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mardi 21 novembre 2017
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Amélioration de la qualité de l’enseignement: la touche du Président IBK !

La population de notre pays est jeune, à plus de 65 %. Une chance et un défi ! Les défis de cette jeunesse sont bien connus : l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi durable, le chômage, l’immigration et les maladies.
Convaincu que l’école et l’emploi sont les deux principales garanties de cet avenir, le président IBK s’est attelé à la refondation de l’Éducation afin de redonner à l’école malienne ses lettres de noblesse. Avec fermé, mais aussi pédagogie.
Dans son premier discours à la Nation après son investiture, à l’occasion du 22 septembre 2013, le président IBK annonce les couleurs de la réforme : « l’École restera à l’école. Elle ne sera plus tolérée dans la rue. Nous mettrons fin aux achats de diplômes, de même qu’au commerce des épreuves d’examen ».
Durant ses années de gouvernance dans un contexte de crise multidimensionnelle, le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA et ses gouvernements successifs n’ont pas lésiné sur les moyens pour un enseignement de masse et de qualité dans notre pays.
De la réalisation de nouvelles infrastructures scolaires et universitaires au recrutement de personnel enseignant et administratif, en passant par la moralisation des examens et l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, le Président IBK et ses différents gouvernements n’ont pas démérité ces quatre dernières années. Les chiffres sont suffisamment évocateurs dans ce domaine clé de la vie de la nation malienne.

Dans le but de poser les jalons d’une éducation de ‘’masse et de qualité’’ en vue de répondre aux soucis de développement de notre pays, les ministres de l’Éducation nationale du Président IBK ont été de tous les combats : réalisation d’infrastructures, amélioration des équipements et du matériel didactique, recrutement et formation du personnel enseignant, lutte contre la fraude et la fuite des sujets aux examens de fin d’année.
Sous l’impulsion du Président IBK, Mme Togola Jacqueline Nana, une enseignante rompue à la tâche, s’est investie corps et âme pour ramener de l’ordre au niveau de l’éducation de base. De main de maître, elle a dirigé ce département, mettant tout en œuvre pour que les examens de fin d’année se déroulent dans de meilleures conditions. Une mesure qui, au fond, a permis aux acteurs scolaires de faire face à la fraude organisée.
Elle a été remplacée par le Pr Kénékouo dit Barthélemy Togo, qui a mené une lutte sans merci contre les mauvaises pratiques à l’école, notamment dans l’organisation des examens de fin d’année et autres.
Mohamed Ag Erlaf, un administrateur civil, est l’actuel ministre en charge de ce département stratégique.
Le département de l’Éducation a engagé un vaste programme de réformes, de réalisation d’infrastructures, de formation, de recrutement d’enseignants, mais aussi de relecture des textes.
Au total, on enregistre la construction, la réhabilitation et l’équipement de 1 250 salles de classe et le recrutement de près de 4 072 enseignants pour tous les ordres d’enseignement.

Sur la qualité de l’Éducation
Le « scandale » enregistré lors des examens du DEF et du Baccalauréat 2014 impose au gouvernement de procéder illico presto aux réformes nécessaires dans le secteur de l’éducation. Sur les hautes instructions du président IBK, elles seront conduites avec courage, lucidité et fermeté, en harmonie avec la vision commune adoptée avec l’objectif in fine de l’efficacité et de la pérennité. Mais aussi, par-delà, et conformément au projet présidentiel pour un Mali émergent d’aider à l’émergence rapide d’enfants issus d’un système éducatif moderne et performant, de ressources humaines qualifiées.
C’est pourquoi des dispositions draconiennes sont prises dès l’abord pour assurer le déroulement de l’année scolaire 2013-2014, à travers l’organisation des sessions ordinaires des différents examens dans tous les établissements, à l’exception de Kidal et d’une session spéciale du DEF à l’intention des élèves du camp de réfugiés en Mauritanie. Dans le même cadre, c’est à date échue que l’année scolaire a démarré pour le fondamental et le secondaire pour 2014-2015.
Parallèlement à cette révolution au sein de l’institution scolaire et universitaire, le Gouvernement a ouvert un vaste chantier d’investissement, d’équipement et de réhabilitation dans le domaine des infrastructures et des ressources humaines.
Dès 2015, ce sont environ 2 050 salles de classe construites, équipées et/ou réhabilitées et près de 4 072 enseignants qui ont été recrutés pour tous les ordres d’enseignement.

Ce sont au total 3 854 enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales, dont 3 668 pour l’enseignement fondamental, 117 pour l’enseignement secondaire général, 54 pour l’enseignement technique et professionnel et 18 pour l’enseignement normal, qui ont été recrutés et affectés. Également, 407 enseignants des écoles communautaires ont été intégrés dans la Fonction publique des collectivités territoriales.
Ces opérations ne visaient qu’un seul objectif : réduire la fracture entre les régions et réaliser le maillage territorial le plus complet possible.
La confiance renouée et améliorée avec les relations avec les Partenaires Techniques et Financiers a permis la mise en œuvre de plusieurs projets d’importance dont :
– la construction et l’équipement de 801 salles de classe pour l’enseignement fondamental ;
– l’achèvement des travaux de construction et d’équipement de deux Instituts de Formation des Maîtres (IFM) dont nous avons visité un à Koutiala et l’autre à Kita ;
– le démarrage de la construction des lycées de Barouéli, Tominian, Djenné et Gourma-Rharous ; et,
– la réhabilitation du Lycée Bouillagui Fadiga à Bamako.
En matière d’accès à l’éducation et en vue d’augmenter la scolarisation des enfants, le Gouvernement, en partenariat avec le Haut Conseil Islamique et tous les acteurs concernés, a initié un projet d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif malien.
En matière d’équipement, les actions ont porté également sur la dotation, dans le cadre du Projet d’Urgence Éducation Pour Tous (PUEPT), de quatre cent soixante-dix-neuf (479) écoles en cantines scolaires, l’ouverture à la rentrée 2015-2016 de 4 Instituts de Formation Professionnelle (IFP), la construction de nouveaux lycées et la réhabilitation de certains autres à Bamako.

Gestion des effets de la crise
Au regard du ralentissement manifeste du taux de scolarisation du fait essentiellement des effets de la crise sécuritaire, il a été procédé, pour des raisons d’équité, à l’ouverture de 536 Centres de Stratégies de Scolarisation Accélérée/Passerelles (SSA/P) dans les Centres d’Animation pédagogique (CAP) des Académies d’Enseignement (AE) de Bamako, Kayes, Kita, Nioro, Dioila, Kati, Koulikoro, San, Ségou, Bougouni et Koutiala ; et l’ouverture de 89 autres dans les CAP des AE de Gao et Tombouctou.

Qu’est-ce que la SSA/P ?
La SSA/P consiste en un enseignement de 9 mois dont 2 en langue nationale à l’issue duquel, les apprenants sont inscrits en 4e ou 3e année de l’école primaire pour poursuivre leurs études.
Pour les trois pays (Mali, Burkina, Niger) 145 342 enfants, dont 83 638 filles, ont été enrôlés de 2004 à 2015 ; 108 338 apprenants ont été transférés dans les écoles primaires pendant la même période.
La SSA/P a non seulement produit des résultats probants, mais également, est appelée à occuper une place de choix dans le système éducatif de notre pays dans l’optique de l’EPT (Éducation pour tous) et des Objectifs de développement durable (ODD).
La SSA/P est une initiative de la Fondation Stromme qui a pris naissance au Mali en 2004 avant de migrer au Burkina Faso en 2006 et au Niger en 2007.
Lors des travaux de la 5e session du Conseil d’orientation du Secrétariat sous régional de ladite initiative, à Bamako, du 18 au 19 août 2016, le ministre de l’Éducation nationale du Mali de l’époque, Kénékouo dit Barthelemy Togo, a promis à ses pairs que le défi sera relevé à hauteur de souhait, mais avec l’engagement de chacun des pays. En tout cas, les résultats salvateurs de la SSA/P pendant ces dernières années ne sont plus à démontrer.
En ce qui concerne, le Projet d’Amélioration de l’Accès aux Services d’Éducation de Qualité (PASEQ) lancé le 6 mai 2014 à Bamako, il traduit aussi l’engagement des autorités maliennes et canadiennes de rehausser l’image de l’enseignement dispensé dans notre pays.

Le PASEQ
Le PASEQ est mis en œuvre par un consortium de quatre ONG partenaires, à savoir : Plan International, la Fondation Aga khan, Save The Children et World Vision International. En plus de leur expertise, ces ONG ont apporté au PASEQ une contribution financière de trois millions sept cent quatre-vingt-seize mille sept cent soixante-dix-neuf dollars canadiens ($ CAD 3 796 779), soit plus d’un milliard et demi de francs CFA. Les structures centrales et déconcentrées du Ministère de l’Éducation nationale sont associées à la mise en œuvre de ce projet. Une telle synergie ne peut produire que des résultats probants. On citerait volontiers la réalisation de 201 salles de classe au niveau du premier cycle de l’enseignement fondamental ; 42 salles d’activités du préscolaire (CDPE) ; 211 blocs de 3 latrines ; et 81 bureaux directeurs/magasins ; 61 hangars de cantines avec magasins et cuisines ; et 67 forages équipés de pompes manuelles déjà mis au service de nos écoles et centres de développement de la petite enfance.
Autant dire que le PASEQ, à travers ses interventions et les résultats atteints, constitue un modèle de réussite en matière de convergence et de synergie des expertises des partenaires techniques et financiers avec des expertises nationales.
Par ailleurs, il convient de signaler que les Affaires Mondiales Canada ont alloué au PASEQ un financement total de dix-neuf millions six cent quatre-vingt-deux mille cinq cent trente-neuf dollars canadiens ($ CAD 19 682 539 ), soit plus de huit milliards francs CFA. Par ce biais, le projet déploie une approche novatrice en vue d’une scolarisation améliorée pour les garçons et filles dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, et Mopti”, plus précisément dans 304 villages, 292 écoles et 130 centres de développement de la petite enfance (CDPE).
Retour de la méthode syllabique
Malgré ces efforts consentis, la qualité de l’enseignement est restée en deçà des attentes.
En effet, il ressort des évaluations avec l’outil EGRA en 2009, ayant ciblé 5186 élèves en six langues (Français, Arabe, Songhay, Bamanakan, Fulfulde et Bomu)… à la fin de la 2e année, qu’entre 83 % et 95 % des élèves n’ont pas pu lire un seul mot d’un texte approprié.
En 2015, une étude similaire dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou, ciblant 2826 élèves des écoles classiques et curriculum bilingue (Français et Bamanankan) à la fin de la 2e année, a montré que seulement 4 % des élèves pouvaient lire 31 mots/minute pour le Bamanakan et entre 1 à 5 % pour le Français.
Face à cette réalité, les 9 et 10 septembre 2016, des réflexions sur les méthodes de lecture et d’écriture utilisées dans le système éducatif de notre pays ont été faites. À l’issue de cette rencontre, qui a vu la participation de grands spécialistes en la matière, il a été convenu de revenir sur la méthode syllabique, en abandon au profit de celle globale, depuis quelques années. Donc, après quelques années d’interruption, le syllabaire est finalement de retour à l’école.
« Nous sommes en réflexion pour la recherche d’une meilleure qualité de lecture, d’écriture et pour obtenir une seule méthode syllabique », a précisé le directeur national de la Pédagogie, Témoré Tioulenta.
« En tout état de cause, nous savons que le sentiment le plus largement partagé dans le monde scolaire comme dans la population générale est que nos élèves ne savent pas bien lire après plusieurs années d’apprentissage », déclarait l’ancien ministre Togo.
Pour ce dernier, il ne sert à rien de continuer à faire l’impasse sur la réalité des choses au niveau de notre système éducatif.
« Nous devons reconnaître que la faible performance de nos élèves dans la lecture et l’écriture est troublante », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter que la question qui taraude le plus les esprits, c’est celle des méthodes de lecture utilisées dans nos écoles ces dernières années.

La moralisation des examens
Après les douloureux épisodes des années 2013 et 2014 qui ont été soldées par de gros soupçons de fraudes et de fuites de sujets lors des examens de fin d’année (DEF, BAC, BT, CAP), le ministère de l’Éducation a décidé de prendre le taureau par les cornes en vue d’endiguer ce phénomène. Des missions ont été envoyées sur le terrain pour informer et sensibiliser les acteurs et partenaires de l’école sur la nécessité de moraliser les examens, dans notre pays. Elles se sont rendues dans toutes les académies de l’intérieur et du District de Bamako. Il s’agissait de convaincre les acteurs de l’école (élèves, enseignants, responsables administratifs), les partenaires (syndicats, parents d’élèves, associations de parents, comité de gestion scolaire, partenaires techniques et financier) à tirer toutes les leçons de cette campagne qui rentre dans le cadre de l’amélioration de la qualité de notre enseignement.

Que dit la loi ?
Au fait, la Loi n099-046 AN-RM du 28 décembre 1999, modifiée en son article 73 définie les acteurs, le cadre d’organisation et le règlement des examens. Selon ce texte : « l’évaluation des apprentissages et l’organisation des examens et concours relèvent exclusive des corps et des structures commis à cette tâche ». Autrement, les personnes non commises à cette tâche ne devraient donc pas se trouver dans les centres d’examen.
Le règlement des examens détermine les obligations et les interdits à observer pendant le déroulement des examens. Pour le candidat, le règlement exige d’avoir une pièce d’identité, de remplir correctement les en-têtes de la feuille d’examen, de ne pas communiquer entre candidats, de ne pas sortir avant la remise de sa copie, de ne pas venir dans la salle avec un sac, des cahiers, des livres, le téléphone portable ou tout autre gadget électronique ; de ne pas faire sortir des sujets de la salle, de ne pas changer de numéro de place, de ne pas porter de tenue indécente, de ne pas fumer, de ne pas être en état d’ivresse, d’éviter les attitudes et les comportements d’indiscipline caractérisés.
Pour plus d’effets, toutes ces informations sont communiquées aux surveillants et aux candidats au début de l’examen, selon le Centre des examens et concours.
On peut se demander aujourd’hui pourquoi on n’applique pas à l’éducation, le raisonnement que l’on fait dans d’autres secteurs : y a-t-il un seul métier dans lequel on peut réussir sans travailler régulièrement, sans fournir des efforts ?
Au Centre des examens et concours du ministère de l’Éducation, la mission est pourtant très précise dans les esprits : « notre option fondamentale est d’assurer aux enfants du Mali une éducation de qualité qui puisse nous fournir des cadres valables aux plans intellectuel et moral pour le développement de notre pays. Nous construisons dès maintenant le Mali de demain ».

La preuve d’une détermination
La reprise des corrections du Bac 2017 au pôle de correction de Koulikoro en dit long sur la détermination des autorités sous le régime IBK de changer les comportements. Bien que cette action ait suscité de vives réactions, le système aura conforté les enseignants et partenaires de l’école qui ont salué le courage du ministre de l’Éducation nationale.
Selon le ministère de l’Éducation nationale, une annulation des premiers résultats due à de graves « anomalies » révélées au niveau du secrétariat du pôle de correction de Koulikoro est intervenue. Ces anomalies concernaient les Académies d’enseignement de Dioïla, Kati et Koulikoro.
C’est donc conformément à l’article 38 de l’arrêté N° 1385 du 07 Mai 2014 portant organisation de l’examen du baccalauréat de l’enseignement secondaire, que « les candidats qui ont échoué du fait des anomalies constatées ont été rétablis dans leur droit et déclarés admis ».
Sous d’autres cieux et en d’autres circonstances, on aurait dû faire des ajustements pour ajouter les nouveaux admis à la liste et s’abstenir de pénaliser ceux dont les noms ont glissé par inadvertance, estimant que la faute n’est pas des enfants ou à leurs parents. Cette situation allait non seulement créer une jurisprudence, mais également être une prime à la médiocrité. Et pour cause ? Des élèves qui n’avaient que 6 de moyenne de classe se retrouvaient admis avec 15 de moyenne, donc avec la mention. Qu’allaient faire certains de ces cas qui pouvaient se retrouver comme boursiers et envoyés défendre les couleurs du Mali à l’extérieur ? Le morceau était donc trop gros à avaler, il fallait rendre justice.
Le ministre de l’Éducation nationale a donc pris la difficile décision de revenir sur les résultats, notamment ceux du Bac déjà affichés pour recaler 221 personnes.
Si cela est de bonne guerre, il faut noter qu’il lui a fallu de la poigne pour prendre cette décision et faire face aux critiques qui devraient suivre.
Par cet acte, le ministre Mohamed Ag Erlaf vient de montrer à la face du monde que l’amateurisme n’a plus sa place dans l’éducation nationale du Mali.

Enseignement supérieur
Au titre de l’Enseigneur supérieur, les actions majeures ont concerné :
– la valorisation de la grille salariale du personnel enseignant et de chercheurs
– l’institution d’une prime spéciale d’encadrement ;
– l’organisation des concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur
– la rentrée solennelle des établissements par la tenue, pour la première fois, de leçon inaugurale ;
– la poursuite de la construction du complexe universitaire de Kabala ; la relecture du cadre juridique et institutionnel de l’enseignement supérieur ;
– l’élaboration d’un code d’éthique et de déontologie de l’enseignant et du chercheur.
Dans cette veine, le président IBK a instruit au gouvernement d’améliorer la gouvernance des structures d’enseignement et de recherche, diversifier l’offre de formation, améliorer la qualité de la formation, dynamiser la recherche tout en valorisant ses résultats et enfin, apaiser l’espace universitaire par un dialogue social permanent.
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, la mise en œuvre de certaines mesures a permis d’enregistrer des résultats très encourageants :
– le basculement effectif dans le système Licence, Master, Doctorat (LMD) qui assure à la fois l’universalité de nos enseignements et une meilleure adéquation formation-emploi ;
– les inscriptions en ligne des bacheliers pour compter de cette année ;
– l’organisation de la Concertation nationale sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur au Mali, concertation tenue les 7, 8 et 9 avril 2014 ;
– la normalisation progressive des années universitaires qui étaient jusque-là tronquées, blanches –et souvent sans couleur,- accompagnées de violences gratuites ; et,
– la résolution progressive de la gestion des flux, tâche ardue s’il en est, des bourses et des heures supplémentaires par l’établissement de statistiques plus fiables.

Pour marquer dans du marbre son ambition pour le Mali et matérialiser le rêve qu’il nourrit pour sa jeunesse, le président IBK a décidé, dans le domaine de l’Éducation, d’offrir à celle-ci l’Université internationale de Tombouctou (UNI-T). Ce projet de pôle de la connaissance sera érigé sur les sables mythiques de la cité mystérieuse dans le voisinage immédiat des 333 saints.
Selon le président IBK, l’UNI-T symbole de notre réconciliation retrouvée et de notre cohésion consolidée, sera le haut lieu de la lumière qui illuminera le chemin du Mali nouveau que nous allons bâtir ensemble. Elle sera le creuset de notre enrichissante diversité, le remède contre l’obscurantisme, l’endroit où les étudiants du monde entier, dans un univers multilingue, viendront recevoir ce que nous sommes et donner ce qu’ils sont. Ce sera un joyau architectural digne de notre génie propre, grand comme notre passé et prometteur comme notre avenir de paix et d’unité.
Dans le domaine de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique toujours, les réalisations ont porté sur l’amélioration de la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur, la poursuite de la réforme du cadre juridique et institutionnel de ce sous-secteur, l’élaboration d’un plan d’action de développement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, l’élaboration et la validation d’une politique nationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, la création des Missions Universitaires de Sikasso, de Gao et de Tombouctou.

Kabala symbole de la modernisation
La construction de la Cité universitaire de Kabala, un joyau architectural, fruit de la coopération Sino-malienne, inaugurée le mardi 28 février 2017 par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, en présence de l’Ambassadeur de la Chine au Mali, Mme Lu Huiying, est sans conteste le signe d’un engagement fort du régime en faveur d’un enseignement supérieur moderne au Mali.
Cette Cité universitaire permettra aux étudiants et chercheurs de combler un grand vide en matière d’insuffisance ou de manque d’infrastructures et d’équipements de qualité.
Selon les données techniques, cette Cité, qui pourra accueillir 4 080 étudiants, offrira le confort recherché par les étudiants tout en les conviant au travail afin de rehausser l’image de l’enseignement supérieur de notre pays.
Le joyau a coûté 80 milliards FCFA au Mali et à ses partenaires chinois. La Cité universitaire de Kabala, bâtie sur une superficie de 42 000 m2, comporte 7 bâtiments principaux avec des amphithéâtres ultras modernes, des salles informatiques, des salles de classe, des terrains de sports et des internats offrant la commodité totale aux étudiants.
Pour assurer la navette entre la Cité et la ville, le Centre national des œuvres universitaire (CNOU), sous la houlette du ministère de l’Enseignement supérieur, avait procédé à des commandes de nouveaux bus dont la livraison a connu des problèmes.
Signalons que la première pierre de la deuxième phase de la Cité universitaire de Kabala avait été posée par le Président Ibrahim Boubacar Keita le 10 mars 2014. C’est lui qui a aussi coupé le ruban symbolique le 28 février 2017 au grand bonheur des étudiants et des professeurs maliens.
Le Président IBK a également inauguré le pont sur la route de la Cité universitaire afin de permettre aux étudiants de regagner leur site dans la plus grande fluidité.

Redynamisation de l’enseignement supérieur
Conformément à l’engagement du Chef de l’État, de redynamiser le sous-secteur de l’Enseignement supérieur, le Département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique poursuit la mise en œuvre des réformes dans l’esprit de la concertation nationale sur l’avenir de l’Enseignement au Mali.
Les recommandations de cette concertation constituent pour l’école supérieure malienne une boussole en matière de planification stratégique et de collaboration avec les Partenaires techniques et financiers (PTF).
Mais au regard de la situation socio-économique du pays et des mutations en cours dans notre Sous-région et dans le reste du monde, des choix stratégiques ont été opérés, et leur réalisation permettra de résoudre un certain nombre de problèmes en la matière.
L’atelier organisé du 6 au 8 octobre 2016, à Sikasso, à l’intention des Directeurs des services centraux, des recteurs des Universités, des Doyens des Facultés, des Directeurs des Grandes Écoles et Instituts et de nombreux responsables du Département, aura servi de cadre pour partager ces choix et dégager des solutions opérationnelles qui s’imposent. Dans cette perspective, il y a trois points qui ont marqué les débats.
Le mardi 27 décembre 2016, le Chef de l’État Ibrahim Boubacar Keïta a lancé dans la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ, la rentrée solennelle des universités, instituts et grandes écoles du Mali. L’activité s’inscrivait dans le cadre de la revalorisation de l’enseignement supérieur.
Au cours de cette rencontre, il a été révélé que notre pays, malgré les efforts en cours, depuis quelques années, peine à combler ses déficits en matière de ratio Enseignant/étudiants au niveau du supérieur. Ainsi, les statistiques en vigueur révèlent un ratio d’« 1 Enseignant pour 51 Étudiants », contre une norme de l’UNESCO de l’ordre d’« 1 Enseignant pour 30 Étudiants ». Ce ratio se creuse davantage quand il s’agit des enseignants de rang magistral, regrette-t-on.
Dans certaines de nos universités, le même rapport fait ressortir un ratio d’ « 1 Enseignant de rang magistral pour 218 Étudiants ».
À ces besoins des établissements existants, s’ajoutent ceux des nouvelles créations telles que l’École de Journalisme, l’Institut Cheick Zayed et l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Hamed Baba de Tombouctou.
Pour faire face à la situation, de nombreuses pistes sont préconisées, dont la mise en place d’un plan de carrière des enseignants.
Il s’agit d’œuvrer pour la mise en place d’un véritable mécanisme de développement du plan de carrière des enseignants. Car dans notre pays, il est regrettable de constater que 78 % des enseignants sont des assistants.
Aussi, la faiblesse des comités pédagogiques et de recherches, la forte sollicitation des enseignants pour les cours dans le public, comme dans le privé, entravent la mise en place des programmes de recherches et de productions scientifiques d’envergure, indispensables à la progression de la majorité des enseignants, notamment des assistants dans la carrière.
Il est également prévue de renforcer le Programme de Formation des Formateurs (PFF).

Formation des formateurs
Le programme avait prévu de former environ 660 nouveaux enseignants sur une période de dix ans (2008- 2017) avec un budget global de 18 017 280 000 francs CFA.
À la date du 30 septembre 2016, sur ce budget global, seulement 7 039 339 484 FCFA ont pu être débloqués (soit 39,06 % du Budget prévisionnel).
Le PFF devrait disposer donc des ressources financières d’un montant de 10 977 940 516 de FCFA, suffisants aujourd’hui pour une prolongation du PFF sur une période supplémentaire d’au moins de cinq ans. Les Recteurs des Universités ont bouclé cette analyse.
Le département préconise également le recrutement temporaire en faisant appel aux Maliens de la diaspora et aux ressources enseignantes qualifiées de l’espace francophone en activité ou à la retraite.

Les cours en ligne
Le développement des cours en ligne s’adosse à un des engagements du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, à savoir : « Un Étudiant, un ordinateur ».
Le montage technique et financier du dossier montre qu’un ordinateur pourrait être cédé à chaque Étudiant malien à condition d’être subventionné par l’État à hauteur de 150 000 francs CFA. Cette subvention couvre les taxes à l’importation, le coût du traitement des dossiers par la Banque partenaire et le fonds de garantie placé dans cette Banque.
Le mode d’acquisition desdits ordinateurs est le crédit ou le payement au comptant par les Étudiants.

Des Écoles Doctorales
Le PADES, dès cette rentrée 2016-2017, met à la disposition des 1ERS des soutiens financiers et humains pour appuyer la création ou le démarrage de ces écoles. Ces solutions sont en marche, mais elles doivent épouser le même rythme de la demande, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est pourquoi une programmation audacieuse et rigoureuse est urgente pour corriger l’existant et faire face aux éventuelles demandes.
C’est vrai, l’État malien s’est engagé auprès de la Banque Mondiale pour financer le PADES, mais l’inscription de l’Enseignement supérieur dans les priorités de la Banque mondiale aidera à coup sûr à faire face à ces besoins.

La renaissance scientifique
Le Fonds compétitif de recherche et d’innovation technologique (FCRIT) est enfin accessible et placé sous la responsabilité conjointe du ministère de l’Économie et des Finances et de celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Aussi, conformément à l’instruction du Président IBK, se tiendra la Journée du Mérite du Chercheur et de l’Innovateur, le 30 juin de chaque année et la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique.
Trois prix seront décernés suite à la délibération d’un jury international : le Prix du Président de la République, le Prix du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le Prix du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.
Dans le domaine de la Culture scientifique, la 1re édition de la fête des Sciences s’est déroulée pour l’année 2016, du 24 au 26 novembre dernier. Elle a enregistré la participation des Scientifiques universitaires et non universitaires, Maliens et Étrangers, acquis à la cause des Sciences et Techniques en tant que Culture qui doit être transmise et partagée à tous les âges, à toutes les générations.
Les Académies d’Enseignement de Bamako ont pleinement participé à cette journée. Elles ont accompagné durant ces trois jours, les enfants sur le site de l’évènement.

Front social
Sous le règne du Président IBK, des efforts implacables ont été déployés pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants de tous les ordres. Des revendications vieilles de plus d’une décennie ont trouvé des solutions satisfaisantes.
Ainsi, au niveau du fondamental et du secondaire, les enseignants regroupés dès le début de l’année en collectif ont posé cinq importantes doléances qui ont toutes trouvé des réponses satisfaisantes de la part du personnel enseignant.
À l’issue d’un long processus de négociation ayant occasionné des débrayages de plusieurs jours, le gouvernement et le collectif des enseignants du 15 octobre ont trouvé un compromis le mardi 2 mai 2017.
Selon le procès-verbal de conciliation, le gouvernement s’est engagé à adopter un statut et une grille indiciaire annoncée pour le personnel de l’éducation préscolaire et spéciale et des enseignants fondamental et secondaire. Par conséquent, une commission tripartite proposera, dans un délai de 10 jours, un statut et une grille indiciaire annexée de 16 échelons (par suppression du dernier échelon de la classe exceptionnelle) avec comme indice plancher 235 et indice plafond 1060. À cet effet, le gouvernement s’est engagé à déposer le projet de loi relatif à un statut et une grille indiciaire annoncée pour le personnel de l’éducation préscolaire et spécialisée et de l’enseignement fondamental et secondaire sur le bureau de l’Assemblée nationale au cours de la session parlementaire d’octobre 2017.
La grille coûtera au trésor public, la bagatelle de 5 milliards 620 millions de francs CFA. Le coût n’en valait-il pas la chandelle ? En tout cas, à l’issue de la dernière marche des enseignants grévistes, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, après les avoir écoutés, avait promis que le gouvernement ferait tout de son possible pour trouver la solution aux exigences des syndicats. Cependant, il n’avait pas manqué d’appeler à l’esprit de responsabilité de l’ensemble des acteurs sociaux face à la situation délicate du pays.
« Le gouvernement va consentir tous les sacrifices dans les limites de la possibilité de l’État pour satisfaire aux besoins des travailleurs », a-t-il indiqué.
En amont, enseignants et gouvernement avaient conclu un accord le 8 janvier 2017 en cinq points : l’adoption d’un statut autonome de l’enseignant ; l’harmonisation des salaires des enseignants maliens avec les salaires de la sous-région ; l’augmentation de l’indemnité spéciale de responsabilité pour les enseignants de catégories A, B et C ; la régularisation de la situation administrative et financière des sortants de l’ENSUP (nouvelle formule) au même titre que ceux de l‘ENI et de l’IPR-IFRA ; la conformité de la relecture de l’arrêté N° 3282 du 11 août 2011 avec les recommandations de la lettre de protestation des différents syndicats.
Par ailleurs sur le point 4, portant sur la régularisation de la situation administrative et financière des sortants de l’ESUP (nouvelle formule) au même titre que ceux de l’ENI et de l’IPR-IFRA, le gouvernement s’engage à régulariser la situation des sortants de l’ENSUP. Cette régularisation, précise-t-on, concernera les diplômés de 2013 et de 2014 qui ont intégré la Fonction publique de l’État et celle des collectivités territoriales. Une commission sera mise en place à cet effet. Aussi, le palier d’intégration des diplômés de l’ENSUP sera-t-il défini en fonction de la nouvelle grille.
Au point 5, sur la conformité de la relecture de l’arrêté N° 3282 du 11 août 2017 avec les recommandations de la lettre de protestation des différents syndicats, le gouvernement s’engage à consulter la partie syndicale sur le projet d’arrêté avant sa signature.
Au niveau supérieur également, malgré une grève illimitée en cours du Syndicat national de l’Enseignement supérieur, le gouvernement avait signé un accord avec les responsables de ce syndicat en mai 2017.
Il a été convenu entre les deux parties l’application d’un indice plancher 640 et plafond 1400 applicable au mois de juin 2017 et un indice plancher 660 et plafond 1460 à partir du 1er janvier 2018. Les deux parties se sont également accordées sur la signature immédiate du rapport de la commission tripartite déposée le 31 janvier 2017.
L’intégration de contractuels à la Fonction publique, l’adoption du nouveau statut de chercheur, le rétablissement du fond études et recherche, le paiement des arriérés d’heure supplémentaire, la gestion de la violence en milieu universitaire ont tous fait l’objet d’accord avec les autorités.

Par Sidi Dao




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