Agitation électorale à Koro: campagne interdite au RPM

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C’est l’heure des campagnes électorales, à travers le pays, où dans de nombreuses localités, plusieurs listes de compétition s’affrontent pour la bataille acharnée des communales. A Koro, où les couleurs sont annoncées entre différents compétiteurs, la liste RPM-Codem-Cnid ne semble pas être la bienvenue, car faisant l’objet d’ostracisme politique qui l’empêche de battre campagne dans la localité d’Andiama. D’où, le risque d’un dérapage inéluctable…

Pel Maoudé, commune rurale, dans le cercle de Koro. En cette période d’effervescence électorale, comme un peu partout dans le pays, les campagnes gagent en intensité pour ces communales. Rien d’anormal en cela, puisqu’il s’agit surtout des élections de proximité. Mais ici, tout change d’autant qu’un ancien administrateur civil, de surcroit un ex-sous-préfet, a décidé de faire parler de lui, en s’érigeant comme un justicier local, administrant à qui il veut le droit de campagne, et donc autorisé à pratiquer ses activités de mobilisation de troupe, ou à refuser à qui il veut la liberté de battre campagne.
Selon des sources crédibles, de plus en plus, l’agissement hors commun de cet ancien représentant local de l’État, vivant aujourd’hui une retraite apaisée dans son village, est aujourd’hui qualifié de véritable ostracisme à l’encontre de certains regroupements de partis.
En fait, répondant au nom d’Addou Togo, ce retraité, ancien sous-préfet, est accusé d’avoir plutôt empêché, dans son village natal, en l’occurrence Andiama, à l’équipe de campagne, constituée par la liste RPM-Codem-Cnid, de battre campagne, auprès des populations, lors de ces communales.
Selon des informations, confirmées par de nombreux témoignages, lorsque la coalition RPM-Codem-Cnid est arrivée dans ce village, elle a été immédiatement interdite, par le sous-préfet à la retraite, qui y fait office de chefferie déléguée, de toutes activités de mobilisation auprès des populations. Le village d’Andiama, compte tenu de la cartographie électorale locale, est un vivier électoral important de la localité, car regroupant plusieurs hameaux, comme Dagnan Andiama et Lomé, et y interdire à quel que formation politique que ce soit une quelconque manifestation politique équivaut à un handicap inqualifiable.
Ayant reçu l’ordre du sous-préfet à la retraite de quitter le village, la coalition politique, bien que contrariée, a dû se retirer ; histoire, dit-on, de ne pas enflammer une situation, déjà explosive et susceptible d’exacerber les rancœurs.
De fait, apprend-on de sources concordantes, Robert Togo, tête de liste de ladite coalition, et ses compagnons, ont dû quitter le village sans y exercer la moindre activité politique. Cet état de fait, qualifié d’intolérance politique inhabituelle des populations, a laissé pantois les habitants du village qui, au-delà du clivage politique, n’ont pas apprécié cet ostracisme politique, digne d’un autre âge. Aux dernières nouvelles, il semble que le sous-préfet à la retraite a agi ainsi à l’encontre de la coalition RPM-Codem-Cnid parce qu’il soutient une autre rivale, à qui il a donné l’exclusivité politique dans le village.
En tout état de cause, l’impair politique, ainsi créé par cet ancien sous-préfet, n’a pas été du goût de tout le monde : divisés sur cette question, les habitants du village, pour un grand nombre d’entre eux, ont estimé que l’ancien administrateur n’a aucune raison de vicier l’atmosphère politique de la localité, par de tels comportements néfastes, d’autant que de tout temps, le village d’Andiama a toujours respiré la bonne entente politique entre les différentes composantes politiques. Une ambiance politique qu’ils n’entendent pas perturber par aucun excès de quels que agitateurs que ce soient. Et d’où qu’ils se présentent.
Affaire à suivre

Abdoulaye OUATTARA

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