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lundi 27 juin 2022
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Alger V : la rupture ?

Initialement prévu le mercredi 11 février, le 5ème round des pourparlers s’enlise. Le principal médiateur algérien a dû ajourner à ce lundi, le début des échanges ; une suspension tactique afin de se donner du temps pour ramener les uns et les autres dans de bonnes prédispositions. Pomme de discorde : au-delà de l’échec de la Minusma à imposer son cessez-le-feu suivant le schéma, du 24 janvier, l’exigence des séparatistes à placer purement le secteur de Tabankort sous contrôle de la force des Nations unies et à mettre en place une zone tampon de sécurité.
Le préalable réaffirmé par les séparatistes dans le secret des coulisses serait fortement soutenu et plaidé par la Minusma, qui, chacun s’en souvient avait, pactisé pour ce faire dans le dos du Mali avec les séparatistes. Catégoriquement combattue par nos représentants, l’imposition d’une zone de sécurité temporaire et la transformation de la Minusma en une force d’interposition qui ne doit pas son nom semblent aujourd’hui être les principales raisons du blocage, pour ne pas dire de la rupture qui profile.
L’inconciliabilité des positions sur la question empêche, non seulement des progrès dans la voie de la reprise du processus, mais aussi pourrait conduire ce lundi le chef de fil de la médiation à renvoyer les pourparlers pour une nouvelle date afin d’aplanir les divergences sur la question.
Tout indiquait, ce week-end que la connivence entre la Minusma et les séparatistes sur la question de Tabankort était concertée et allait dans le sens d’un blocage. Les représentants du gouvernement qui, pour une fois, refusent le fait accompli et rejette les accusations d’instrumentaliser les nouveaux maîtres de Tabankort, plaident pour le maintien des négociations. Tandis les Mouvements de l’Azawad aiguillonnés par la Minusma font du retrait des combattants de la Plateforme du secteur de Tabankort une condition non seulement de retour de la confiance, mais aussi de la poursuite du cycle de négociations : « nous ne reprendrons pas tant que la question n’est pas réglée ».
Pour régler la question, va-t-on aller au-delà des pressions amicales vers une véritable coalition anti-malienne pour faire prévaloir et imposer le schema convenu ? Il faut anticiper la rupture, et faire bloc pour échouer le complot contre notre pays.
PAR SAMBI TOURÉ




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