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samedi 22 juillet 2017
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Arrestation du député de Ouéléssebougou: l’honorable Harouna TRAORE appelle à la retenue

Depuis, Paris où il suit de très près l’actualité nationale, l’honorable Harouna Aboubacar TRAORE, élu dans la circonscription électorale de Bla s’est prononcé sur l’interpellation et la mise sous mandat de dépôt d’un de ses homologues, en la personne de l’honorable Bourama Tidiane TRAORE, suite à une altercation avec le juge de sa circonscription, à savoir Ouéléssébougou.

Ses premiers mots ont porté sur la tristesse qui l’anime en apprenant cet incident opposant un élu de la Nation et à un juge de paix à compétence étendue de la même circonscription et qui met de nouveau en branle toute la République. Il s’est dit d’autant plus peiné de la tournure que prend cet événement qui présente sous les traits d’un bras de fer entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire.

Sans connaitre ce problème dans ses moindres détails, qui tient en haleine tout le pays, depuis le mardi 25 novembre dernier, date de l’interpellation de l’honorable TRAORE de Ouéléssébougou, et sa mise sous mandat de dépôt, le jeudi 27 novembre, le député Harouna Aboubacar TRAORE salue le fait que l’Assemblée nationale a pris à bras le corps le problème qui concerne l’un de ses membres.

Ayant eu connaissance du communiqué publié par voie de média du Rassemblement pour le Mali (Rpm), le parti du député placé en détention, qui appelle à la sérénité, il n’a fait que s’en réjouir.

Il apprécie également l’appel à la retenue, lancé par les deux syndicats de la magistrature, à savoir le Syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le Syndicat libre de la magistrature (SYLIMA).

Le député Harouna Aboubacar TRAORE fait le constat que toutes les parties prenantes semblent résolument inscrites leurs actions dans une logique d’apaisement. Toutes choses qui sont conformes à nos valeurs sociétales de résolution pacifique des conflits pouvant naître à l’intérieur d’une communauté.

Pour lui, cette bonne disposition des uns et des autres est un atout majeur qu’il faut capitaliser pour arriver à une issue heureuse de la crise actuelle qui menace d’altérer les relations entre deux pouvoirs, le législatif et le judiciaire,  qui sont les piliers de la République, en plus du pouvoir exécutif.

Persuadé que la carte de l’apaisement prévaudra, avec la suspension de la détention et des poursuites engagées contre l’honorable Bourama Tidiane TRAORE, conformément à l’article 63 de notre Loi fondamentale, le député Harouna Aboubacar TRAORE espère que cet incident relèvera rapidement d’un très mauvais souvenir.

Pour le député élu à Bla, il faut à tout prix épargner au peuple malien, déjà passablement éprouvé par une crise multidimensionnelle, débutée en 2012, une escalade de cette affaire.

Il reconnaît que l’interpellation et mise sous mandat de dépôt dans un pays comme le nôtre, en voie de reconstruction,  est une décision suffisamment grave pour passer pour perte et profit, en ce sens qu’elles font planer une réelle menace sur les relations entre les pouvoirs, dont la coalition s’impose pour faire face aux ennemis communs de la nation.

Les pouvoirs législatifs et judiciaires ne peuvent pas être des ennemis, du fait même de leur prérogative respective ; l’un vote les lois, alors que l’autre veille à leur application correcte.

L’ennemi est ailleurs,  sous forme de nombreux défis à relever d’urgence, a souligné le député Harouna Aboubacar TRAORE.

Le danger, a rappelé le député élu à Bla, c’est la menace de partition du territoire national. Alors que les pourparlers inclusifs intermaliens sont butés à Alger sur les questions d’Azawad et de fédéralisme. Il juge périlleux d’ouvrir un autre front de discorde au Sud qui risquerait de détourner l’attention de l’essentiel : l’intégrité territoriale, l’unité nationale, la forme républicaine et laïque de l’Etat.

Les défis communs sont les problèmes de chômage des jeunes. Presque chaque famille à un jeune qui cherche un emploi, a-t-il fait savoir. L’ennemi, a-t-il poursuivi, c’est le panier de la ménagère qui est troué ; l’école dont il faut redorer le blason ; la santé ; l’eau ; l’hygiène… pour les populations

Pour terminer, l’honorable Harouna Aboubacar TRAORE a émis l’espoir que la sagesse prévale et le souci constant soit le « Mali d’abord ».

Propos recueillis par Bertin DAKOUO

 




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