Autonomisation des adolescentes et jeunes femmes par l’éducation: le ministre Malick Alhousseini à Kidal

2

Le projet « Autonomisation des adolescentes et jeunes filles par l’Éducation », dont le protocole d’accord a été signé en août 2016, est au centre d’un atelier de trois jours (lundi, mardi et mercredi) qui a ouvert ses portes, hier lundi, à l’hôtel Salam de Bamako.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Kénékouo Barthélemy TOGO, en présence de M’Baranga Gassarabwé, adjointe du Chef de la MINUSMA et Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies.
Le projet pour lequel le ministère de l’Éducation nationale est en train réunir les conditions pour la mise en œuvre efficace et efficiente est financé par la Corée du Sud pour un montant de plus de 2 milliards de francs CFA sur une durée de 5 ans et vise quatre principaux objectifs.
Selon la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Mali, ce projet doit renforcer la qualité de l’éducation au profit des adolescents et des jeunes filles et s’inscrit dans la vision 2016-2020 de l’accès de tous à une éducation de qualité.
Les quatre objectifs du projet, selon le ministre TOGO, sont le renforcement de la qualité de l’éducation de base ; le renforcement de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, à l’hygiène de l’eau, et à l’assainissement ; le renforcement d’une meilleure prise de conscience de l’importance de l’égalité des genres et de l’éducation des adolescentes et des jeunes femmes par les décideurs et les communautés et enfin le renforcement de l’utilisation des données et des connaissances répondant aux préoccupations des adolescentes et des jeunes femmes en vue de leur autonomisation.
Il s’agit de faire en sorte que, par l’acquisition de connaissances et de capacités utiles, les adolescentes et les jeunes femmes soient plus autonomes, et participent activement à la vie publique, selon le ministre.
En effet, ces attentes légitimes sont mises à rude épreuve, selon lui, par les tendances négatives qui sont des obstacles à l’accès à l’éducation pour les jeunes filles et les adolescentes. Le patron du ministère de l’Éducation nationale a indexé à ce niveau des taux de scolarisation et d’alphabétisation faibles, la fréquence des mariages précoces, de leur exposition aux infections, leur accès limité à l’information, et leurs vulnérabilités physiques. Pour cela, le projet s’inscrit, a-t-il souligné, dans la vision de l’éducation à l’horizon 2030. Dans sa mise en œuvre, il conduira à la réalisation de l’Objectif de Développement durable (ODD) 4 qui vise à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».
Le projet est aussi, selon Barthélémy TOGO, participera à la réalisation de l’Objectif de Développement durable (ODD) 3 qui ambitionne de « permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge » ; de l’Objectif de Développement durable (ODD) 5 qui est visé pour « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » ; de l’Objectif de Développement durable (ODD) 6 dont l’ambition est de « garantir l’accès de tous à l’eau et l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau » ; de l’Objectif de Développement durable (ODD) 10 poursuivi pour « réduire les inégalités », et enfin, de l’Objectif de Développement durable (ODD) 17 poursuivi pour « Revitaliser le partenariat mondial au service du développement soutenable et renforcer les moyens de ce partenariat ».
Pour faire de chaque fille, de chaque adolescente et femme un potentiel d’agent du changement, dans notre pays, le ministre est convaincu qu’il convient de développer de nouvelles stratégies visant à garantir à chaque fille et à chaque femme le droit à l’éducation. Toute chose qui passe, non seulement, selon lui, par l’éducation des filles et des adolescentes, mais aussi de s’assurer qu’elles ont accès à une éducation de qualité susceptible de leur permettre d’accéder à des informations sur la santé sexuelle et reproductive, l’hygiène de l’eau, l’assainissement et la nutrition.
Le ministre a appelé à préserver les filles de la violence sous toutes ses formes : physique, verbale ou psychologique.

« Nous devons poursuivre et renforcer l’intégration de la problématique de l’autonomisation des jeunes filles et adolescentes dans nos politiques publiques de manière à mieux répondre à leurs besoins, et faire en sorte qu’elles deviennent des membres actives de leurs communautés », a-t-il conclu.
Par Sidi Dao

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *