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mercredi 16 août 2017
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Aout Le temps des réformes

C’est ce 1er août que l’opération militaire Barkhane démarre. Barkhane est le nom donné aux dunes en forme de croissant sculptées par le vent. Le dispositif Barkhane est dirigé depuis le nouveau QG de Ndjamena. Celui de Serval, à Bamako, est fermé, dans l’indifférence totale.

Pour autant la France ne tourne pas le dos à notre pays. Dans un entretien exclusif au journal français «Le Monde»,  le            Président François Hollande a expliqué que l’intervention militaire française en Afrique «vise à lutter contre le terrorisme dans le respect du droit international. Au Mali, un Etat terroriste voulait se constituer, comme en Irak et en Syrie aujourd’hui. Notre intervention a permis d’éradiquer la plus grande partie de cette menace sans la faire totalement disparaître. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’intervenir directement mais de contrôler des trafics, de sécuriser des zones du territoire et de permettre le dialogue politique avec les Touaregs».

Toutefois, profitant du vide créé par le départ de Serval, le Chef du groupe Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, signe son grand retour après plus d’un an et demi de silence à travers un message vidéo de 23 minutes 59 secondes, qui n’est ni datée ni localisée. Iyad appelle à combattre Paris et ses alliés, « à faire front contre cet ennemi historique et cet occupant qui déteste l’islam et les musulmans ».

Le retour de Iyad Ag Ghali, chacun le sait, ne manquera pas d’impacter gravement la situation sécuritaire et de compliquer les pourparlers en cours. Parmi les évolutions, on peut à cet égard citer, non seulement, en réaction certainement, la naissance de GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), favorable au processus de paix, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali ; mais aussi l’intensification des attentats contre les forces internationales qui subiront les pertes les plus lourdes depuis leur déploiement au Mali.

Au-delà de la permanente équation du Nord, Août 2014, pour le régime du Président IBK, c’est le temps de la mise en chantier des grandes reformes, dans les domaines de la démocratie, de l’armée, mais aussi de l’Economie.

C’est dans ce cadre que le Conseil des ministres du 6 août 2014 a adopté le projet de loi portant sur le statut de l’opposition démocratique au Mali. Ce texte destiné à remplacer une loi adoptée en 2000 qui a révélé, à la pratique, «des insuffisances, devrait conférer, après le feu vert des députés, aux partis politiques de l’opposition un statut juridique, plusieurs droits et avantages, mais surtout (c’est l’objet) un «véritable statut» avec l’institutionnalisation d’un «chef de l’opposition qui en devient le porte-parole».

L’armée malienne doit être reformée et mise en condition pour faire face à ses missions traditionnelles et aux défis de la lutte contre le terrorisme. Les responsables de la défense et de sécurité en ont conscience et y travaillent en ce début d’aout 2014 avec les experts militaires de la Mission militaire européenne (EUTM).

Dans le cadre de la bonne gouvernance du secteur minier, l’Etat a procédé à l’annulation de 14 permis de recherche minière ainsi que 10 autorisations d’exploitation de carrières, et à l’arrêt de 106 procédures d’octroi de permis de recherche. Ce grand nettoyage concerne des projets sur lesquels aucun développement n’a été réalisé, et ne vise aucune mine actuellement en développement. Au total donc ce sont 130 titres à caractère minier qui auront été supprimés par les autorités, soit près d’un tiers des permis existants dans le pays, couvrant une superficie de 13 000 kilomètres carrés.

Dans cette atmosphère de rumeurs délétères, la reforme de la gouvernance passe par dissipation des malentendus et la restauration de la confiance avec les partenaires techniques et financiers. Le régime du Président IBK en a conscience. Aussi, en marge de sa visite à Washington dans le cadre du Sommet USA-Afrique, le  Président IBK s’est rendu, lui-même, au siège du Fonds monétaire international (FMI) pour prendre langue avec ses autorités afin de donner un nouvel élan aux relations partenariales.

Au terme d’un échange jugé fructueux, le FMI qui avait suspendu sa coopération financière avec le Mali, suite aux problèmes d’achat d’avion et de matériels militaires, se dit engagé à soutenir le Mali dans ses actions de développement et à soutenir davantage le Mali pour relever les défis du moment. Le FMI dit également espérer pouvoir remettre sur les rails la Facilité élargie de crédit (FEC) dont bénéficie notre pays afin de continuer à contribuer à son développement.

Les jalons du retour du FMI pour septembre sont dès lors posés.

Enfin, outre l’adoption d’une nouvelle loi contre la corruption et l’enrichissement illicite, et toujours dans le cadre du chantier des reformes structurelles de l’administration et des services de contrôle, il faut noter la naissance annoncée de l’Office national de lutte contre la corruption en vue d’une meilleure réorganisation de l’architecture des services nationaux de contrôle et de vérification.

La création de ce nouvel Office, comme on peut le deviner, entre dans le cadre de l’engagement pris par le Président IBK de lutter implacablement contre la corruption, une de ses promesses de campagne.

Au plan du dialogue social, faute d’accord avec le gouvernement, la Centrale syndicale Untm, conformément à son préavis déposé le 31 juillet, déclenche le 20 août sa première grève de l’ère IBK. Une grève générale de 48 heures suite à l’échec des négociations avec le gouvernement.

Sur les 17 points de revendication de l’UNTM, 5 points ont fait l’objet de désaccord. Les points de désaccord portent sur «le relèvement significatif du taux de la valeur du point d’indice, la diminution du taux de l’impôt sur le traitement et les salaires, le relèvement du salaire minimum inter-entreprise garanti (SMIG), l’augmentation du taux des allocations familiales et la baisse des tarifs d’eau et d’électricité conformément à l’accord signé en juillet 2007».

Sur le plan du dialogue et de la réconciliation, c’est dans le souci de créer les conditions susceptibles de favoriser la tenue des pourparlers dans un climat serein que l’Algérie, à la demande des rebelles, a sollicité l’accord du gouvernement en vue d’un report de la seconde phase initialement prévue le 17 août. Accédant à cette demande du principal médiateur algérien, le gouvernement et les groupes armés,  dans le cadre de la mise en oeuvre de la Feuille de route signée le 24 juillet dernier à Alger et à l’issue de consultations appropriées avec les parties maliennes, sont convenus de reprendre le 1er septembre à Alger.

En attendant cette seconde phase, les principaux groupes armés se réunissent à Ouagadougou pour s’accorder sur le sujet très polémique d’un statut juridique et politique du territoire de l’Azawad.

 

Au même moment, si l’opinion publique se réjouit de la libération des deux diplomates algériens enlevés en avril 2012 par le Mujao dans la localité algérienne de Bordj Badji Mokhtar, à la frontière malienne, elle est fortement scandalisée par la libération, en moins d’un mois de prison, de Yoro Ould Daha, un criminel lié au même Mujao.

Le Mali est véritablement sous le choc avec l’annonce de la noyade 86 Maliens, pour la plupart originaires de la région Kayes, au large de la ville de Al-Khoms en Libye.  D’un drame en mer à un autre, au cours du même mois d’août 2014, les Maliens apprendront qu’une cargaison d’armes, estimée à 10000 unités et officiellement destinée à leur pays, à bord du Sea Soul 1, a délibérément été coulée au large de Gorée. A qui appartenaient les armes ? A un ressortissant malien, et non aux rebelles finalement.

Le temps des réformes…

sur fonds de grève de l’UNTM

Vendredi 1er août 2014: Serval ferme sa base à Bamako

C’est ce 1er août que l’opération militaire Barkhane démarre. Barkhane est le nom donné aux dunes en forme de croissant sculptées par le vent. L’opération est dirigée depuis le Tchad, à Ndjamena, et l’arsenal français qui se trouve en Afrique sub-saharienne a été redéployé ces derniers mois.

Force antiterroriste de 3 000 hommes, avec un contingent de 1 000 hommes à Gao et 1 200 au Tchad, Barkhane reprend les méthodes actuelles de l’armée américaine. Finies les opérations d’envergure avec des colonnes de blindés. Désormais, ce sont des équipes réduites composées d’éléments des forces spéciales – le COS – capables d’intervenir très rapidement qui sont mises en place.

Les commandos sont appuyés par des avions de chasse avec des moyens de renseignements, écoutes et drones plus importants. C’est pour cette raison que des bases avancées sont à nouveau en service comme celles de Tessalit, au nord Mali à 50 kilomètres de la frontière avec l’Algérie, Madama à l’extrême nord du Niger et Faya-Largeau, au Tchad.

Les autorités françaises devront ainsi collaborer avec les Etats. Rappelons qu’à plusieurs reprises, le gouvernement a reproché à l’armée française de ne pas l’informer de ses opérations. Le dispositif Barkhane est dirigé depuis le nouveau quartier-général de Ndjamena par le général Palasset. Celui de Serval, à Bamako, est fermé.

Vendredi 1er août : vers la création d’un fichier des exonérations fiscales et douanières

Le gouvernement va créer, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), un fichier central des exonérations fiscales et douanières en vue de leur meilleure gestion, indique une note du ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agira d’une base de données qui doit rendre disponibles des informations fiables et à bonne date sur l’ ensemble des catégories d’exonération, contribuer à un meilleur suivi des exonérations et vérifier le respect des engagements souscrits par les bénéficiaires d’exonération. Pour le ministère de l’Economie et des Finances, «l’évaluation des exonérations pose des difficultés en raison essentiellement de l’absence d’informations fiables liées à la faiblesse de l’informatisation des procédures d’octroi et de suivi des exonérations».

Les exonérations fiscales et douanières, selon ce document, se sont élevées à environ 460 milliards de FCFA en 2013, contre 231 milliards de F CFA en 2011 et 229 milliards de F CFA en 2012. La politique d’exonération a été adoptée dans le souci de respecter les conventions internationales signées par le pays, de favoriser les investissements, de préserver le pouvoir d’achat et les unités de production nationales, explique-t-on de même source.

Vendredi 1er août 2014 : le grand ménage dans le secteur minier

Le Mali a procédé à l’annulation de 130 permis de recherche et autorisations d’exploitation de carrière. Ce grand nettoyage concerne des projets sur lesquels aucun développement n’a été réalisé, et ne vise aucune mine actuellement en développement.

Bamako fait le ménage dans son secteur minier. Après les années de léthargie imposée par la partition du pays, le Mali a annulé 14 permis de recherche minière ainsi que 10 autorisations d’exploitation de carrières, et a procédé à l’arrêt de 106 procédures d’octroi de permis de recherche.

Au total 130 titres à caractère minier ont été supprimés par les autorités, soit près d’un tiers des permis existants dans le pays, couvrant une superficie de 13 000 kilomètres carrés.

Vendredi 1er et Samedi 2 août 2014 : Les grandes orientations de la réforme de l’armée

Les grandes options et les grandes lignes de cette réforme ont été présentées en plénière au ministre de la Défense et des Anciens combattants, Bah N’Daw, les 1er et 2 août 2014 à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. C’était en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, du président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Kéita et du directeur de l’EMP, le général Moussa Sinko Coulibaly, des chefs d’état-major, directeurs de services de l’armée et experts militaires de la Mission militaire européenne (EUTM).

Samedi 2 août 2014 : IBK à Nouakchott

Réélu le 21 juin dernier pour un second mandat de cinq ans à la tête de son pays à l’issue d’un scrutin jugé transparent par la communauté internationale, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est investi pour un second mandat. Le Président IBK, assiste à la cérémonie d’investiture aux côtés de ses homologues du Sénégal, Macky Sall, du Burkina Faso, Blaise Compaoré, du Niger, Mahamadou Issoufou, de la Tunisie Moncef Marzouki, du Tchad Idriss Deby Itno, de Guinée Equatoriale, Théodoro Obiang N’Guema.

Dimanche 3 août 2014 : IBK à Washington

Accompagné de son épouse Mme KEITA Aminata MAIGA et de 8 membres du gouvernement, le Président IBK est à Washington pour, prendre  y part au sommet USA-Afrique du 5 au 6 août.

En compagnie d’une cinquantaine de chefs d’Etat africains, le Président IBK est invité par le Président américain Barack Obama pour ce sommet qui devrait renforcer les liens de coopération entre l’Amérique et notre continent en explorant les opportunités d’affaires mutuellement avantageuses.

Sous le thème général : « Investir dans l’avenir de l’Afrique », le sommet avait pour objectif de consolider les progrès accomplis depuis la tournée du Président américain en Afrique, l’année dernière et de promouvoir le commerce et l’investissement avec l’Afrique.

Mardi 5 août  2014 : Un responsable municipal enlevé à Kidal

Un élu municipal de la localité de Kidal, le premier adjoint au maire de Kidal, a été littéralement enlevé par des hommes armés à son domicile de Kidal. Politiquement, l’élu enlevé était plutôt classé comme un «indépendant», appartenant à la tribu touareg des Imrad.

Mardi 5 août 2014 : Iyad signe son retour

Le chef du groupe Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, marque son retour après plus d’un an et demi de silence par un message vidéo appelant à combattre Paris et ses alliés.

«Nous appelons notre courageux peuple musulman, outragé par les Français et leurs alliés, à faire front contre cet ennemi historique et cet occupant qui déteste l’islam et les musulmans», déclare Iyad Ag Ghaly sur cette vidéo de 23 minutes 59 secondes, qui n’est ni datée ni localisée, avec en incrustation le nom d’Ansar Dine, et sur laquelle on entend à plusieurs reprises le bruit du vent.

Mardi 5 août 2014 : le négociateur fait le point

Pour faire le point du dialogue inter malien, le Haut représentant du Président de la République pour les pourparlers inclusifs inter-maliens, Modibo Keïta, a rencontré la classe politique au gouvernorat du district de Bamako. Il ressort de cette rencontre qu’un accord de paix définitif entre les belligérants sera disponible à la fin du mois d’octobre et dont la date de signature sera fixée de commun accord. Selon Modibo Keita, la signature solennelle est prévue au Mali.

Août 2014 : IBK le Président le plus populaire d’Afrique

A la veille du Sommet des Chefs d’État africains avec le Président américain Barack Obama, sommet tenu à Washington D.C du 04 au 06 août 2014, le très fameux institut GALLUP (très connu pour ses sondages pointus à travers le monde) a publié un sondage faisant ressortir la côte de popularité, et de confiance, des Chefs d’État africains auprès de leurs citoyens, notamment sur la façon dont ils accomplissent leur fonction de Président de la République.

Sur 26 Chefs d’Etat africains sondés, le Président IBK du Mali obtient le taux de popularité le plus élevé avec 86 %. Alors que Joseph Kabila du RD Congo occupe la dernière position avec 24 %.

Ce sondage est le résultat de la seule question (“Est-ce que vous approuvez ou désapprouvez la façon dont (untel) accompli sa fonction comme Président ?”) posée à un échantillon de 1.000 personnes âgées de 15 ans ou plus.

Mercredi 6 août 2014 : IBK au CSIS de Washington

Le Président IBK a prévenu que l’absence de surveillance aérienne du nord de notre pays risquait de faire basculer cette zone dans le « non-droit » et qu’elle pourrait devenir une plateforme pour toutes sortes d’activités illicites ». C’était au cours d’une conférence-débat organisée par le groupe de réflexion Center for Strategic and International Studies, à Washington DC. « Si cette zone devient une zone de non-droit, une zone de non-contrôle », ce serait « un danger pour la jeunesse malienne, un danger pour la jeunesse européenne, un danger pour la jeunesse dans le monde entier », a-t-il dit.

Le Président IBK a également assuré que le Mali était en faveur d’une solution pacifique avec la rébellion. Mais il a regretté que son gouvernement ne dispose pas de moyens aériens pour surveiller cette vaste région

Mercredi 6 août 2014 : Les Etats-Unis vont aider à la création d’une force africaine de réaction rapide (Obama)

Les Etats-Unis vont accélérer leur aide à cinq pays en Afrique pour leur permettre de mieux assurer leur sécurité et vont en aider six autres à créer une force de réaction rapide de maintien de la paix, a annoncé Barack Obama.

Le Kenya, la Tunisie, le Mali, le Nigeria et le Ghana vont bénéficier d’un nouveau plan d’aide pour mieux garantir leur sécurité. Le Ghana, l’Ethiopie, le Sénégal, la Tanzanie, le Rwanda et l’Ouganda profiterons de l’aide des Etats-Unis pour assurer une force de réaction rapide de maintien de la paix, a précisé le Président américain.

Mercredi 6 août 2014 : le gouvernement adopte le projet de loi sur le statut de l’opposition au Mali

Un projet de loi portant sur le statut de l’opposition politique au Mali a été adopté par le conseil des ministres. S’il est adopté par l’Assemblée nationale, il remplacera une loi adoptée en 2000 qui confère aux partis politiques de l’opposition un statut juridique, mais qui a révélé, à la pratique, «des insuffisances».

Il s’agit, entre autres, de sa focalisation sur les problèmes généraux des partis politiques, l’insuffisance des règles précises concernant la consultation de l’opposition par les autorités sur les préoccupations nationales.

Il va conférer à l’opposition politique un «véritable statut» avec l’institutionnalisation d’un «chef de l’opposition qui en devient le porte-parole».

Mercredi 6 août 2014 : Retour de près de 300 rapatriés

Nos compatriotes continuent de fuir la République Centrafricaine où la situation reste chaotique. 299 d’entre eux sont arrivés à Bamako. Le gouvernement a déboursé environ 300 millions de FCFA pour financer entièrement le rapatriement de nos compatriotes. Ils seraient présentement environ 2190 à avoir pu regagner la mère-patrie.

Mercredi 6 août 2014 : le FMI souhaite «oeuvrer pour la prospérité du Mali»

Le Président IBK s’est rendu au siège du Fonds monétaire international (FMI). L’institution financière se dit engagée à soutenir davantage le Mali pour relever les défis du moment.

Min ZHU, Directeur général adjoint du FMI :

«Nous avons eu une excellente rencontre avec le Président du Mali. Nos discussions ont été très constructives, très amicales et très chaleureuses. Nous avons échangé avec le Président sur les difficultés auxquelles le pays est confronté. Mais nous allons essayer de faire davantage pour le Mali. Nous avons du reste un programme actuellement avec le Mali qui s’appelle la Facilité élargie de crédits, et nous espérons pouvoir remettre le programme sur les rails, pour vraiment oeuvrer pour la prospérité du Mali».

Quant au Président IBK, il a salué le FMI pour ses appuis constants et multiformes au Mali. La rencontre a permis au chef de l’Etat de s’assurer de la disponibilité et de l’accompagnement du FMI pour sortir notre pays des difficultés économiques actuelles.

Le Président IBK a déclaré : «C’est une belle rencontre, une rencontre utile, une rencontre de qualité, une rencontre respectueuse et de considération. Vous savez que j’y tiens et ça été le cas. Je voudrais remercier toute l’équipe en charge du Mali, ici, au Fonds, du travail fabuleux qui a été fait déjà, qui est en cours, et de ce qui sera fait également pour que nous puissions avoir une coopération encore plus dynamique, sur une base de confiance renouvelée. C’est de cela qu’il s’agissait et cela est en route.»

Mercredi 6 août 2014 : Report de la seconde phase des pourparlers d’Alger

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, au cours d’un point de presse annonce le report des négociations entre le gouvernement et les groupes armés du nord du Mali, prévues le 17 août à Alger, «dans le souci de créer les conditions susceptibles de favoriser la tenue des pourparlers dans un climat serein que l’Algérie a sollicité l’accord du gouvernement malien», qui a «marqué son accord à cette demande», dit-il.

Le Ministre Diop a précisé que «le gouvernement du Mali s’était préparé en conséquence et avait pris toutes les dispositions pour la reprise des pourparlers». Mais, «l’Algérie en sa qualité de chef de file de la médiation, a été saisie par les autres parties afin de procéder à un léger report pour le parachèvement des préparatifs».

Vendredi 8 août 2014 : Un clerc d’huissier, Moussa Kéïta, sous mandat de dépôt

La visite du ministre de la Justice sur les 24 hectares litigieux, à Kalabankoro, a occasionné un rebondissement spectaculaire dans ce dossier. Moussa Keïta, Sidiki Djiré, Youssouf Bengaly et Alpha Keïta ont été déférés à la Maison centrale d’arrêt de Bamako-Coura. Deux autres personnes, en l’occurrence Yaya Diarra et Siaka Coulibaly, arrêtées dans la même affaire, auraient recouvré la liberté.

Vendredi 8 août 2014 : Yoro Ould Daha libéré

Un ancien responsable du Mujao, arrêté la semaine dernière à Gao par les militaires français de l’opération Barkhane, a été relâché par la gendarmerie nationale.

Son arrestation pourrait être due à une confusion avec Yoro Abdoul salam, également membre du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), qui a revendiqué dans le passé plusieurs attaques dans le Nord contre les forces internationales.

Fin juillet, les militaires français de l’opération Barkhane avaient déployé d’importants moyens pour arrêter Yoro Ould Daha, de nationalité malienne, qui fut membre de la direction du Mujao, avant l’intervention de janvier 2013 sous commandement français.

Samedi 9 août 2014 : IBK rencontre la communauté malienne aux USA

Le Président IBK a rencontré  la communauté malienne de  Washington et des USA. Cette rencontre a été un véritable moment de convivialité et d’échanges. Au centre des préoccupations, le retour définitif de la paix au Mali.

L’occasion a été bonne pour le Président IBK de faire le point de la situation du pays et de réaffirmer sa détermination à tout mettre en oeuvre pour ramener la paix, la stabilité et la prospérité au Mali. Les Maliens des Etats Unis ont réitéré leur soutien au Chef de l’Etat et se disent prêts à l’accompagner pour relever tous les défis dans l’intérêt de la nation.

Samedi 9 août 2014 : Noyade de 87 Maliens en Libye

Une embarcation avec une centaine de migrants clandestins a fait naufrage au large de la ville de Al-Khoms en Libye. Au moins «86 Maliens sont morts dans le naufrage survenu dans la nuit du 27 au 28 juillet 2014», a annoncé Abdourahmane SYLLA, ministre des Maliens de l’extérieur. «Il y avait 110 à 115 personnes à bord d’un bateau marchand parmi lesquels 87 Maliens, dont un seul a été repêché vivant», a expliqué M. SYLLA.

L’embarcation transportant des candidats à l’immigration a quitté la Libye entre le 14 et le 17 juillet à destination de l’Italie. Les Maliens décédés à la suite du naufrage sont, pour la plupart, originaires de la région Kayes.

Samedi 9 août 2014 : un malien suspecté d’Ebola au Sénégal

Un ressortissant malien, établi à Ogo, un village situé à 5 km de Ourossogui, revenu récemment d’un séjour au Mali où il aurait été en contact avec des ressortissants guinéens, et présentant des symptômes renvoyant à la maladie à virus Ebola a été mis en quarantaine par les services de l’hôpital de Ourossogui, ville du nord du Sénégal.

Dimanche 10 août 2014 : la Mauritanie renforce les mesures de prévention contre Ebola aux frontières

Les autorités sanitaires mauritaniennes ont décidé de renforcer le contrôle sanitaire au niveau des frontières avec le Mali et le Sénégal «par mesure de prévention face à l’épidémie d’Ebola sévissant en Afrique de l’Ouest». Selon un haut responsable mauritanien, les contrôles sont renforcés et les passages de nuit aux frontières ont été limités en vue d’un meilleur dépistage d’éventuels cas de voyageurs porteurs du virus Ebola.

Dimanche 10 août 2014 : des zones rebelles bombardées

Des soldats français ont bombardé des positions rebelles situées dans la région d’Essakane, à l’ouest de la ville de Tombouctou.

Dimanche 10 août 2014 : Fin de la visite du Premier ministre en première région

Le Premier ministre, Moussa Mara, est rentré satisfait de son périple dans la région de Kayes. Le chef du gouvernement a exprimé son sentiment au terme d’une tournée qui l’a conduit successivement à Nioro du Sahel, Kayes, Bafoulabé et Kita. Cinq jours durant, Moussa Mara s’est entretenu avec l’administration et les populations de ces différentes localités. A chacune de ses étapes, le Premier ministre a délivré un message de confiance et de reconnaissance mais aussi et surtout expliqué le projet de société proposé par le président IBK.

Lundi 11 août 2014 : 3 jihadistes arrêtés par Barkhane

Au moins trois présumés jihadistes qui formaient une cellule dans le secteur ont été récemment arrêtés près de Tombouctou, par des militaires de l’opération française Barkhane.

C’est la première prise depuis l’installation de l’opération Barkhane qui a pris la suite de Serval.

Parmi eux figure un proche de l’Algérien Yéyia Abou Hamame, chef d’Aqmi au Sahel, proche du Malien Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Dine.

Mardi 12 août 2014 : La classe politique à l’école de la Paix et de la réconciliation nationale

Le ministère de la Réconciliation nationale et le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) multiplient ainsi les actions en faveur du dialogue inclusif. Après les femmes à travers leurs associations, la jeunesse et les médias, c’est au tour des partis politiques de partager leur vision du processus de réconciliation et de paix qui concentre en ce moment toutes les énergies de la nation.

L’opportunité leur est offerte à travers la tenue d’un atelier intitulé : « Contribution des partis politiques au processus de paix et de réconciliation nationale ». La cérémonie d’ouverture de cette rencontre s’est déroulée au Centre international des conférences de Bamako (CICB).

La rencontre vise à susciter une mobilisation de la classe politique autour du processus de paix et de réconciliation et des pourparlers engagés à Alger entre le gouvernement et les groupes armés du nord.

Mercredi 13 août 2014 : 1er septembre second round des pourparlers

Les négociations de paix entre le gouvernement et les groupes armés vont reprendre le 1er septembre à Alger et non plus le 17 août comme prévu initialement, a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères.

«Dans le cadre de la mise en oeuvre de la Feuille de route signée le 24 juillet dernier à Alger et à l’issue de consultations appropriées avec les parties maliennes (…) l’Algérie, en sa qualité de chef de file de la médiation, a fixé la date du lancement des négociations intermaliennes substantielles au 1er septembre dans la capitale algérienne».

Cette décision, explique le texte, «répond au souci de réunir au bénéfice de la prochaine étape des négociations l’ensemble des conditions susceptibles de favoriser leur tenue dans un climat serein et constructif» et a été prise «à la demande de parties maliennes qui ont souhaité disposer de temps suffisant pour la consolidation et le parachèvement de leurs consultations et préparations».

Mercredi 13 août 2014 : 10 millions de dollars pour moderniser Sénou

Dans le cadre d’un partenariat de coopération entre l’OPEP et le Gouvernement du Mali, le ministre Koumaré a signé le document relatif à un protocole d’aide d’un montant de 10 millions de dollars US. Un financement qui devrait permettre aux autorités, à travers le département en charge de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement d’achever le Projet d’extension et de modernisation de l’Aéroport international de Bamako Sénou.

A titre de rappel, au cours des dix dernières années, le volume des investissements de l’OPEP au Mali, en ce qui concerne les infrastructures routières, s’élève à près de 5 milliards de FCFA. Ce pactole, avec les 10 millions de dollars US destinés à la modernisation de l’Aéroport international de Bamako-Sénou, vient de porter à plus de 9 milliards 512 millions FCFA, le montant des investissements de l’OPEP au profit du Mali.

Jeudi 14 aout 2014 : IBK en France

Le Président de la République est arrivé le soir à Paris pour prendre part aux cérémonies marquant le 100e anniversaire du débarquement en Provence au cours duquel les « tirailleurs » africains ont joué un rôle décisif pour libérer la France du nazisme.

Jeudi 14 août 2014 : 10 000 Fusils « destinés au Mali » coulés au large de Gorée

Une cargaison d’armes, estimée à 10 000 unités et officiellement destinée au Mali, a été coulée au large Gorée vers les coups de 14 heures. L’équipage du Sea Soul 1, du nom de ce bateau Tanzanien, composé d’une quinzaine d’Egyptiens, a délibérément fait sombrer le navire à une dizaine de kilomètres de l’île mythique. En effet, sur le manifeste, il est déclaré aux autorités portuaires que le bateau transportait des fusils de chasse (10.000) ainsi qu’un stock de 30 millions de minutions, destinés à un ressortissant malien. Sea Soul One devait alors faire transit au port de Dakar pour décharger la marchandise avant son acheminement vers Bamako.

Jeudi 14 août 2014 : Gatia est né

Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), un nouveau groupe armé se disant d’»autodéfense» a été créé par des Touareg dans le nord du Mali, où sont déjà actifs plusieurs mouvements rebelles engagés dans un processus de paix avec le gouvernement.

Ce nouveau groupe revendique près d’un millier d’hommes. Les Imghad sont une tribu majoritaire au sein des Touareg au Mali, qui comptent un peu plus d’un demi-million de personnes sur une population de 16,5 millions d’habitants.

«Nous venons de créer le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) pour défendre les intérêts de notre communauté dans le nord du Mali, notamment contre le MNLA», le Mouvement national de libération de l’Azawad a déclaré Fahad Ag Almahmoud, son secrétaire général.

«Nous sommes pour le processus de paix, nous reconnaissons l’intégrité territoriale du Mali, et nous ne réclamons pas d’autonomie. Nous voulons travailler avec le gouvernement  pour amener la stabilité du pays», a ajouté M. Ag Almahmoud.

Vendredi 15 août 2014 : IBK aux commémorations du débarquement

Après les commémorations spectaculaires du 6 juin, en Normandie, la France célèbre le 70e anniversaire du débarquement de Provence, le 15 août 1944, en présence de douze chefs d’Etat africains, dont Président IBK et des représentants de 19 pays du Continent, en mémoire à tous les tirailleurs qui participèrent à ce débarquement.

Samedi 16 août 2014 : deux soldats burkinabè tués, 4 blessés dans un attentat-suicide

Deux soldats burkinabé de la force de l’ONU au Mali ont été tués et quatre blessés dans un attentat-suicide à Ber. Un précédent bilan précédent avait fait état d’un soldat tué et de cinq blessés à la suite de cet attentat à la voiture piégée. Un des militaires blessés a succombé à ses blessures, ce qui porte le nouveau bilan à deux morts et quatre blessés.

Le camp de la Minusma de Ber visé par les jihadistes est tenu par des soldats burkinabé. Le Président de la République a énergiquement condamné ce terrorisme aveugle, lâche et barbare et présenté ses condoléances au Burkina Faso et à la Minusma.

Samedi 16 août 2014 : Gatia, des armes pour négocier

Le nouveau groupe armé d’autodéfense (Gatia) qui a officiellement été créé cette semaine dans le nord du Mali assure avoir officiellement demandé aux autorités nationales et internationales de participer aux prochains pourparlers de paix d’Alger, qui doivent reprendre le 1er septembre. Il revendique un millier de combattants et se dit contre toute autonomie du Nord et dit que « fallait nécessairement avoir un groupe armé afin de participer au processus de paix ». Si le Gatia a pris les armes, affirme Fahad Ag Almahmoud, c’est « pour que les autres frères qui sont en armes ne nous dictent pas ce que l’on doit faire et ce que l’on ne doit pas faire. »

Samedi 16 août 2014 : ‘’Médecins du monde’’ quitte Kidal

L’ONG ‘’Médecins du monde’’ est sur le point de quitter Kidal. Cette ville du nord du Mali est devenue trop dangereuse. MDM a donc décidé de s’en désengager progressivement.

Une série d’incidents sécuritaires, survenus ces derniers mois, est à l’origine de la décision de Médecins du Monde. Le 26 février dernier, une voiture de MDM a sauté sur une mine. Une équipe de l’ONG a également été menacée de mort par des hommes armés non identifiés. Les logements du personnel ont aussi été visés par des tirs.

L’organisation juge que les risques sont trop importants, et a d’ores et déjà cessé ses activités de cliniques mobiles en brousse.

Samedi 16 août 2014 : IBK condamne l’attentat-suicide à Ber

Le Président IBK a condamné fermement l’attaque suicide perpétrée à Ber au cours de laquelle deux Casques bleus burkinabés de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été tués et sept autres Casques bleus blessés

Auparavant jeudi, deux casques bleus avaient été sérieusement blessés dans leur véhicule suite à l’explosion d’une mine au nord d’Aguelhok. Le lendemain, lors d’une patrouille, un autre véhicule a été endommagé par une mine, blessant un soldat de la MINUSMA.

Dimanche 17 août 2014 : le Mali bat le Togo 2-0

Le Mali a battu le Togo par 2 buts à 0 en match aller comptant pour le dernier tour des éliminatoires de la CAN junior de football, «Sénégal 2015».

Après une mi-temps stérile, les Aiglons du Mali ont retrouvé leurs marques dans le dernier quart d’heure en ouvrant le score par Mohamed Guilavogui à la 78e minute.

Lundi 18 août 2014 : deux soldats maliens tués à Tessalit

Deux soldats maliens ont été tués et deux autres blessés dans l’effondrement d’un mur causé par les violentes intempéries affectant la localité de Tessalit. Le drame est survenu à la base conjointement occupée par les Forces armées maliennes, les Casques bleus de l’ONU et des éléments de l’opération française Barkhane.

Mardi 19 août 2014 : IBK reçoit un émissaire du Président tchadien

Le Président IBK a reçu en audience le mardi dans l’après-midi Mme Mariam Mahamat NOUR, ministre tchadien du Plan et de la Coopération internationale, porteuse d’un message de Son Excellence Idriss Déby Itno, Président du Tchad.

Cette rencontre entre dans le cadre des échanges périodiques entre les deux hommes d’Etat, liés par une sincère et fraternelle amitié.

Tout en se félicitant de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays, le Président de la République a réitéré la gratitude du peuple malien au peuple frère du Tchad dont la vaillante armée a payé le prix fort pour libérer le Mali du joug des terroristes et des narcotrafiquants.

Mardi 19 août 2014 : Vers la création au Mali d’un Office national de lutte contre la corruption

L’Office national de lutte contre la corruption va prochainement être mis en place au Mali, annonce faite par le gouvernement lors du lancement d’un atelier consacré à la rationalisation des services de contrôle.

La création de ce nouvel office entre dans le cadre de l’engagement pris par le Président IBK de lutter contre la corruption et qui s’est déjà traduit par une loi réprimant l’enrichissement illicite et la délinquance financière, a-t-on indiqué.

La nouvelle structure découlera d’une réorganisation de l’architecture des services nationaux de contrôle et de vérification dont le nombre actuel, jugé pléthorique, serait l’une des causes principales de l’inefficacité observée dans la lutte contre la corruption.

Mardi 19 août – Vendredi 21 août 2014 : Grève de l’UNTM

Suite au préavis de grève en date du 31 juillet 2014 déposé par le Bureau Exécutif de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), le ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions, par Arrêté n°2014-2183/MTFPRI-SG du 13 août 2014, a mis en place une commission de conciliation qui a siégé les 15, 17, 18 et 19 août 2014 dans la salle de conférence du département.

Les 5 points de désaccord ont fait l’objet de trois propositions intéressantes de la part du Gouvernement :

1- le relèvement du SMIG d’environ 10% ;2- le relèvement de l’allocation familiale au bénéfice des conventionnaires d’environ 10%;3- une proposition d’étude du système fiscal en vue d’une réduction de l’ITS.

En dépit de cet effort, l’UNTM a maintenu son mot d’ordre de grève.

Le Gouvernement reste ouvert au dialogue.

(Extrait communiqué du gouvernement en date du 19 août 2014)

Mercredi 20 août 2014 : grève générale de l’UNTM

L’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a entamé une grève générale de 48 heures suite à l’échec des négociations avec le gouvernement, la première depuis l’arrivée au pouvoir du président IBK aux affaires.

Sur les 17 points de revendications de l’UNTM, «nous nous sommes accordés sur 12 points et 5 points ont fait l’objet de désaccord», a affirmé à la presse le ministre malien du Travail, Moussa Diarra.

Les points de désaccord portent sur «le relèvement significatif du taux de la valeur du point d’indice, la diminution du taux de l’impôt sur les traitements et les salaires, le relèvement du salaire minimum inter-entreprise garanti (SMIG), l’augmentation du taux des allocations familiales et la baisse des tarifs d’eau et d’électricité conformément à l’accord signé en juillet 2007».

Mercredi 20 août 2014 : Hollande justifie l’intervention française en Afrique

Le Président français, François Hollande, a expliqué dans un entretien exclusif au journal français «Le Monde» que l’intervention militaire française en Afrique «vise à lutter contre le terrorisme dans le respect du droit international».

«Nous n’intervenons que lorsque nous sommes appelés. Nous ne concevons pas notre action sans perspective de démocratie et de développement. Enfin, nous n’agissons pas seuls : au Mali comme en Centrafrique, les Africains nous ont accompagnés et nous avons réussi à faire venir les Européens», a indiqué le Président français.

«Au Mali, un Etat terroriste voulait se constituer, comme en Irak et en Syrie aujourd’hui. Notre intervention a permis d’éradiquer la plus grande partie de cette menace sans la faire totalement disparaître. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’intervenir directement mais de contrôler des trafics, de sécuriser des zones du territoire et de permettre le dialogue politique avec les Touaregs», a-t-il dit.

S’agissant du terme «le gendarme de l’Afrique», M. Hollande a fait remarquer que «quand le gendarme sert à maintenir un dictateur ou à défendre des intérêts mercantiles, voire personnels c’est la Françafrique. Telle n’est pas notre démarche».

Jeudi 21 août 2014 : ratification d’un prêt de la Banque Import-Export de Chine

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité des 131 députés présents, un projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé par le gouvernement et la Bank Import-Export de Chine pour le financement du projet de réseau de large bande nationale du Mali.

Le montant de l’accord de prêt, déjà adopté en Conseil des ministres le 11 juin 2014, est d’environ 35 milliards et demi de francs CFA.

Ce projet de réseau vise à compléter en partie l’infrastructure nationale malienne de fibre optique supportant tout à la fois les données, les sons, les images et la voix. Il consiste en la fourniture clé en main au Mali par le gouvernement chinois, d’un réseau de fibre optique opérationnel de plus 1.300 km, précise le ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication.

Mardi 26 août 2014 : conclave des rebelles à Ouaga

Une trentaine de représentants des principaux groupes armés du nord du Mali ont entamé des discussions à Ouagadougou, capitale burkinabè, au sujet d’un statut juridique et politique du territoire de l’Azawad, avant de rejoindre la table de négociations prévues pour le 1er septembre à Alger.

Selon le porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Mossa Ag Attaher, «La principale question de l’heure, c’est le statut politique et juridique du territoire de l’Azawad Tous pensent qu’il est important et nécessaire de décrocher un statut politique pour l’Azawad. Peu importe la dénomination (..) ce qui est important, c’est le contenu qui doit tenir compte des aspirations de ce peuple, les aspects sécuritaires, de développement, de gouvernance, de gestion administrative et le caractère institutionnel des institutions.

Mardi 26 août 2014 : le patron du HCR à Tombouctou

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres, qui s’est rendu à Tombouctou, dans le nord du Mali, pour s’informer des conditions de vie des réfugies retournés dans leur zone, a souligné l’importance de la paix pour le retour des réfugiés qui ont déclaré qu’ils « souhaitent revenir au Mali».

Les autorités américaines ont annoncé le lancement des premiers tests d’un vaccin expérimental sur les humains la semaine prochaine pour tenter de lutter contre l’infection par le virus Ebola, qui a déjà coûté la vie à plus de 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest.

Les Instituts de la santé des États-Unis (NIH) ont expliqué que la phase initiale de l’essai clinique permettrait de déterminer si le vaccin, développé conjointement par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui est l’un des instituts des NIH, et le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), était sûr et provoquait une réponse immunitaire adéquate.

Samedi 30 août 2014 : libération des diplomates algériens

Deux diplomates algériens, enlevés en avril 2012 par le MUJAO ont été libérés dans la localité algérienne de Bordj Badji Mokhtar, en plein désert, à la frontière malienne.

Au total, sept Algériens -le consul à Gao, Boualem Saïes, et six de ses collaborateurs- avaient été enlevés le 5 avril 2012 par le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) qui contrôlait cette ville du nord-est du Mali.

Le consul est décédé en captivité «des suites d’une maladie chronique», selon le ministère. Les trois autres diplomates algériens enlevés au consulat de Gao avaient été libérés en juillet 2012.

Cette libération est néanmoins ternie par la confirmation de la mort en captivité du vice-consul Tahar Touati, dont l’exécution avait été revendiquée par le même Mujao.

Samedi 30 août 2014 : lancement du Projet « emploi pour la paix »

Le Projet l’Emploi et de la Formation professionnelle vient d’initier un important programme de formation au bénéfice de la « population active» de la région de Gao. Ce programme, qui vise à consolider «la paix et le développement» par la formation professionnelle est appuyé par le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), à hauteur de 200 millions de F CFA, et porte sur la formation de près de 500 personnes membres des associations de jeunes et sur 24 corps de métiers.

Rassemblés par la Rédaction

 




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