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lundi 28 mai 2018
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AMO: la Canam modernise ses services

D’ici quelques mois, la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) sera dotée d’un système d’information intégré à l’identification biométrique, de type web services. Ces outils de modernisation de service et de lutte contre la fraude ont été présentés, hier jeudi, dans un hôtel de la place, à des acteurs de la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire (AMO).

La responsable de la division informatique de la CANAM, Mme DICKO Diénéba SANGARE, a présenté le système d’information intégré à l’identification biométrique de type web services aux membres du Conseil d’administration de la CANAM, des partenaires de la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) ainsi qu’aux responsables de la CANAM.
Mme DICKO Diénéba SANGARE a expliqué que ces applications modernes et de sécurisation viendront corriger les lacunes et les limites du système en cours d’utilisation. L’une des lacunes de ce système est sa faible capacité de détecter des cas de fraude dont les manques à gagner s’évaluent de nos jours à plusieurs milliards de FCFA par an.
La responsable de la division informatique a expliqué que ces innovations des services de l’AMO s’articulent autour de 3 composantes, à savoir le système de gestion de la biométrie, le système de gestion métier de l’Assurance maladie et l’interface entre ces deux composantes.
Elle a rappelé que le Conseil d’administration de la CANAM avait donné son quitus pour l’amélioration des offres et la sécurisation des services par l’acquisition des machines pour l’identification biométrique. Sa mise en œuvre devrait se faire courant 2018, a-t-elle précisé, regrettant que cette échéance ne soit plus tenable à cause de certaines difficultés que le projet a connues.
« Il y a eu un blocage au niveau de l’administration dans la mise en œuvre de ce projet. Nous avons acquis les matériels de la biométrie en 2015 et c’est en 2016 que nous avons commencé l’enrôlement », a-t-elle indiqué, tout en rassurant le conseil d’administration que le travail est en cours.
À ce jour, près de 500 000 personnes sur plus d’un million d’individus ont fait l’enroulement biométrique, a fait savoir Mme DICKO Diénéba SANGARE, avant de promettre que le processus va se poursuivre jusqu’à ce que chacun client ait sa carte biométrique AMO.
Ce service, qui est l’un des outils du système d’information intégrée, a l’avantage de lutter contre certaines fraudes, a-t-elle relevé. Le client ne pourra plus donner son document à une tierce personne pour bénéficier des services de l’AMO alors qu’elle ne cotise pas. Cette pratique entretenue par des hauts cadres de l’État est en train d’affaiblir le service, selon des responsables de la CANAM.
« L’enrôlement biométrique est obligatoire pour tous les clients de la CANAM. Seuls les enfants et les personnes n’ayant pas d’empreinte digitale sont exemptés de cette obligation », a expliqué la responsable de la division informatique de la CANAM.
À côté du système biométrique, le projet intègre le système de gestion métier de l’Assurance maladie, a-t-elle signalé. Pour le responsable de la division informatique, celui-ci est un moyen pour les clients de connaître le niveau de payement de leurs prestations, de payer leurs cotisations sans se déplacer dans les agences de la CANAM, via le web. Par le même canal, il permet à la CANAM de suivre en temps réel tous les flux des opérations qui s’effectuent sur le système.
« Avec ce système, on aura une idée sur la cotisation de tous les clients en un temps record. La mesure permettra également de connaître la surconsommation de certains médicaments par des clients », a déclaré Mme DICKO Diénéba SANGARE.
Elle a informé ensuite qu’outre ces deux services, la CANAM s’est lancée dans un vaste chantier d’interconnexion de plus de 1000 structures sur l’ensemble du territoire à une plateforme virtuelle en vue de rendre les offres et les services de l’AMO plus efficaces et pratiques.
« Tous ces services nous permettent d’améliorer le délai de règlement des frais de soins, d’améliorer la productivité de la CANAM, d’alléger et de simplifier le circuit d’accès aux soins pour l’assuré, la célérité de la disponibilité de la carre de santé… », a-t-elle indiqué.
À son tour, le Directeur général de la CANAM, Ankoundio Luc TOGO, a relevé que la concrétisation de ces chantiers coûte très chère à la structure puisqu’elle demande un investissement financier très important.
« Le coût de ces opérations n’est rien par rapport à ce que cela peut apporter comme bien sur le système. Nous mesurons tout l’apport de ce système de la biométrie à la dématérialisation des feuilles de soins », a souligné le responsable de la CANAM.

Par Sikou BAH




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