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mardi 20 avril 2021
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Arrestation du bras droit du cerveau de l’attaque de Grand-Bassam: une performance des forces spéciales

Nouvelle prouesse des forces spéciales de la DGSE malienne : elles viennent d’arrêter, dans la nuit du samedi au dimanche dernier, le bras droit du cerveau présumé de la fusillade de Grand-Bassam, Alou Doumbia, alias Man. C’était aux environs de 20 heures à Magnambougou au cours d’une opération spéciale rondement menée par les éléments des forces spéciales de la DGSE malienne qui ne sont pas à leur premier coup de maître dans cette affaire. Récit d’une capture sans bavure d’un caïd de groupe terroriste…

On ne le répétera pas assez : les forces spéciales de la DGSE malienne ont pris du galon. Parfaite illustration ? Avant-hier samedi, dans la nuit, aux environs de 20 heures, au cours d’une opération spéciale, des éléments des forces spéciales de la DGSE malienne, ont mis le grappin sur l’un des hommes les plus recherchés de la fusillade de Grand-Bassam, Côte d’Ivoire, ayant fait près 19 morts et plusieurs blessés. Il s’agit du fameux chauffeur des assaillants de cette tragédie, Alou Doumbia, alias Man, et non moins bras droit du présumé cerveau de ce groupe de terroristes, Kounta Dallah, toujours activement recherché par les forces spéciales maliennes. On dit dans les milieux des enquêteurs que sa capture n’est plus qu’une question de temps, tant l’étau se resserre sur lui, après surtout l’arrestation de celui qui est considéré comme le n° 2 du groupe criminel qui a perpétré le drame de Grand-Bassam.
L’arrestation de cet homme, qui s’est déroulée en plein cœur de Bamako, ayant nécessité, selon des sources sécuritaires, « d’importants moyens », est une grosse moisson pour les enquêteurs déterminés à éventrer le groupe terroriste qui a commis l’attaque meurtrière de grand Bassan. Et pour cause ? Ça pourrait, estime-t-on, dans les milieux des enquêteurs, faire avancer les investigations criminelles sur le réseau des assaillants, directement impliqués dans la tragédie de la station balnéaire abidjanaise dont le triste bilan a choqué les consciences aussi bien en Côte d’Ivoire qu’un peu partout sur le continent, notamment au Mali, où l’on apprend que des suspects ayant activement participé à ce drame s’y sont infiltrés, quelques instants après leur coup. Deux de ces suspects, à peine pénétrés sur le territoire malien, avaient été arrêtés par les forces spéciales maliennes. La coopération qui s’en est suivie entre les services de sécurité du Mali et de la Côte d’Ivoire a été parfaitement saluée pour les résultats probants enregistrés, en si peu de temps de collaboration sur le terrain. Les enquêteurs ivoiriens, qui avaient séjourné à Bamako, pour la circonstance, ont eu à collaborer avec leurs collègues maliens sur des éléments d’information recueillis sur place sur les deux fugitifs, appréhendés, sur lesquels on avait saisi d’importantes quantités d’informations.
À l’évidence, le bras droit présumé de l’organisateur principal des attaques de la station balnéaire ivoirienne, dénommé Kounta Dallah, et qui est toujours activement recherché, est également, comme son chef présumé, de nationalité malienne qui vient en deuxième position sur la liste des personnes recherchées après les attaques du 13 mars dernier. Le fameux Alou Doumbia, alias « man », selon les sources de renseignements, est bien celui-là même qui a conduit en voiture les assaillants du drame de Brand Bassan. Il était suivi depuis plusieurs jours par les forces spéciales des services de renseignements maliens qui ont mené cette opération très discrètement, sans soulever le moindre soupçon au sein de la population qui a continué comme si de rien n’était à vaguer à ses affaires.
Agé d’une trentaine d’années, certaines sources estiment qu’il a très exactement 32 ans, cet homme est présumé par une source proche du dossier comme l’une des têtes pensantes de l’attaque terroriste qui a endeuillé Grand-Bassam et qui est même désigné, comme tel, à savoir le numéro deux des planificateurs de l’attaque terroriste par le chef présumé en la personne de Kounta Dallah. Ce dernier, selon les services de renseignements, a poussé le toupet jusqu’à quitter la ville d’Abidjan par vol régulier pour rallier Bamako, quelques moments seulement après les événements sanglants de Grand-Bassam.
Il est clair que l’étau se ressasse dangereusement sur lui après ce joli coup de frappe réussi par les éléments des forces spéciales de la DGSE malienne sur celui qui est considéré par tous comme son plus proche lieutenant. Ce gaillard qui sait parfaitement bien les moindres détails de l’attaque terroriste sur Grand-Bassam est aussi celui-là même qui a aménagé un des deux réservoirs du véhicule 4X4, à bord duquel il a convoyé du Mali en Côte d’Ivoire le commando du raid criminel, pour y cacher des armes et les munitions, ayant servi à l’attaque sur Grand-Bassam. C’est donc un parfait connaisseur du cerveau du gang, Tounka Dallah, qui vient d’être cueilli par les forces spéciales maliennes, lesquelles ne sont pas prêtes en si bon parcours d’arrêter leur exploit, en matière de traque à partir des investigations engagées pour démanteler les auteurs des attaques terroristes perpétrés, ces derniers temps.
L’autre fait important est lié à l’identité de l’homme arrêté : Alou Doumbia, selon les services de renseignements, est bien connu dans les milieux de transport où il travaillait, de longues années, plus spécifiquement dans la filière de vente de véhicules d’occasion. Il est donc probable que la cartographie de l’implication terroriste change à la fois de contexte et de champ d’opération. S’il y a peu de temps, ces groupes criminels recrutaient les assaillants dans les milieux ruraux ou semi-urbains, il est aujourd’hui clair qu’on assiste de plus en plus à une forte urbanisation du terrorisme. En tout cas, l’implication de ce planificateur de l’attaque de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui vient d’être arrêté au Mali, et qui est un acteur de la filière du transport, en illustre parfaitement et qui montre plus nettement que le terrorisme n’a plus de frontière avec des citadins qui sont majoritairement recrutés, cédant trop facilement à l’appât du gain.
Comme quoi la vigilance doit être la règle permanente d’une population, toujours déterminée à collaborer plus étroitement avec les forces de sécurité, en partageant l’information sur d’éventuels cas suspects, décelés çà et là, en vue de prévenir toutes les menaces liées aux attaques terroristes dans nos contrées.

Sékouba Samaké




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