Approche de la Justice transitionnelle: la COMADDH et le CJVR lancent le débat

15

La Coalition malienne de défense de droits humains (COMADDH), en partenariat avec l’ONG Trust Africa et la Commission Justice, Vérité et Réconciliation (CJVR) a organisé, hier mercredi au Grand hôtel Azalaï de Bamako un atelier de 2 jours sur l’approche de la justice transitionnelle au Mali.

Placée sous le patronage du 2è vice-président de la CJVR, El hadj Sidi KONAKE, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Mme HAIDARA Aminai MAIGA, présidente de la Coordination nationale des victimes ; Mahamar MAIGA, président de la COMDDH.
Selon ses organisateurs, ces journées de réflexions qui regroupent 20 participants, composés des membres de la CJVR et ceux de la coordination des victimes de la crise multidimensionnelle de 2012, ont pour objectif principal de contribuer à cerner la justice transitionnelle et ses mécanismes de mise en œuvre.
Selon M. MAIGA, la crise de 2012 s’est traduite par des violations massives des droits humains et a beaucoup ébranlé les fondements sociaux de la coexistence pacifique des communautés :
«Face à cette crise, la COMDDH et ses partenaires ont développé un Guide des formateurs en justice transitionnelle, et un Corps de formateurs et d’écouteurs de justice transitionnelle. A cet effet, des rencontres intercommunautaires ont été organisées pour initier des leaders à la matière », a-t-il rappelé, avant de soutenir que ces activités citées passent nécessairement par le développent d’un environnement propice à leur mise en œuvre.
Il a, par ailleurs, souligné que le présent atelier, organisé à l’intention des membres de la CJVR, s’inscrit dans les perspectives de renforcer les capacités des bénéficiaires, à lutter contre l’impunité et à recoudre le tissu social, effrité, suite à la crise multi dimensionnelle de 2012.
Quant à Mme HAIDARA, elle a remercié les organisateurs du présent atelier d’avoir associé les victimes de la crise de 2012, aux travaux à l’issue desquels, « j’ose espérer qu’une attention particulière sera accordée à toutes les personnes victimes de la crise multidimensionnelle, dans la prise en compte de leurs droits à la vérité, à la justice, à la réparation et au garantie de non-répétition », a-t-elle dit
Pour sa part, M. KONAKE dira que la justice transitionnelle constitue l’épine dorsale de la CJVR qui lui accorde une grande importance. Ce qui explique tout l’intérêt que la CJVR a à participer à cette rencontre, pour en tirer le maximum de profit afin de pouvoir accomplir convenablement sa mission.
Pendant 2 jours, les participants travailleront sur les mécanismes de la mise en œuvre du droit à la vérité ; à la présentation de la CJVR, ses outils de fonctionnement, ses actions et ses perspectives. Enfin, ils formuleront des recommandations, en vue de renforcer le mécanisme de la CJVR, pour lui permettre de mieux réussir ses missions au bénéfice des victimes.

Par Christelle KONE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *