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mercredi 24 janvier 2018
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Alimentation en eau potable de Bamako: plus de 70% des ouvrages de tête exécutés

Le ministre Malick ALHOUSSEINI s’est rendu, samedi dernier, sur les chantiers du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de Kabala, ainsi que celui de réalisation de l’adduction d’eau potable autonome de la Cité universitaire de Kabala. Cette énième visite de terrain du ministre de tutelle avait pour but de faire le point de l’avancement de ces 2 projets qui tiennent à cœur le Président IBK et auxquels les Bamakois fondent beaucoup d’espoir.

La visite guidée des travaux, conduite par le coordinateur du Projet Kabala, Mamadou SANGARE et le maître d’œuvre de la Cité universitaire de Kabala, l’architecte Ismaël DIALLO, a concerné successivement les installations de prise d’eau, la canalisation de liaison, la station d’exhaure et conduite de refoulement ; les chantiers et installations existantes d’adduction d’eau potable dans la Cite universitaire.
À Kabala, la délégation a eu droit à une brève présentation d’ensemble du projet avant de visiter les chantiers de la prise d’eau, installés dans le fleuve Niger, à 700 mètres de la rive droite (côté Kabala) et ceux de l’usine de traitement de l’eau avant son refoulement dans le réseau de distribution et les réservoirs de stockage.
Très satisfait du rythme d’avancement des travaux, le ministre de l’Énergie et de l’eau s’est réjoui de la bonne cadence imprimée aux travaux. Il a promis de maintenir ces visites de supervision pour encourager les entreprises et les bureaux d’études dans l’exécution de ce projet afin qu’à date, (décembre 2018) l’eau potable ne soit plus un luxe pour les Bamakois.
A l’issue de la visite, il a constaté que les ouvrages de tête : la prise d’eau, la station d’exhaure, les canalisations de liaison et de refoulement d’eau brute; la station de traitement; les canalisations de refoulement d’eau traitée, les réservoirs de Baco-Djocoroni; ainsi que les canalisations de distribution (lot 5) sont aujourd’hui réalisés à environ 70%.
«Nous sommes à 12 mois de la fin d’exécution des travaux de la mise en eau de ces ouvrages ; le premier m3 d’eau de Kabala sont attendus en décembre 2018. Il reste 11 mois pour les 30%. Ce que je retiens, nous sommes à un niveau d’exécution satisfaisant. L’espoir est réellement permis pour qu’en décembre 2018 les populations du District de Bamako et environs pourront bénéficier des 1ers m3 d’eau de Kabala», a-t-il indiqué.
En ce qui concerne l’adduction d’eau autonome de la Cité universitaire de Kabala, le ministre a rappelé qu’il a été constaté un déficit dans ce domaine. C’est ainsi qu’il a été convenu avec le ministère de l’Enseignement supérieur, à travers une convention, de faire réaliser cette adduction d’eau autonome. Ces travaux ont commencé, mais connaissent un grand retard.
«Un taux d’exécution d’environ 62% pour un délai consommé de près de 104%. Il y a des problèmes », a-t-il avoué. En tout cas, il a fait savoir que des dispositions sont prévues pour réaliser ce qu’il reste à faire très rapidement.
Par ailleurs, il a déploré la gestion des installations existantes de la Cité universitaire de Kabala qui ne bénéficient d’aucun entretien. D’où, la décision avec le département de l’Enseignement supérieur de confier désormais la gestion des adductions d’eau de la Cité universitaire à la SOMAGEP.
Enfin, a confié le ministre de l’Energie et de l’eau, tout ce qu’est en cours concernant l’eau potable ne constitue qu’une solution transitoire, la solution définitive pour l’alimentation en eau potable de la Cité universitaire de Kabala est le projet de Kabala.
Il faut noter que les nouvelles infrastructures permettront à une population additionnelle de plus de 1 200 000 habitants de la capitale et ses environs d’avoir accès à l’eau potable, boostant ainsi le taux d’accès à l’eau potable de la capitale à 95 % contre 65 % actuellement.
Le projet Kabala se donne un double objectif : augmenter, à l’horizon 2018, la disponibilité en eau potable pour environ 1,2 million d’habitants de notre capitale en construisant des infrastructures d’hydrauliques urbaines ; contribuer à une gestion durable et performante du service de l’eau potable dans le secteur urbain malien en renforçant les capacités des opérateurs SOMAPEP et SOMAGEP.
Déclinée en 2 phases, la durée totale du projet Kabala est de 6 ans, dont 4 ans pour la phase I (2014-2018) et 2 ans pour la phase II (2018-2020).

Par Sékou CAMARA




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