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vendredi 20 mai 2022
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… des anciens députés plaident leur cause

La nouvelle Charte de la transition a été adoptée lundi dernier à l’unanimité par les membres du Conseil national de la transition, l’organe qui fait office de Parlement, par 120 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Au terme de cette nouvelle Charte, ce sont 26 nouveaux membres qui doivent rejoindre les 121 conseillers du CNT pour ainsi compléter à 147, le nombre de députés de l’ancienne législature. Ainsi, des anciens députés victimes du coup d’État contre l’ex-président, feu Ibrahim Boubacar KEITA, plaident pour leur intégration au CNT. Il s’agit des députés dont l’élection à l’Assemblée nationale en 2020 n’avait pas fait l’objet d’aucune contestation.

Le choix des membres qui siègent actuellement au Conseil national de transition avait fait l’objet de vives contestations au sein de l’opinion nationale après la mise en place de cette institution en 2020.
Pour éviter une éventuelle protestation avec l’élargissement du nombre de sièges au CNT, les députés ‘’bien élus’’ en 2020 dans leurs circonscriptions électorales plaident pour leur désignation.
De même, au sein de l’opinion, des voix se lèvent pour défendre ce scénario qui serait, de leur avis, moins contesté. L’argument principal étant qu’ils disposent des bases électorales dont les populations se reconnaissent en eux.
Pour bon nombre d’observateurs, l’élargissement du CNT doit prendre en compte le cas de ces anciens députés dont l’élection n’avait pas fait l’objet de contestation possible sous le régime IBK.
Pour eux, une telle décision de la part des autorités de la transition sera synonyme de rendre justice à ces hommes et femmes qui avaient investi des sommes dans la campagne électorale dans le but d’aller défendre les causes de la population à l’Assemblée nationale.
C’est pourquoi le plaidoyer de ce groupe de députés qui se différencient des députés qui étaient considérés comme ‘’mal élus’’ est largement partagé au sein de l’opinion.
Des observateurs de la scène politique appellent les autorités de la transition à être regardant envers ces députés qui n’ont rien fait pour mériter le sort qui leur a été réservé après la dissolution de l’Assemblée nationale en août 2020, suite au coup d’État.
En tout cas, en plus d’avoir gagné les élections, ces députés ‘’déflatés’’ sont des acteurs politiques qui comptent beaucoup dans leurs circonscriptions électorales respectives.
De ce fait, leur intégration au CNT serait un atout pour la transition.
Ces députés ont été tout simplement victimes de la chute du régime IBK après leurs élections sans contestation. C’est pourquoi leur souhait dans le cadre de l’élargissement du Conseil national de transition est qu’une faveur leur soit accordée.

PAR MODIBO KONÉ




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