BARRY, l’importance écologique et socioéconomique du fleuve Niger pour le Mali n’est plus à démontrer. C’est pour cela que le gouvernement a estimé utile de créer en 2002 une structure spécifiquement dédiée à la sauvegarde et la protection du fleuve, avec pour missions principales: l’aménagement des berges, la lutte contre les plantes aquatiques proliférantes, la gestion intégrée des ressources en eau, la lutte contre les pollutions et l’ensablement.
Pour mener à bien ces missions, et en tant que établissement public à caractère administratif, l’ABFN doit générer des ressources propres conformément à son statut.
A cet égard, elle est chargée de concevoir un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveurs et pollueurs d’eau et d’utilisation de ces redevances.
Mais plus de 10 ans après sa création, l’Agence peine à jouer correctement sa mission à cause des difficultés auxquelles elle est confrontée. Celles-ci sont surtout d’ordre institutionnel et organisationnel, cela en dépit des efforts consentis par le gouvernement et par certains de ses partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale.
Au nombre de ces difficultés, l’on signale: la lenteur dans l’adoption des textes (projet 
de décret d’organisation et de 
fonctionnement, projet de décret sur les 
redevances) qui ont été élaborés, inscrits au 
Programme de travail gouvernemental (PTG) 
2014, puis retirés; l’absence de représentations au niveau des 
sous-bassins; la non opérationnalisation des comités de
 sous-bassins; l’absence d’un accord d’établissement.
Une situation qui a eu pour corollaire: la faiblesse des subventions allouées par le Budget d’État par rapport aux investissements souhaités; l’inexistence à ce jour de ressources propres 
perçues par l’ABFN en tant qu’EPA ; l’absence de fonds alloués au renforcement des capacités du personnel; l’insuffisance des ressources humaines; la vétusté du parc automobile; la non disposition de sièges pour la direction générale et les antennes régionales des 
différents sous-bassins.
Malgré les difficultés ci-haut évoquées, l’Agence a tout de même engrangé de résultats probants 
au courant de l’année 2014. Il s’agit entre autres, de la réception provisoire des ouvrages de protection mécanique des berges à Gnimitongo et Sofara pour un montant de plus de 2 milliards de FCFA, dégagés sur financement de l’autorité du Bassin du Niger et de la Banque mondiale; la réception définitive des travaux de 
protection biologique au vétiver des berges à 
Montorobougou (Sofara) ; la poursuite des chantiers de Diafarabé, 
Ségou et Tamani ; l’élaboration d’un programme fédérateur de 
toutes les initiatives sur le fleuve Niger 
dénommé: «Programme Présidentiel de 
sauvegarde du fleuve Niger, une vision à 
l’horizon 2025 » ; la préparation du Projet de réhabilitation 
économique et environnemental du fleuve 
Niger.
Autres résultats salués par le représentant du ministre: la collecte des données pour les études 
relatives au dragage et à l’aménagement des 
berges du fleuve Niger à Bamako; l’élaboration d’un projet de manuel de 
procédures administrative, financière et 
comptable; l’élaboration de Requête de financement 
relative à l’étude détaillée de l’aménagement 
des berges du fleuve Niger dans le District de 
Bamako; l’élaboration de Requête de financement 
relative à l’étude globale sur la pollution des 
eaux du fleuve Niger dans le Niger supérieur 
au Mali ; l’élaboration de Requête de financement de 
l’étude relative aux levés topographique 
photographique par procédé« laser lidar» 
sur les retenues des barrages (Sélingué, 
Markala, Talo, Djenné).
S’y ajoutent également l’élaboration de Termes de références, 
relatifs à l’étude pour la mise en place d’un 
observatoire des écosystèmes de quatre 
sous-bassins du fleuve Niger au Mali ; celle
relative à l’étude sur l’évaluation des 
instruments économiques en vue de 
l’intégration des taxes et redevances dans le 
mécanisme d’autofinancement de l’ABFN ; ainsi que l’étude sur la capitalisation des 
connaissances dans le Delta Intérieur du 
Niger.
La nouvelle Direction de l’Agence du bassin du fleuve Niger n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Surtout que l’année 2015, qui s’annonce sous de bons auspices, a vu accroitre le budget prévisionnel de l’ABFN qui est passé de 2 298 657 000 FCFA, en 2014, à 3 015 830 080 FCFA, cette année.
Cette augmentation du budget se justifie par l’intégration du fonds de préparation du Projet de réhabilitation économique et environnemental du Fleuve Niger, grâce au soutien de la Banque mondiale.
C’est pourquoi, en termes de grandes priorités, l’Agence entend respecter ses engagements pris dans l’agenda 2015.
Aussi, la Direction, sous l’impulsion de Abdourahamane TOURE, ambitionne accorder une attention particulière à l’exécution des différents chantiers en cours d’exécution comme ceux de Diafarabé, Ségou, Tamani, ou encore le Programme présidentiel de sauvegarde du Fleuve Niger.
Aux administrateurs présents, le représentant du ministre leur a exhorté d’apporter leurs soutiens à la Direction générale afin qu’elle puisse concrétiser l’engagement du Président de la République de redonner au fleuve sa fonction d’artère vitale pour le Mali. Car, pour lui, la réalisation d’un tel engagement comblera les attentes à la fois des populations bénéficiaires et l’État qui en est l’initiateur.
Par Mohamed D. DIAWARA




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