Autonomisation de la femme et protection de l’enfant: les grandes actions de mme Sangaré Oumou Ba

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La semaine dernière, la ministre de la Proportion de la femme, de l’enfant et de la famille était sur les antennes de la télévision nationale (ORTM) à la faveur de la traditionnelle émission « action gouvernementale ». Cette émission donne l’opportunité à chaque ministre d’informer l’opinion nationale et internationale sur le bilan et les perspectives de son département. Le débat a porté sur la gestion des fonds dont dispose le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (MPFEF), dans le cadre de l’autonomisation de la femme et la protection de la petite enfance.

Le Financement des programmes d’activités génératrices de revenus, la dotation de plus de 30 villages en plate-forme multifonctionnelle, les fonds du MPFEF sont, selon Oumou Ba, une solution pour l’autonomisation économique et sociale des femmes qui évoluent dans le secteur informel. En effet, à travers le Fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et à l’épanouissement de l’Enfant (FAFE), lancé en 2015, le MPFEF a financé plus de 96 sur l’ensemble du territoire pour un montant de 400 millions de francs CFA, a fait savoir la ministre.
En 2016, le FAFE vise une diversification de ses activités en faveur des femmes rurales avec un budget de plus de 600 millions de francs CFA, sur une enveloppe d’un milliard de francs CFA. C’est pourquoi le département est actuellement en parfaite collaboration avec les associations et groupements de femmes dans les milieux ruraux pour s’enquérir des difficultés auxquelles la femme rurale est confrontée en vue d’en trouver des solutions idoines. À cet effet, il été donc conclu que le majeur défi à relever est celui de la précaire situation des femmes, à cause de l’absence des projets d’activités génératrices. Elle a rassuré que le département dispose des mécanismes pour pérenniser ces activités.
En plus du FAFE, un autre programme qui est en gestation viendra combler certaines imperfections, a-t-elle souligné. Il s’agit du projet plateforme multifonctionnelle érigée en programme national de lutte contre la pauvreté des femmes. Le programme en question cible 5000 villages avec un budget de 62 milliards FCFA. Le programme sera exécuté avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement. En plus de ces plateformes, le projet Karité va se poursuivre dans le cadre du renforcement des capacités des femmes évoluant dans le domaine de la chaine de valeur du karité, a rassuré Mme la ministre. D’ailleurs, il sera bientôt érigé en programme national de valorisation des filières porteuses comme facteur de développement de l’entrepreneuriat féminin et la lutte contre la pauvreté, notamment en milieu rural. Il bénéficiera d’un appui financier de la Banque africaine de Développement (BAD) pour un montant de plus de 2,7 milliards de FCFA.
Par ailleurs, dans le cadre de la protection et du droit de la femme, Mme Sangaré révèle que notre pays dispose de plusieurs instruments nationaux et internationaux pour la protection des droits des femmes. Mais l’arbre ne devant pas cacher la forêt, en dépit de la volonté politique affichée, les Maliennes continuent d’être victimes des pratiques culturelles et ancestrales notamment, l’excision, le mariage précoce. Tous ces phénomènes sont englobés dans la violence basée sur le genre. Mais Mme la ministre rassure : « aux grands maux, des grands remèdes. Face à la situation, notre pays travaille à renforcer sa politique judiciaire afin de traiter avec célérité les cas de violence basée sur le genre », a-t-elle dit
Des outils pertinents pour la protection de l’enfant
Pour le bien-être de l’enfant malien, Mme Sangaré rappelle que le département a élaboré et validé la Politique nationale de Promotion et de Protection de l’Enfant et son plan d’action 2015-2019. Pour l’élimination du mariage précoce, le département et ses partenaires ont élaboré une feuille de route nationale 2016-2017. Cette feuille de route définit toutes les stratégies de communication et des outils judiciaires pour renforcer la capacité des acteurs enfin de mener cette lutte à bon port. Elle a ensuite réitéré l’engagement de son département, engagé depuis plusieurs années, dans la lutte contre la pratique de l’excision et d’autres mutilations génitales féminines, à travers le programme national de lutte contre l’excision (PNLE).
« Nous travaillons quotidiennement pour la promotion, la protection des droits par la création d’un environnement juridique et intentionnel favorable au plein épanouissement de l’enfant », a expliqué Mme Sangaré Oumou Ba.
Comme projet en cours, il est important de signaler la mise en œuvre du programme national de prévention et de prise en charge des enfants associés aux forces et groupes armés. Il faut aussi noter le plaidoyer national pour l’enregistrement des enfants à la naissance et l’acquisition des actes de naissance pour les enfants nés pendant la crise dans les zones de conflits au Mali.
Rappelons que le parlement des enfants créé en 1996 est sous la tutelle du ministère. Aux dires de Mme Ba, l’épanouissement de l’enfant est fait à travers, les activités ludiques et d’expression : « Mon département est transversal. Il veillera partout où besoin sera pour la promotion et l’épanouissement de l’enfant. Les enfants de la rue et les enfants mendiants, bien que dépendant du ministère du Développement social, font partie de mes préoccupations pour leur bien-être », a précisé le ministre.

Par Christelle Koné

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