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mardi 19 septembre 2017
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Appui budgetaire, micro-finance, dette monetaire : : la France met 72,3 milliards de Fcfa dans la cagnotte

Le Mali et la France ont ajouté de nouveaux maillons à la chaine de solidarité qui unie nos deux pays, à travers la signature de quatre conventions, totalisant un montant global de 72,3 milliards de francs CFA. Un engagement qui consacre également la reprise de l’aide budgétaire directe de la France en faveur de notre pays.

Les quatre conventions ont été signées, hier, entre Mme BOUARE Fily SISSOKO, ministre de l’Economie et des finances: Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale; Gilles HUBERSON, Ambassadeur de France au Mali; et Jean Pierre MACELLI, Directeur Afrique de l’Agence française de développement.

Ces signatures concrétisent les engagements français pris lors de la conférence des donateurs de Bruxelles, en 2013 d’accompagner le Mali dans son effort de développement.

A travers la première convention, la France concrétise une initiative consensuelle importante en mettant à la disposition de notre pays un appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance d’un montant de 983,9 millions de francs CFA, soit 1,5 million d’euro. Cet appui permettra d’insuffler un dynamisme nouveau au secteur de la micro-finance grâce à la mise en place d’institutions de qualité fournissant des services financiers, de façon pérenne et sécurisée. Ce projet permettra en outre à l’État de renforcer ses capacités dans son rôle de superviseur du secteur de la micro-finance.

La deuxième convention est relative à l’appui budgétaire global. La France met à la disposition de notre pays 4 millions d’euros, soit environ 2,6 milliards de francs CFA. Ce montant permettra le financement partiel du programme économique et financier pour les années, 2014 et 2015. Sa mise en œuvre contribuera à l’apurement des arriérés de l’État à l’égard de ses fournisseurs.

L’avantage de cet appui budgétaire est qu’il contribue à accroitre la marge de manœuvre des autorités maliennes en les aidant à répondre au mieux aux besoins d’investissement mais aussi de fonctionnement de l’ensemble des secteurs qu’elles jugent opportun de financer. Il convient également de souligner que cet appui budgétaire répond mieux aux principes d’harmonisation, d’alignement et de renforcement des systèmes nationaux.

La troisième convention porte sur la conversion de la dette monétaire d’un montant de 64,8 millions d’euros soit environ 42,5 milliards de francs CFA pour le quinquennat 2014-2019. Cette convention s’inscrit dans le cadre de l’annulation de la dette. La présente tranche sera affectée au financement des politiques publiques en faveur de la croissance et de la réduction de la pauvreté. A cet effet, trois domaines ont été retenus d’un commun accord. Il s’agit du financement du budget de l’État sous la forme d’une aide budgétaire globale non affectée en appui à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Il y a aussi l’appui au renforcement du secteur privé en ciblant les efforts en faveur des reformes des structures, du renforcement des capacités. Le troisième domaine retenu c’est le développement économique et social des régions du Nord-Mali.

La quatrième et dernière convention porte sur la notification d’octroi de prêt de soutien budgétaire pour les années 2014 et 2015, pour une enveloppe de 40 millions d’euros, soit 26,2 milliards de francs CFA. Ce prêt de soutien budgétaire permettra de mettre en œuvre les différentes politiques et stratégies de réduction de la pauvreté, de stabilisation macroéconomique et d’amélioration de la gestion des finances publiques. La mise à disposition de notre pays de cet appui, a expliqué le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Il aidera à amorcer un grand pas dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, à l’horizon 2015.

Le ministre Diop a remercié le gouvernement français pour son soutien et réaffirmé la haute appréciation des autorités maliennes pour les efforts que déploie au quotidien la coopération française dans notre pays. Le chef de la diplomatie a apprécié la constante disponibilité dont fait montre le gouvernement français pour l’accompagnement de notre pays dans ses efforts de développement.

L’ambassadeur de la France au Mali, Gilles Huberson, a expliqué que la subvention d’appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance répondait à une demande formulée par notre pays en 2013. Les objectifs spécifiques des financements d’appui budgétaire consistent principalement à contribuer à la subvention d’équilibre de l’État à la société publique Énergie du Mali (EDM). Il s’agit également de contribuer à la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire et aux distributions gratuites en période de soudure. L’aide budgétaire contribuera enfin aux dépenses liées à la décentralisation et aux opérations visant la réinstallation des services de l’État au Nord.

En tout cas, de la révélation faite fait par le diplomate français, ces appuis sont également le résultat de la confiance renouvelée du FMI suite aux efforts consentis par le Mali en matière de gestion macroéconomique et de gestion de ses finances publiques. Et d’indiquer que les décaissements seraient opérés en totale cohérence avec le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI en cours de mise en œuvre.

Par Mohamed D. DIAWARA

 




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