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dimanche 23 juillet 2017
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Alternance et gouvernance en Afrique: ces 14 chefs d’État qui s’accrochent encore à leur pouvoir

Le soulèvement de la population du Burkina Faso contre Compaoré et d’une manière générale, la tendance des potentats africains à s’accrocher à leurs postes font l’objet de nombreux commentaires. Du  Zimbabwe où Robert Mugabe, le nonagénaire est toujours au pouvoir après plus d’un quart de siècle, au Cameroun de Paul Biya, 81 ans, est à la tête de son pays depuis 1982 et qui n’a nullement l’intention de se retirer, passant par l’Angola où José Eduardo dos Santos, 72 ans et très malade, est au pouvoir depuis 1979, et en Guinée Equatoriale du septuagénaire Teodoro Obiang Nguema lui aussi au pouvoir depuis 1979,  tout est mis en œuvre  pour y rester dans leur fauteuil, jusqu’à la mort pour certains d’entre eux.«Les vieux hommes et le pouvoir» c’est ce qui convient désormais d’appeler ces 14 chefs d’Etat africains qui se considèrent comme des maîtres éternels dans leurs pays respectifs.

José Eduardo dos Santos, Angola, 39 ans.

José Eduardo dos Santos est le président du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) depuis 1979 et le deuxième chef de l’État angolais après l’indépendance en 1975.

Dos Santos succède par désignation à Agostinho Neto, qui a proclamé l’indépendance et la constitution de la République populaire d’Angola le 11 novembre 1975 et est resté président du MPLA jusqu’à sa mort en 1979. Dos Santos devient président du MPLA et de l’État le 10 septembre 1979.

Sorti vainqueur de la guerre, après la mort en février 2002 de son ennemi juré, Jonas Savimbi, chef de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), dos Santos règne en maître. Il a pris tout son temps pour doter son régime d’une façade démocratique.

Les deuxièmes élections démocratiques de l’histoire du pays, annoncées comme «imminentes», après les accords de paix du 4 avril 2002, ne se sont finalement déroulées que six ans plus tard, le 5 septembre 2008. Le MPLA avait alors remporté une victoire écrasante, avec 80% des voix.

Ensuite, l’élection présidentielle, prévue pour 2009, a été reportée de trois ans.

Dos Santos réussit la prouesse politique de se soumettre pour la deuxième fois de sa vie à une élection, en 33 ans de pouvoir. Il n’a affronté les urnes qu’une seule fois, en septembre 1992, trois ans après la chute du mur de Berlin et sous la pression des Etats-Unis.

La Constitution, modifiée par ses soins en 2010, lui réserve la possibilité de rempiler encore une fois pour un mandat de cinq ans, en 2017, après l’élection du 31 août.

Teodoro Obiang Nguema,

Guinée équatoriale, 35 ans

Depuis le 3 Août 1979, la Présidence de la République de Guinée Equatoriale est occupée par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Son intervention pour renverser le Président Francisco Macías, pendant la dictature duquel, le pays subit une période d’isolement interne, de crimes et d’exiles massifs, l’amena à assumer la première Présidence en 1979

Le Coup de Liberté, le 18 Août il est élu Président du Conseil Militaire Suprême par décision unanime du reste des officiers. Le même mois, il signe un Décret de remise de peine pour tous les prisonniers politiques et une Amnistie Générale pour tenter le retour au pays des milliers d’exilés qui demeuraient à l’étranger.

Aux premières élections présidentielles de 1989, il est réélu pour occuper le poste de Président de la République de Guinée Equatoriale en tant que candidat du seul parti existant encore à l’époque.

En 1996 il est à nouveau réélu aux premières élections pluralistes de la nouvelle étape démocratique.

En 2002 il obtient, encore une fois, le triomphe électoral avec une très large majorité.

Aux élections du 29 Novembre 2009, le PDGE obtient une écrasante victoire de  95.37 % .

Ces dernières années, le président Obiang semble être tombé entièrement sous l’influence de son épouse qui n’a de cesse de vouloir faire accéder son premier fils, Teodorín (Teodoro Nguema Obiang Mangué, fils du président) à la présidence équato-guinéenne. Ce dernier, ancien diplomate aux États-Unis, y a été arrêté en février 2001 pour détention illicite et introduction illégale de drogue aux États-Unis et n’a dû son salut qu’à son immunité diplomatique (l’affaire est étouffée). Il rentre alors au pays pour devenir ministre du Pétrole

Paul BIYA, Cameroun, 32 ans

C’est le 6 novembre 1982 qu’il devient Président de la République par le jeu des mécanismes constitutionnels à la suite de la démission de Monsieur Ahmadou Ahidjo, en vertu de l’amendement constitutionnel issu de la Loi N° 79/02 du 29 juin 1979.

14 janvier 1984, Paul BIYA est élu  Président de la République ;

Il est triomphalement porté à la Présidence du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) à l’issue  du 4e Congrès ordinaire de l’Union Nationale Camerounaise tenu du 21 au 25 mars 1985 à Bamenda, qui vit la transformation de ce Parti et son changement de dénomination.

Le 24 avril 1988, il est réélu Président de la République.

Le 12 octobre 1992, il est à nouveau porté à la tête de l’Etat à l’issue de la première élection présidentielle pluraliste.

Le 12 octobre 1997, il est porté en triomphe à la tête de l’Etat et entame son premier septennat, avant d’être réélu le 11 octobre 2004.

En décembre 2007, lors de son discours de fin d’année à la nation, il annonce son intention de modifier la Constitution qui limite alors le mandat présidentiel à deux exercices. Pour ce faire, il doit changer la loi 6.2 de la constitution en vigueur qui limite les mandats présidentiels. Il compte sur la majorité absolue que son parti possède à l’Assemblée nationale. Cette déclaration soulève beaucoup de remous au sein des populations et des partis politiques.

Il est officiellement réélu le 21 octobre 2011, avec 77,9 % des voix (3 772 527, avec un taux de participation de 65,82 %). Sept candidats ont contesté le scrutin du 9 octobre, considérant qu’il y avait eu des fraudes, mais la Cour suprême a rejeté le 20 octobre un appel destiné à l’annuler.

Yoweri Museveni,

Ouganda, 28 ans

Depuis 1986 qu’il a pris le pouvoir, Museveni maintient un État militarisé, en s’attachant à restaurer la paix dans un pays meurtri par la guerre civile et à faire redémarrer une économie moribonde.

C’est en  mai 1996 que Museveni remporte la première élection présidentielle à se tenir en 16 ans, avec 74 % des suffrages. Il est le seul candidat à cette élection car il considère que le multipartisme est un « concept occidental ».

Opposé à cinq autres candidats, il est réélu en mars 2001 avec 69,3 % des voix.

En juillet 2005, il fait adopter par le Parlement une modification de la Constitution pour lui permettre de se présenter à la prochaine élection présidentielle afin d’y briguer un troisième mandat. À l’issue des élections du 23 janvier 2006, il est réélu président de la République avec 60 % des voix.

Le président sortant ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 25 ans, a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans, a annoncé dimanche la Commission électorale ougandaise.

Museveni a remporté l’élection présidentielle du 18 février par 68,38% des voix, selon les résultats officiels annoncés dimanche la commission électorale.

Robert Mugabé, 27 ans

Au terme de plus de 30 ans de règne sans partage, Robert Mugabé est le plus âgé des Présidents africains qui, à l’âge de 90 ans, a été réélu en 2013 pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe.

Sa longévité au pouvoir, Robert Mugabe, la doit à un soutien d’une grande partie de la population.

Robert Gabriel Mugabe, président du Zimbabwe depuis 1987, auparavant premier ministre depuis 1980.

En 1990, Robert Mugabe est réélu et fait part de son intention d’imposer institutionnellement la ZANU comme parti unique et de transformer l’état en régime marxiste.

En 1996, Mugabe est réélu presque sans opposition réelle.

En 2000, il soumet à la population une nouvelle constitution incorporant notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et surtout une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement.

Le 11 février 2000, contre toute attente, ce projet de nouvelle constitution soumis à référendum, est rejeté par la population manifestant pour la première fois la défiance de la population envers le vieux despote.

Le 6 avril, il passe outre ce vote pour imposer sa réforme agraire.

Aux élections présidentielles de mars 2002, Robert Mugabe doit recourir encore à la violence et aux fraudes électorales pour se faire réélire président de la république avec 56 % des voix contre Morgan Tsvangirai, le président du tout nouveau Mouvement pour un changement démocratique (MDC).

A la suite de ces élections truquées, la Grande-Bretagne tente d’organiser avec les pays du Commonwealth des sanctions internationales. Appuyé par les pays occidentaux, les États-Unis et l’Australie, les britanniques obtiennent difficilement la suspension du Zimbabwe du Commonwealth mais les pays africains font bloc autour du dictateur justifiant son comportement par les abus du colonialisme. Mugabe et ses proches sont également interdits de séjour en Europe et aux États-Unis.

Dorénavant, Mugabe abandonne toute courtoisie et met fin au semblant de démocratie en limitant drastiquement la liberté de la presse, en muselant l’opposition, en recourant à la torture et à l’assassinat des membres d’opposition.

Mugabe est condamné par l’ensemble des pays occidentaux et par des organisations telles que Amnesty International qui dénonce les atteintes aux droits de l’homme. En Afrique, il reçoit le soutien de Sam Nujoma et de quelques autres leaders africains alors que quelques autres n’hésitent pas à dénoncer la dérive du régime. Desmond Tutu, l’ancien archevêque du Cap, le traite de « caricature de dictateur africain ».

A l’âge de 90 ans, Robert Mugabe est toujours au pouvoir. Après les élections de 2013, il fait voter une nouvelle Constitution qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’à 99 ans.

Omar EL Béchir, Soudan 25 ans

En 1993, Omar EL Béchir devient Président du Soudan et il occupe ce poste jusqu’à maintenant.

C’est en 1993 qu’il s’autoproclame Président de la République du Soudan et se fait « élire » pour la première fois en 1996. Le chef d’Etat évinça Tourabi lorsque ce dernier décida de reprendre le pouvoir en 1999, déclarant l’état d’urgence dans le pays.

Grâce au pétrole, la république d’Omar El Béchir change et perd son étiquette d’Etat voyou. Mais le chaos est toujours présent dans le pays : dans les années 2000, le chef d’Etat tente de négocier avec les groupes rebelles du Sud et signe un accord de paix avec l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) qui met fin à 21 ans de guerre. Malgré ce grand pas, il reste au Soudan une zone d’instabilité : en effet, la guerre civile continue de faire des ravages au Darfour.

En 2008, le Président El Béchir fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, demandé par la Cour Pénale internationale (CPI). Il est accusé d’avoir commis crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. Cependant, si le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo a réclamé un mandat d’arrêt pour génocide dans la région du Darfour, ce chef d’accusation n’a pas été retenu par la CPI.

Ce fut la première demande d’arrestation d’un chef d’État en exercice.

En avril 2010, se préparaient les premières élections multipartites au Soudan depuis 24 ans, qui marquent un tournant et doivent assurer une transition vers un régime démocratique en vue de l’organisation du référendum d’autodétermination prévu en janvier 2011 au Sud Soudan. Le climat s’est peu à peu dégradé dans le pays laissant place au boycott des élections par les partis d’opposition et mettant en avant le caractère dictatorial du Président en place qui menaça même les observateurs internationaux présents au Soudan.

Idriss Deby Itno, Tchad 24 ans

Arrivé au pouvoir le 1er décembre 1990à la faveur d’un coup de force Idriss Deby Itno est porté à la présidence du «Conseil d’Etat» dès le 4 décembre 1990, puis «désigné» par le MPS, président de la République le 28 février 1991 après l’adoption d’une Charte Nationale qui accorde tous les pouvoirs au président et reporte à 30 mois l’instauration du multipartisme

Investi président, il promet la tenue d’une Conférence nationale ayant pour tâche principale l’élaboration d’une nouvelle Constitution

La Conférence nationale adopte une Charte de transition, chargée de régir le pays jusqu’à la mise en place d’institutions démocratiques, après l’adoption d’une nouvelle constitution par référendum.

Entre temps, Déby est promu général de corps d’armée le 21 février 1995.

Il remportera les trois élections présidentielles pluralistes de1996, 2001 et 2006, trois scrutins farouchement contestés par ses opposants.

Pour ce second tour, ce sont les avions de l’opération militaire française «Epervier» qui sont affrétés pour le transport des procès verbaux des résultats dans la capitale. On l’aura compris, Paris n’a rien à redire sur les conditions du vote au premier tour.

Le 26 mai 2004, le Parlement tchadien, entièrement dominé par son parti le MPS, adopte une modification constitutionnelle qui supprime la limitation des mandats présidentiels, auparavant fixée à deux. Le projet de révision a été intégralement adopté, à main levée, par 123 voix pour, 0 contre et une abstention, les députés de l’opposition ayant refusé de voter en quittant l’hémicycle.

Aussi, son goût pour le maintien au pouvoir est sans doute lié à une nouvelle donne pour le Tchad : depuis octobre 2003, le pétrole coule en direction du port de Kribi au Cameroun.

Issaias Afeworki,

Erythrée , 21 ans

Le président, Issaias Afeworki,  67 ans, au pouvoir depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1993, est passé du statut de héros vénéré de trente ans de guerre de libération à celui d’impitoyable dictateur brisant toute voix dissidente et ayant isolé son pays des bords de la mer Rouge du reste du monde.

A son indépendance, le 24 mai 1993, l’Erythrée est vue comme un modèle d’espoir en Afrique par certaines puissances occidentales. Dans les années 90, le président américain Bill Clinton citera Issaias Afeworki parmi les «dirigeants de la renaissance» du continent. L’enthousiasme s’évanouit vite : le président érythréen, admirateur de Mao depuis qu’il a suivi une formation politique en Chine durant la Révolution culturelle, renforce le pouvoir du parti unique, le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ) et dans les années 2000, soutient divers groupes rebelles de la Corne, notamment les islamistes somaliens

Depuis le début de son mandat, Issayas Afewerki a instauré un régime avec parti unique, sans élections, une économie centralisée avec rôle prépondérant de l’État et une forte restriction de la liberté de la presse.

Au sein même du FJD, des voix se sont élevées en 2001 pour demander au Président l’application de la Constitution approuvée en 1997 et une plus grande ouverture politique et sociale. Issayas Afeworki a répondu, peu après, en emprisonnant les contestataires (dont son vice-président, Mahmud Ahmed Sherifo) et les journalistes qui s’étaient fait l’écho de ces critiques.

Yahya Jammeh, Gambie, 20 ans

Lieutenant de l’armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara qui dirigeait le pays depuis l’indépendance. Jammeh prend alors la tête d’un Conseil dirigeant provisoire des Forces armées qui est dissout le 28 septembre 1996. À cette date, il prend brièvement le titre de chef de l’État.

Il fonde alors l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction qui est, depuis lors, le parti dirigeant de la Gambie. Élu une première fois dans un scrutin douteux le 29 septembre 1996, il est réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 18 octobre 2001 avec près de 53 % des suffrages.

Il obtient sans difficulté un troisième mandat, le 22 septembre 2006 avec 67,33 % des voix contre 26,6 % à son principal opposant, l’avocat défenseur des droits de l’homme Ousainou Darboe. Selon la CEDEAO, le vote a été juste, mais les moyens de la campagne électorale inégaux.[réf. nécessaire]

Il est encore réélu pour un quatrième mandat de cinq ans le 24 novembre 2011 en obtenant 71,5 % des voix, de nouveau devant Ousainou Darboe qui doit se contenter de 17,4 %, Hamat Bah, le troisième candidat réunissant quant à lui un peu plus de 11 %1.

Denis Sassou Nguesso,

Congo, 20 ans

Denis Sassou Nguesso (1943-), est devenu Président de la République du Congo en 1979.

En 1990, sous la pression des syndicats, Denis Sassou Nguesso a accepté de mettre en place un système politique multipartite.

En 1991 il décide la tenue d’une Conférence nationale pour fixer la date des élections présidentielles et répondre aux interrogations et angoisses du peuple congolais confronté à la crise économique et à l’instabilité politique provoquée par la multiplication des partis politiques.

Il est évincé du pouvoir, en 1992, à l’issue des premières élections pluralistes remportées par Pascal Lissouba. Il s’exile en France jusqu’en 1997 où il entreprend de reconquérir le pouvoir par la force, provoquant une guerre civile qui fera près de 10 000 morts. Il obtient la légitimité des urnes en mars 2002.

En juillet 2009, il se présente de nouveau à l’élection présidentielle. En dépit des réclamations de l’opposition, ce sont les listes électorales de 2002 qui sont de nouveau utilisées. Des 13 candidats en présence, il est le seul réellement actif durant la campagne. Il est élu dès le premier tour avec 78 % de voix.

En 2016, selon la constitution le général-président doit quitter le pouvoir au terme de son mandat, mais tout porte à croire que le riche président Sassou va modifier la constitution pour obtenir un nouveau mandat.

Abdelaziz Bouteflika

Algérie 15 ans

De tous les présidents algériens, Abdelaziz Bouteflika aura eu la plus grande longévité à la tête de la République algérienne démocratique et populaire. Cinquième chef de l’Etat depuis l’indépendance du pays en juillet 1962 (Mohamed Boudiaf, assassiné en juin 1992, n’a présidé que quelques mois un Haut Comité d’Etat), M. Bouteflika est parvenu au pouvoir en 1999 dans la foulée d’une carrière bien remplie.

Candidat indépendant, Abdelaziz Bouteflika remporte l’élection présidentielle de 1999 avec 73,8 % des suffrages et devient le cinquième président de la République algérienne démocratique et populaire le 27 avril 1999 et ministre de la défense le 5 mai 2003. Il est réélu dès le premier tour lors des élections présidentielles de 2004, avec 85 % des voix, et de 2009, avec 90,2 %. Lors de cette dernière, il est le candidat du Front de libération nationale (FLN), dont il est le président d’honneur depuis le 28 janvier 2005. Désigné candidat du FLN pour l’élection présidentielle de 2014, il est réélu pour un quatrième mandat avec 81,53 % des suffrages exprimés.

Ismaïl Omar Gelleh,

Djibouti, 15 ans

Après le retrait d’Hassan Gouled, Ismaïl Omar Gelleh est investi par le RPP, puis élu président de la République le 9 avril 1999, avec officiellement plus de 74 % des suffrages.

Le nouveau chef de l’État bénéficie d’un contexte international favorable, bien que l’opposition ne cesse de grandir face au clientélisme et au tribalisme dont elle accuse le pouvoir. Le 12 mai 2001, une partie du FRUD restée dans l’opposition signe à son tour un accord de paix.

Ismaïl Omar Guelleh est réélu avec officiellement 94 % des suffrages exprimés lors des élections présidentielles du 8 avril 2005, l’opposition ayant appelé au boycot. La participation a été officiellement de 79 % (20 % selon l’opposition), mais le corps électoral ne représente qu’un quart de la population (environ 200 000 électeurs pour 800 000 habitants estimés).

En avril 2010, le Parlement vote une réforme constitutionnelle permettant à Ismaïl Omar Guelleh de se briguer un troisième mandat. Il est donc réélu président de la République au premier tour le 8 avril 2011, obtenant 80,6 % des suffrages exprimés contre 19,4 % à Mohamed Warsama Ragueh, avec un taux de participation de 69,7 %.

En août 2014, il aurait été la cible de tirs d’un membre de sa garde lors d’une cérémonie à l’aéroport, sans être atteint.

 

Rassemblés par Mohamed D. DIAWARA

 




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