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dimanche 23 juillet 2017
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Arrestation du député de Ouéléssebougou: la population exige le départ du juge et du CB

Les populations des communes du ressort de la JPCE de Ouéléssébougou exigent, en plus de la libération de leur député, Bourama Tidiane TRAORE, le départ du juge Amadou Bocar TOURE et du CB Dah DIARRA de Ouéléssébougou, sans délais. Sinon, elles menacent de descendre dans la rue jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. C’est la principale décision prise, le dimanche dernier, à l’issue de l’assemblée générale, tenue à Ouéléssébougou.

L’émotion était au rendez-vous et la tristesse se lisait sur les visages des délégués des communes et terroirs de Kati 3. Chacun se sentait toucher dans sa chair et dans sa peau.

L’assemblée générale, qui comptait un peu plus de 1000 de personnes, a apporté son soutien sans faille à l’honorable TRAORE, arrêté et incarcéré pour la cause des pauvres, des sans voix, des paysans, des ruraux.

Les terroirs du Djitoumou, Dionkaladougou, Markadougou, Tiakadougou, Diamadougou et de Baguinéda ont exprimé, à travers leurs délégués, leur soutien à leur élu et représentant à l’Assemblée nationale, l’honorable Bourama Tidiane TRAORE, placé sous mandat de dépôt.

Tous (notabilités, cultivateurs, éleveurs, politiques de différents bords, hommes, femmes ou jeunes) estiment que l’incarcération du député TRAORE est un affront et un mépris à leur égard.

Ils ont, par la même occasion, exprimé leur amertume, indignation, frustration, colère… face à l’arrestation et l’incarcération de leur élu et le bienfaiteur des terroirs, le député Boumara Tidiane TRAORE, alias Banazolé Boura.

Aucun intervenant, responsables locaux du RPM, notamment Daouda Sirabankoro SAMAKE (secrétaire administratif de la section III RPM) et autres fans de Bourama Tidiane TRAORE, n’a pu maîtriser ses larmes, en parlant des actes posés dans les communes de Kati 3 par l’élu national.

Pour les différents intervenants, il était clair que l’honorable Bourama Tidiane TRAORE était en mission des pauvres, des opprimés du monde rural.

‘’Bourama n’était pas RPM, mais vu son souci affiché pour le développement de son terroir, nous l’avons sollicité pour qu’il se porte candidat à la députation. Nous l’avons élu député et nous l’avons mis en mission. Il était en mission pour nous les pauvres, les opprimés, les sans voix…Nous sommes redevables de ce qui lui est arrivé aujourd’hui. Nous sommes indignés, frustrés’’, s’est exprimé le secrétaire administratif du RPM de Ouéléssébougou. Il était le seul député qui a décidé d’investir dans le développement local toutes ses primes de l’Assemblée nationale durant son mandat, a rappelé Daouda SAMAKE.

  1. SAMAKE a salué et remercié tous ceux qui se sont mobilisés pour soutenir leur élu Bourama Tidiane TRAORE dans cette épreuve, notamment les 14 maires de Kati 3, l’Assemblée nationale, les députés Karim KEITA, Mamadou Hawa GASSAMA, Seydou COULIBALY, Abdrahmane NIANG, Oumar MARIKO, Idrissa SANGARE.

Plusieurs intervenants ont fait des témoignages sur l’attachement du député TRAORE à sa contrée, à travers ses réalisations d’infrastructures sanitaires, scolaires et hydrauliques dans les différentes communes.

A l’issue de cette assemblée générale, les populations des 14 communes de Kati 3 (les terroirs Djitoumou, Dionkaladougou, Markadougou, Tiakadougou, Diamadougou et Baguinéda) tous du ressort de la Justice de paix, à compétence étendue de Ouéléssébougou, ont exigé la libération, sans condition de leur représentant à l’Assemblée nationale, et les départs, sans délai, du juge Amadou Bocar TOURE et du chef de brigade, Dah DIARRA, de Ouéléssébougou.

De toutes les façons, les populations, les militants du RPM et sympathisants de l’honorable Bourama Tidiane TRAORE considèrent que l’arrestation et l’incarcération de leur représentant à l’AN est un affront qu’ils ne sauraient tolérer et gommer facilement.

C’est pourquoi, elles ont exigé, dès à présent, leur départ pur et simple de leur localité.

Pour rappel, c’est sur une plainte du juge Amadou B.TOURE que l’honorable Bourama Tidiane TRAORE a été arrêté par la gendarmerie de Ouéléssébougou, puis conduit au Camp I de la gendarmerie de Bamako, avant d’être placé sous mandat de dépôt, le jeudi dernier, par le juge du tribunal de la commune VI du district. En effet, le 25 novembre dernier, l’honorable s’est présenté au bureau du juge, aux environs de 18h30, pour s’enquérir des nouvelles d’une affaire foncière de sa localité (Banazolé) pendante devant le tribunal. Le député et le juge ne se sont pas compris et il y a eu coups de poings. Le juge a porté plainte et le député a été arrêté pour flagrant délit. Depuis lors, les deux institutions (judiciaire et parlementaire) ne semblent être sur la même longueur d’ondes. L’Assemblée nationale a arrêté toutes ses activités, depuis le jeudi 27 novembre, en attendant la libération de l’honorable.

Le désamour semble consommer entre, d’une part, le juge et la population, et, d’autre part, entre la population et le CB Dah DIARRA.

Par Hamidou TOGO

 




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