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samedi 20 octobre 2018
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Baccalaureat 2018: deuxième meilleur score depuis 5 ans

C’était fort attendu ! Depuis hier, dans l’après-midi, les résultats du BAC 2018, tel un couperet, sont tombés. Comparaison faite avec le DEF 2018, qui a provoqué la ferveur des grands jours, les résultats du BAC de cette année ne suscitent pas un fort enthousiasme, tant le taux de réussite parait relativement faible. Pourtant, au regard des statistiques officielles, tel n’est pas le cas, d’autant plus que le taux de réussite du BAC 2018 est le second meilleur du genre, depuis 2013.

Le résultat du BAC 2018 est désormais connu avec ses statistiques implacables : 28,57% pour le BAC général, tandis que c’est 26,07% pour le BAC technique, pour un taux de réussite global de 28,22%. Point de doute, comparativement à l’année dernière, dont le taux global était de 32,64% (pour le BAC technique et le BAC général), les résultats du BAC 2018, eux, ont connu une relative chute. Surtout, si l’on analyse les résultats du DEF 2018, avec son fort taux de réussite ayant entrainé une nette euphorie chez les élèves, il est vraiment facile de remarquer que le BAC 2018 n’a pas causé, dans le milieu scolaire, un réel engouement.
Pourtant, ce n’est qu’en apparence que les choses se présentent ainsi d’autant que le BAC, en dépit d’un score peu attrayant, n’est pas le pire des examens connus, des derniers temps. Loin s’en faut : les statistiques du BAC 2018 le font passer d’ailleurs comme le meilleur résultat obtenu en la matière, depuis 2013, soit depuis six ans environ. En fait, seule la session de l’année dernière, avec un taux de 32,20 en BAC général, a fait mieux que cette année qui a réalisé un taux de réussite se 28,57% dans la même catégorie. Il est donc à constater qu’il y a eu une légère baisse du taux de réussite par rapport à cette année, même si, dans le même temps, les spécialistes, compte tenu de la marge réalisée sur les autres années, depuis six ans, estiment que le taux de réussite du BAC 2018 n’est pas le plus mauvais qu’il soit.
A l’évidence, selon des données officielles, si l’année dernière, le BAC a réussi à battre le score, depuis de longues années, c’est bien grâce à l’implication du président IBK qui a initié, dans le cadre du programme d’urgence présidentielle, des cours de rattrapage payés, sur toute l’étendue du territoire national, au cours desquels les élèves ont dû apprendre plus efficacement dans les diverses disciplines pédagogiques pour renforcer leurs capacités intrinsèques. Le manque de cours de soutien, pendant cette année scolaire, a dû considérablement affecter le niveau des élèves, selon de nombreux spécialistes de l’école, lesquels ont également redouté le non-respect du temps réel d’apprentissage comme étant des facteurs négatifs sur la performance scolaire.
En tout état de cause, selon des sources concordantes, il semble que le département de l’Éducation nationale, en faisant un diagnostic objectif sur les différents goulots d’étranglement répertoriés, çà et là, a mis le cap sur un ensemble de dispositifs pédagogiques dans le but justement de booster la performance scolaire dans les différents examens, surtout pour le cas du BAC qui donne, on le sait, aux scolaires la clef du savoir au niveau de toutes les universités, ici ou ailleurs, à travers le monde. D’un point de vue pédagogique, il n’est donc pas alarmant de voir le BAC 2018, tel qu’il se présente avec ses statistiques jugées faibles, en raison des mesures concrètes en projection au sein du département pour renforcer la capacité des élèves.
C’est d’ailleurs un signe positif, pour les mêmes avis, de constater que dans la foulée les statistiques du BAC 2018 se présentent comme les secondes meilleures, depuis 2013, l’année où les statistiques n’ont guère dépassé le taux de réussite de 13,03%. Un taux qui a connu une nette amélioration en 2014 avec 16,24 et qui a continué sa progression en 2015 avec 17,82% et 2016 avec 24, 33% avant de connaître le pic en 2017 avec des statistiques très flatteuses de 32,20%. L’ambition du ministère de l’Éducation nationale est donc de continuer à renforcer cette dynamique, en s’appuyant sur de nouveaux dispositifs pédagogiques et académiques pour permettre aux élèves de disposer de meilleures aptitudes pour mieux affronter le BAC, les prochaines années. En tout état de cause, l’école, comme il a été rappelé, a besoin de l’action consciente et responsable de ses acteurs pour devenir véritablement un espace d’épanouissement pour les jeunes scolaires.
Pour rappel,
Le ministre de l’Éducation nationale, le Pr Abinou Témé, a lancé dans la capitale du Kénédougougou, les épreuves du baccalauréat 2018, le 18 juin dernier. Cette année, le Bac a concerné en tout 114 741 candidats, au titre du bac technique et celui général, contre 112 115 candidats en 2017.

Par Sidi Dao




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