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mercredi 25 mai 2022
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Anderamboukane: l’ultimatum de l’EIGS à la population

Le groupe l’État islamique au grand Sahara (EIGS) a attaqué le dimanche 13 mars 2022 la localité de Anderamboukane faisant des morts et de nombreux blessés, selon plusieurs sources locales avant de sommer les habitants à quitter la ville dans trois jours, au risque de représailles.

Un groupe de combattants de l’EIGS est entré ce samedi soir dans la paisible ville de Anderamboukane où ils ont exécuté sommairement quelques habitants, saboté et détruit les antennes téléphoniques, emportant du bétail.

et saccageant le marché.

«Ils ont brûlé le marché après avoir volé ce qu’il y avait dedans. Ils ont également saboté le réseau téléphonique. C’est le forfait commis par des éléments de l’État islamique au grand Sahara», témoigne un habitant de la localité dans une vidéo.

En clair, ces actions constituent des représailles contre la population civile après la déroute que des éléments de ce groupe terroriste ont subie ces derniers jours dans certaines localités du nord.

En effet, la foire hebdomadaire d’Anderamboukane qui se tient chaque mardi est la plus importante de la zone où des Maliens et Nigériens s’approvisionnent.

Cette foire est, de fait, fermée aux usagers à cause de cette attaque.

Comme conséquences de cette situation, les forains de la zone ne peuvent plus aujourd’hui faire leur marché hebdomadaire vital pour leur survie, car elle est leur point s’approvisionnement en produits divers.

Face à la situation et à ses impacts, dans un message un vocal de 8 minutes diffusées sur les réseaux sociaux, un ressortissant du cercle d’Anderamboukane dans la région de Ménaka, appelle les autorités à venir urgemment au secours des populations de cette zone qui est sous pression terroriste depuis près d’une semaine.

«Dites à la Transition que si nous sommes des Maliens qu’ils viennent à notre secours. Si nous ne le sommes pas aussi qu’ils nous laissent à la merci des terroristes. Nous souffrons vraiment ! Nous souffrons ! Avant hier, c’était Inchinanane. Hier, c’était Tamalat. Aujourd’hui, c’est Anderamboukane. Et demain, on ne sait où ce sera. » s’est-il lamenté.

Après cette scène, encore hier lundi, des groupes terroristes, rapportent des sources locales, sont revenus dans la ville pour donner un ultimatum de 3 jours aux populations pour quitter la zone.

Hannah Rae Armstrong, un observateur et analyste, a réagi à ces attaques répétitives des groupes terroristes sur sa page Twitter.

« Un fil conducteur sur l’escalade de la violence à Ménaka au Mali, située le long de la zone frontalière Mali-Niger qui est le bastion de l’État islamique dans le grand Sahara. Au cours des deux dernières années, l’ISGS est passé de la réalisation d’attaques sophistiquées contre des postes de sécurité à des massacres de civils dans des villages », a-t-il écrit.

Il a expliqué que la douleur et la fureur provoquées par cette nouvelle offensive susciteront probablement des meurtres de représailles.

Selon lui, la présence des soldats français au nigérien pourrait pousser probablement le groupe Etat l’islamique à commencer à s’abriter du côté malien, ce qui, dit-il, augmentera davantage la violence sur notre territoire, a-t-il prévenu.

Il estime aussi que ces attaques constituent la preuve que ce groupe est encore vivant et capable de mener des attaques complexes.

Par ailleurs, d’autres sources accusent le deal du président Bazoum qui a libéré des prisonniers dans le cadre d’une nouvelle initiative de dialogue et qui s’est engagé avec eux sécuriser sa frontière.

PAR SIKOU BAH




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