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lundi 24 janvier 2022
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Banques: le SYNABEF dans le viseur des clients

Après 72 heurs de grève la semaine dernière, le Syndicat national des banques et établissements financiers ( SYNABEF) a reconduit son mot d’ordre de grève pour trois jours à partir de ce lundi 1er novembre 2021. Pour beaucoup de Maliens il s’agit de la grève de trop déclenchée par le SYNABEF.

« Les syndicalistes des banques nous déragent », « C’est inadmissible que quelques individus au nom de leurs intérêts personnels prennent en otage notre argent », « L’État doit prendre ses responsabilités face à ses syndicalistes des banques parce que nous ne demandons qu’à accéder à notre argent »., tels sont les messages de certains usagers et clients des banques publiés depuis l’annonce de la reconduction de la grève du SYNABEF.
En effet, malgré la main tendue de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), les responsables du SYNABEF ont décidé d’adopter une position radicale en maintenant leur mot de grève à tel point que beaucoup de Maliens se demandent si cette grève n’a pas d’autres motivations, qui n’ont rien de professionnel.
Difficile de comprendre comment le SYNABEF continue à demander la démission du directeur général de la Banque de développement du Mali (BDMA-SA) dont le comité syndical même s’est désolidarisé du mot d’ordre de grève et poursuit normalement le travail depuis la semaine dernière.
Pour certains, le contexte est très mal choisi puisque la grève est planifiée à la veille de la rentée des classes. Un moment pas anodin, parce que l’objectif visé pour ces syndicalistes est de faire mal aux clients.
Sinon pourquoi attendre la veille de la rentrée des classes, s’interroge KONE Bintou KOKAINA. Sur un ton de colère, elle s’insurge : « On n’acceptera jamais vos excuses ».
Pour elle, au-delà d’un seul mot de grève, c’est l’avenir des enfants qui est en jeu.
Comme elle, Sambigue BA déplore le service minimum prévu par la loi. Dans tous les cas, la grève aggrave la situation des Maliens qui vivent déjà un moment difficile.
Ibrahima KEBE, quant à lui, estime que les responsables du Syndicat des travailleurs des banques sont en train de mener une lutte purement politique. Pour cela, il affirme qu’il ne pardonnera jamais à Hamadoun BA pour le tort subi.
De son côté, Abdoulaye Brigadie DIALlO, tempête : « C’est normal de faire la grève pour demander de meilleurs conditions de travail, mais faire la grève pour demander le départ d’un cadre d’une institution financière, pour moi c’est trop demander, disons la vérité ».
Puis, il ajoute que les syndicalistes ne doivent pas perdre de vue leur responsabilité vis-à-vis des clients. Pour lui, il n’y a pas de banque sans client. Et pour illustrer, une banque sans client est comme une maison sans époux qui tôt ou tard va disparaître. « Vive le syndicalisme dans le plus grand respect de ses règlements », a-t-il insisté.
D’autres pensent également que c’est vraiment décevant cette attitude du syndicat des banques qui prennent en otage leurs clients en cette période de fin de mois où les salariés ont besoin de leur argent. Il est impérieux, pour beaucoup, de revoir cette politique bancaire, car elle est vulgaire.




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