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samedi 23 juin 2018
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Alimentation en eau potable des quartiers périphériques: la SOMAGEP opte pour l’alternative « opération citerne »

La Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-sa) en étroite collaboration avec le ministère de l’Energie et de l’eau, a procédé, mercredi dernier, à Sirakoro-Sourakabougou, en Commune I du District de Bamako, au lancement de son opération de distribution gratuite de l’eau potable aux populations des quartiers défavorisés de la ville de Bamako, appelée : «Opération citerne».

Cette opération était dirigée par le Directeur général adjoint de la SOMAGEP, Abdrahamane DEMBELE, en présence du chef de village de Sirakoro-Sourakabougou, Mamadou NIARE ; du représentant du maire de la commune et une foule nombreuse de ménagères venues profiter de l’opportunité.
Selon son DGA, en cette période de l’année, la SOMAGEP éprouve d’énormes difficultés à assurer la continuité du service public de l’eau potable aux populations, en raison du déficit de production qui a été amplifiée par les perturbations dans la fourniture d’électricité. Ce qui provoque des interruptions dans la distribution d’eau aux populations. Pour faire face à cette situation, qu’elle a initié l’opération citerne pour soulager les populations.
Aussi, a-t-il soutenu, la SOMAGEP a jugé nécessaire de lancer cette opération à Sirakoro-Sourakabougou, un quartier défavorisé dans le système d’approvisionnement en eau potable de la société, en raison de sa position géographique.
Par ailleurs, a-t-il souligné, en attendant la réalisation du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de Kabala, porteur d’espoir pour les populations de la capitale, la SOMAGEP compte mettre en place des systèmes qui permettent de donner de l’eau aux populations qui sont éloignées du centre-ville, qui sont généralement des zones déficitaires en cette période de l’année.
L’opération qui vient d’être lancée, a-t-il précisé, concerne certains quartiers des Commune I, V, une partie du cercle de Kati (Mandé et Dilakorodji) ainsi qu’une partie de la rive droite du fleuve Niger, notamment, les quartiers de Sabaliboubou.
La durée de cette opération est en fonction de la température. «Si nous avons la chance, par la grâce de Dieu d’avoir des pluies très tôt, nous allons arrêter l’opération citerne. Dans le cas contraire, nous allons continuer, comme ce fut le cas l’année dernière, au mois de juillet », a expliqué le DGA.
Pour ce faire, la SOMGEP a un certain nombre de citernes qui tournent entre les quartiers. Il s’agit en moyen de 2 citernes de 55 000 litres par endroit matin et soir, de telle sorte que les populations puissent avoir le temps de consommer mais aussi de stocker de l’eau potable pour d’autres usages de la journée.
Mme Naba SIDIBE, ménagère à Sirakoro-Sourakabougou s’en réjouit :
«Cette opération est salutaire pour nous les femmes. Ici chez nous, les ménagères sont obligées de veiller toute la nuit pour avoir de l’eau. Ça arrive, souvent à 2 heures du matin, et à 8 heures déjà, c’est une nouvelle coupure qui commence».
Mêmes sentiments de satisfaction chez cette autre ménagère, Ramata SANOGO, qui a fait savoir sans eau dans le quartier, les femmes ne peuvent pas avoir la paix. Au passage, elle a formulée des bénédictions pour la SOMAGEP. «Dieu béni celui soulage les femmes», a-t-elle dit.
Notons que Bamako, à l’instar de toutes les localités du Mali, fait face à une pénurie d’eau en cette période de canicule. Pour pallier ce problème, le Mali vient de signer une convention de financement avec l’Agence française de développement un projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako. Cette convention d’un montant de plus de 41 milliards de FCFA couvre trois projets dont celui de renforcement des capacités opérationnelles de la SOMAGEP Sa.
Le projet de Kabala, indique-t-on, qui opérationnel en 2018, produira 144 millions de litres d’eau par jour, et pourrait mettre fin à cette crise d’eau.
Aujourd’hui, la SOMAGEP dispose de 6 unités de production qui ravitaillent la ville de Bamako et Kati. La capacité nominale de ces 6 unités de production est de 231 millions de litres d’eau par jour. Alors que la demande, aujourd’hui, exprimée est de 350 millions de litres d’eau par jour. Soit un déficit d’environ 118 millions de litres d’eau par jour.

Par Abdoulaye OUATTARA




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