Search
dimanche 19 novembre 2017
  • :
  • :

Après le décès du premier et seul cas confirmé: l’OMS n’a détecté aucun cas d’Ebola au Mali

Après le décès du premier et seul cas confirmé (la fille de deux ans de Kayes), l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a annoncé, lundi dernier, qu’aucun cas de fièvre à virus Ebola n’a pour le moment été détecté au Mali, où 108 personnes qui ont été en contact avec une fillette décédée, il y a dix jours, restent sous surveillance.

Selon l’OMS, certes, les services de santé n’ont pas encore retrouvé 39 personnes qui ont voyagé dans le même autocar que la victime, arrivée de Guinée quatre jours avant son décès. Mais, les risques de contamination sont jugés très faibles. Et pour cause, il  est peu probable que ces personnes aient eu un contact direct avec la défunte fillette.

Aussi, révèle-t-elle, sa sœur, âgée de cinq ans, était elle aussi fiévreuse mais les tests ont montré qu’elle souffre de paludisme, et non du virus Ebola.

Concernant les autres membres de la famille qui sont hospitalisés, elles ne présentent aucun symptôme de la fièvre hémorragique, a précisé une porte-parole de l’OMS.

A la confirmation du premier cas, le ministère de la Santé avait fait un communiqué, à ce sujet: un cas suspect, (une fillette de 2 ans) venue de Kissidougou, (en Guinée), s’est présentée à l’hôpital Fousseyni DAOU de Kayes, le mercredi 23 octobre 2014. Dépêchés d’urgence à Kayes, les services spécialisés de santé ont procédé aussitôt à un prélèvement sanguin sur le sujet. Après analyse, l’examen de l’échantillon s’est avéré positif, le jeudi 23 octobre 2014. Par ce résultat d’analyse en laboratoire, le Mali a connu ainsi son premier cas importé de maladie à virus Ebola.

Selon le ministère de la Santé, l’enfant malade et les personnes, qui ont eu un contact avec elle à Kayes ont été immédiatement identifiés et pris en charge selon les normes requises en la matière.

Le ministère de la Santé dit avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter la propagation du virus et rassure les populations sur les mesures prises et en appelle au calme et à la sérénité. Par conséquence, elles ne doivent pas céder à la psychose.

Mais en tout état de cause, l’éradication du mal Ebola requiert et exige des remèdes concrets. Le vaccin qui n’est pas encore au point, à défaut des solutions courageuses qui passent par la prévention, l’information, la sensibilisation, l’éducation, voire la rééducation culturelle.

Au fait, pour continuer de vivre, avec un mal imparable, il nous faut revoir notre vécu social, notre mode légendaire, nos traditions, nos us et coutumes: bref, il est impératif sans aucune paranoïa de réinventer un nouveau vivre ensemble, pour minimiser les risques, afin de donner plus de chances et d’impact aux actions de préventions et d’éradication du Mal.

Pour gagner la partie contre Ebola, il faut avoir le courage de s’attaquer aux tabous, d’imposer le changement des habitudes, des modes vie et de cohabitation. Toutes choses qui sont permissives, potentiellement contagieuses.

S’il faut saluer la campagne «ne pas donner la main» qui a fait déjà un fort impact dans les milieux scolaires, il faut aussi intensifier et élargir celle du lavage des mains, à chaque cellule de notre société en bannissant le lavage collectif des mains pendant les repas communs.

L’exemple du plat commun du «Tô» (chacun trempe sa tartine dans la même sauce, la porte à sa bouche et répète l’opération jusqu’à ce qu’il soit rassasié) ne peut offrir de garantie quant à la non-contagion tant que les modes de transmission d’Ebola restent assez flous.

Aussi, faut-il, sensibiliser sur l’usage des hygiéniques toilettes, la désinfection de toilettes communes, mais surtout les pratiques ancestrales qui prévalent toujours dans nos toilettes: la bouilloire, la main gauche, sans aucun savon et sans antiseptiques.

Les amoureux, notamment les jeunes, doivent savoir qu’Ebola est pire que le Sida. En ces temps d’épidémie, le mieux, c’est de mettre la libido en berne, parce que la belle conquête peut se conclure par le trépas.

Nous n’allons point jusqu’à préconiser la suspension de tout contact humain, mais il incombe à chacun de minimiser les risques futiles, les regroupements non essentiels.

Il ne revient point aux hommes et femmes de médias, conscients de l’enjeu national et du service public, d’alarmer et d’effrayer, encore moins d’entretenir un certain climat de psychose et de peur injustifiée, mais de bien informer et de bien avertir le public. Car, il n’est un secret pour personne que c’est le manque d’information qui est le 1er  vecteur de propagation de la maladie et que c’est lui qui contribue pour beaucoup à la peur et à la panique.

L’épidémie à virus Ebola, au-delà de l’aspect sanitaire, est un frein au rayonnement économique, politique et social des pays les plus affectés.

Rassemblés par Sékou Camara




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *